‹ L'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie (volume 2)Chapitre 21 sur 21 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

TRADITION GÉNÉRALE DE LA SAINTETÉ PARFAITE, PERPÉTUELLE ET INDÉFINIE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE.

La tradition générale et perpétuelle de la sainteté indéfinie de la Mère de Dieu a été mise récemment dans un grand jour. — Elle implique la prérogative de l’immaculée Conception. — Nous allons le prouver. — Art. i. De l’origine de cette tradition générale. — Elle remonte aux apôtres, elle a traversé tous les siècles. — Art. ii. Points de doctrine consacrés par cette tradition. — En Marie tout est prodige, tout est miracle.— § i. Points de doctrine relatifs à l’origine de Marie. — La Mère de Dieu prédestinée à la sainteté, lorsque Dieu décréta de toute éternité le mystère de l’Incarnation. — Dieu la choisit lui-même ; — la créa lui-même; — la fit digne de lui. — C’est la cité sainte; ses fondements sont saints, elle est bâtie sur les montagnes saintes. — L’origine de Marie est sans cesse comparée à l’origine du Verbe éternel, qui sortit de la bouche de Dieu. — Par son origine Marie est un prodige. — § il Points de doctrine relatifs â la sainteté parfaite, perpétuelle, indéfinie de la Mère de Dieu. — L’idée de la Mère de Dieu et l’idée de pécheresse s’excluent dans la pensée de l’Eglise. — Eloquence des SS. Pères pour éloigner de Marie toute

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idée de tache, de souillure, d’imperfection spirituelle. — Efforts pour exprimer sa parfaite sainteté. — Son nom de Sainte Vierge, de Sainte Marie, prouve quelle est sainte par excellence. — Marie a été comparée a la rose, au lis et à d’autres symboles naturels de la pureté, de l’innocence et de la sainteté, tels que la colombe, l’agneau, la brebis. — Marie a été comparée aussi aux objets les plus saints du culte hébraïque, tels que le temple, le sanctuaire, le tabernacle, la table des pains de proposition, l’arche du Testament, etc ; — puis, au paradis terrestre avant la chute, au ciel, au trône de Dieu. — Marie a été déclarée supérieure en sainteté à toutes les créatures intellectuelles, aux Anges, aux Séraphins et aux Chérubins. — Les Pères ont dit que Marie occppe le second rang avec la divinité qui occupe le premier ; — qu'il n’y a pas de milieu entre elle et son Fils ; — qu’elle est parente de Dieu, fille de Dieu ; une espèce de divinité terrestre. — Une sainteté aussi éminente et aussi parfaite renferme évidemment le privilège de l’immaculée Conception. — Art. iii. Quelques témoins remarquables de la tradition générale, même parmi ceux qui ont nié la prérogative de Marie. — S. Méthode, S. Ephrem, S. Jean Damascène, S. Anselme, S. Bernard, S. Thomas d’Acquin. — Art. iv. Conséquences de la tradition générale. — Elle a suffi aux défenseurs de l’immaculée Conception pour soutenir leur opinion; — elle explique leur assurance et leurs succès. — La vérité était sensiblement de leur côté. — L’événement les justifie. 341

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