CHAPITRE IX
TRADITION GÉNÉRALE DE LA SAINTETÉ PARFAITE, PERPÉTUELLE ET INDÉFINIE DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE.
La tradition générale et perpétuelle de la sainteté indéfinie de la Mère de Dieu a été mise récemment dans un grand jour. — Elle implique la prérogative de l’immaculée Conception. — Nous allons le prouver. — Art. i. De l’origine de cette tradition générale. — Elle remonte aux apôtres, elle a traversé tous les siècles. — Art. ii. Points de doctrine consacrés par cette tradition. — En Marie tout est prodige, tout est miracle.— § i. Points de doctrine relatifs à l’origine de Marie. — La Mère de Dieu prédestinée à la sainteté, lorsque Dieu décréta de toute éternité le mystère de l’Incarnation. — Dieu la choisit lui-même ; — la créa lui-même; — la fit digne de lui. — C’est la cité sainte; ses fondements sont saints, elle est bâtie sur les montagnes saintes. — L’origine de Marie est sans cesse comparée à l’origine du Verbe éternel, qui sortit de la bouche de Dieu. — Par son origine Marie est un prodige. — § il Points de doctrine relatifs â la sainteté parfaite, perpétuelle, indéfinie de la Mère de Dieu. — L’idée de la Mère de Dieu et l’idée de pécheresse s’excluent dans la pensée de l’Eglise. — Eloquence des SS. Pères pour éloigner de Marie toute
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idée de tache, de souillure, d’imperfection spirituelle. — Efforts pour exprimer sa parfaite sainteté. — Son nom de Sainte Vierge, de Sainte Marie, prouve quelle est sainte par excellence. — Marie a été comparée a la rose, au lis et à d’autres symboles naturels de la pureté, de l’innocence et de la sainteté, tels que la colombe, l’agneau, la brebis. — Marie a été comparée aussi aux objets les plus saints du culte hébraïque, tels que le temple, le sanctuaire, le tabernacle, la table des pains de proposition, l’arche du Testament, etc ; — puis, au paradis terrestre avant la chute, au ciel, au trône de Dieu. — Marie a été déclarée supérieure en sainteté à toutes les créatures intellectuelles, aux Anges, aux Séraphins et aux Chérubins. — Les Pères ont dit que Marie occppe le second rang avec la divinité qui occupe le premier ; — qu'il n’y a pas de milieu entre elle et son Fils ; — qu’elle est parente de Dieu, fille de Dieu ; une espèce de divinité terrestre. — Une sainteté aussi éminente et aussi parfaite renferme évidemment le privilège de l’immaculée Conception. — Art. iii. Quelques témoins remarquables de la tradition générale, même parmi ceux qui ont nié la prérogative de Marie. — S. Méthode, S. Ephrem, S. Jean Damascène, S. Anselme, S. Bernard, S. Thomas d’Acquin. — Art. iv. Conséquences de la tradition générale. — Elle a suffi aux défenseurs de l’immaculée Conception pour soutenir leur opinion; — elle explique leur assurance et leurs succès. — La vérité était sensiblement de leur côté. — L’événement les justifie. 341