‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 26 sur 64 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

lès mœurs de la Cour d'à-présent, où Ton ne daigne même pas écouter à leur retour les ambassadeurs envoyés pour chose d'importance. Depuis ce jour-là, rentré chez moi, je suis au lit, martyrisé par la goutte, qui me semble être le seul salaire que j'aie gagné de mes fatigues. Que d'autres, à qui la Fortune est propice, se fassent courtisans : j'ai plus qu'assez d'embarras à m'occuper des affaires de mon Ordre (i). » Gaguin se tint parole tant que vécut Louis XI ; mais, malgré cette déconvenue, il accepta d'Anne de Beau jeu, régente, d'être envoyé comme ambassadeur à Rome, puis à Florence, en i486, pour soutenir les intérêts de René de Lorraine, le vaillant capitaine qui avait tenu tête à Charles-le-Téméraire, contre Ferdinand, roi de Naples. Sa harangue Latine aux Florentins figure dans le recueil des Epistola^ Oratîones. Se trouvant

(i) Digrediens à tua prastantia nudiusquartus, regem conveni, vix cuUculo egressum. Rogavi veîîet qiue de Germania legatione reîiqua erant me referre, Is cum antea inter cuhicularios îepide nonnuïla îocutus esset, ad meam rogatiunculam coniicuit, visusque est paululum subtrisiari, Nuîîum enim verhum respondit, sed tnox humi prostratus pro suo more oravit, atque confestim ad Ceîesiinorum adem profectus est, Itaque veritus sum ojffensum eum esse, quasi minus opportune advenissem, Nec minus prasentis Curûe mores sum miratus, qua missos in rem seriam oratores non curetaudire rêver- SOS. Ab eo diôj domum adveniens, decuhui cruciatus articulari morbo, qui mihi ad salarium omnium lahorum videtur esse comlxiratus. 'Sint alii curiales quibus Foriuna amica est ; cura supersaiis îmbeo met Ordinis rébus ministrari.,, »

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