XL INTRODUCTION
â Rome, Gaguin y négocia aussi la fusion des Trinitaires avec les Frères Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il signa lacté d'union avec Phil. Cluys, bailli de Morée, et Guillaume Caoursin, vice-chancelier, tous deux députés par le grand-maître de Rhodes (i); mais ce projet n'eut pas de suite. En 1489 il était ambassadeur à Londres, pour conclure un traité d'alliance entre les rois de France et d'Angleterre (Du Boulay, Hist. Universitatis, tome V); il y retourna en 149 1, et l'année suivante il se trouvait à Heidelberg, mêlé peut-être aux négociations épineuses qui suivirent le renvoi par Charles VIII à Maximilien, de Marguerite d'Autriche, à laquelle il avait été fiancé étant Dauphin. Dans une lettre qui semble avoir le caractère d'une missive diplomatique, adressée au théologien Jacques Wimpheling, de Spure (Epist. LXXVII), il fait l'historique, au point de vue Français, de ces noces imposées à Charles Vil I, et établit la légitimité de la répudiation. La guerre qui faillit en résulter entre la France et la maison d'Autriche ayant été heureusement évitée, Robert Gaguin célébra cet événement par une pièce de vers que nous avons traduite (2).
Son activité comme ministre général des Mathurins ne fut pas moindre, ainsi qu'en témoignent ses voyages, ses séjours dans les diverses provinces de l'Ordre, dont quelques-unes de ses lettres sont datées, ses requêtes au roi de Portugal, à la reine
(i) Histoire des Ordres monastiques, tome 'II, p. 317. (2) V. TAppendice.