La nature aime à recevoir les respects et les honneurs
La grâce renvoie fidèlement à Dieu tout honneur et toute gloire.
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(). La nature craint la confusion et le mépris.
La grâce se rcjoml de soiiffrir des outrages pour le nom de Jésus. (Ac[. o, 41 . ) \l^
7. La nature aime l'oisiveté et le repos du corps : mais la grâce ne peut être oisive , et embrasse avec joie le tiavail.
8. La nature recherche les choses curieuses et belles , el abhorre les viles et les grossières,
1^ Mais la grâce se complaît dans les choses simples et humbles; elle ne dédaigne pas ce qu'il y a de plus rude , et ne refuse point les 4.; vétemens grossiers.
9. La natuie regarde aux choses temporelles, elle se réjouit d'un gain terrestre, s'afflige d'une Inerte, et s'irrite d'un léger mot d'injure.
Mais la grâce aspire aux biens éternels, et ne s'attache point à ceux du temps ; elle ne se trouble d'aucune perte , et ne s'offense point des paroles les plus dures , parce qu'elle a mis son trésor et sa joie dans le ciel , où rien ne périt.
dO. La nature est avide et reçoit plus volontiers qu'elle ne donne ; elle aime ce qui lui est propre et paiticulier.
Mais la grâce est miséricordieuse et ne se réserve rien; elle ne veut rien en propre, se contente de peu, et juge (juil est plus heureux de donner que de recevoir. (Act. , 20 , 55. )
H. La natin-e se porte vers les ci'éatnres.
OE jKsus-cnRisr. 539
vers sa propre chair , vers les vanités et la dissipation.
Mais la çfvace attire à Dieu et à la vertu , renonce aux créatures , fuit le monde , hait les» désirs delà chair, ne se répand point au-dehors , et roufjitde paraître en public.
12. La nature se réjouit d'avoir quelque consolation extérieure qui flatte le penchant des sens.
Mais la grâce cherche à se consoler en Dieu seul, et à mettre sa joie dans le souverain bien, par-dessus toutes les choses visibles.
13. La nature agit en tout pour son profit et son avantage particulier; elle ne sait rien foire gratuitement; mais en obligeant, elle espère obtenir quelque chose d'égal ou de meilleur, des foveurs ou des louanges; elle veut qu'on
l tienne pour beaucoup tout ce qu'elle foit et tout V, ce qu'elle donne.
i jMais la grâce ne veut rien de temporel ; elle ^ ne demande d'autre récompense que Dieu seul , ' et ne désire des choses nécessaires du temps '3 Que ce qui peut lui servir pour acquéiir les biens £j| éternels.