SOPHRONIUS, PATRIARCHE DE JÉRUSALEM, VERS
Dans une homélie sur l’annonciation de la sainte Vierge , Sophronius interprète en ces termes la salutation angélique :
« Ne craignez rien, ô Marie, car vous avez trouvé devant dieu une grâce immortelle ;... une grâce complète (entière)... une grâce perpétuelle... une grâce que nulle femme n’a trouvée ; une grâce que personne n’a reçue.
DE LA SAINTE VIERGE MARIE
Avant vous beaucoup de saints ont existé, mais aucun, hormis vous, n’a été rempli de grâces. Hormis vous personne n’a été béatifié, sanctifié, exalté, purifié par anti¬
cipation... Vous surpassez tous les dons que Dieu a jamais accordés à ses créatures (1). »
Marie a reçu une grâce perpétuelle, éternelle ! Elle a été sanctifiée, béatifiée, purifiée par anticipation (præpurificata) ; avant qu’elle existât la grâce l’attendait ; elle lui a été appliquée avec l’existence. Et comment Marie n’aurait-elle pas été douée de la grâce, elle qui surpasse les dons célestes , elle qui, aux yeux de Dieu, est plus que la grâce ?