INACCESSIBLE A TOUTE SOUILLURE QUELCONQUE. FLEUR QUI NE
se fane jamais, lis dune blancheur éclatante ! pourpre tissue de la MAIN de dieu... seule tout à fait immaculée (i). »
Dans ces remarquables paroles saint Ephrem célèbre en Marie une sainteté parfaite, universelle, naturelle, c’est-à-dire originelle, et perpétuelle. Si Marie est belle par nature de la beauté de la grâce, sa sainteté est donc contemporaine de sa nature, elle a commencé à sa création. Si Marie est une fleur spirituelle immar cessible, qui ne peut se faner jamais, elle a donc toujours été sainte. Si elle est tout entière, tout à fait comblée des bénédictions de Dieu, la malédiction n’a donc pu obscurcir son origine : Marie n’a donc pas été pécheresse au moment de sa création.
C’est dans le même sens que saint Ephrem appelle
(1) « Domina mea, sanctissima Dei genitrix et gratia plena, Mater Dei benedictissima, Deo gratissima Deipara, vas divinitalis unigeniti Filii tui... tota para, iota immaculata , tota illibata , tota impolluta, tota irreprehensibilis, tota laudabilis, tota incorrupta , tota beatissima , tota inviol ata... Virgo anima et corpore et mente... miraculumincomprehensibile... vestis immaculata ejus qui induit lucem sicut vestimentum... Mons Dei, tuons sanctus in quo beneplacitum est Deo habitare in eo... radix sancta Jesse... Civitas Dei,Pulchra natura, et omni pollutioni inaccessa ! (Ü'pcda tv; cpuaei xat àuwgou Travro; àv£7rt^£xro; !) Flos immar cessibilis... Purpura a Deo contexta , sola immaculatissima. » Oral, ad Deip. t. m. p. 528-532.
DE LA SAINTE VIERGE MARIE
Marie une vierge tout à fait comblée de bénédictions célestes (i). Par cette expression il déclare que l’empire de la grâce sur Marie a été perpétuel, croyance qu’il professe encore lorsqu’il compare l’innocence et la sainteté de Marie à celle de notre première mère Eve avant sa chute. « Deux femmes, dit-il, ont été célèbres 'par leur simplicité et leur innocence , Marie et Eve ; l’une a été la cause de notre salut, et l’autre de notre perte (2). »
L’innocence par laquelle Eve fut célèbre est l’innocence originelle : c’est donc l’innocence originelle que saint Ephrem admire ici en Marie.