‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 30 sur 64 · INTRODUCTION XLIII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLIII

pas le cas de faire cette remarque, les relations d'amitié qui unissaient Trechsel et Josse Bade à Gaguin, s'opposant à ce qu'on voie dans l'édition de Lyon une contrefaçon de celle de Paris. Il résulte tout au contraire de ses Lettres, notamment de la LII% adressée à l'évêque de Maçon (i), que fort mécontent de l'édition Parisienne, pleine de fautes grossières et dune déplorable exécution typographique, il en avait fait faire une autre â Lyon, qu'il lui envoyait de préférence. Quant à celle de 1495, Gaguin en disait qu'il voudrait bien tenir dans sa chambre les cinq cents exemplaires qui en avaient été tirés, pour les détruire; s'il y réussit en tout ou partie, ce doit être la raison pour laquelle on la rencontre si peu communément.

L'ouvrage a été fréquemment réimprimé après la mort de l'auteur : 1504, in-fol., 15 11, 15 14, in-S®, et 1521 sous ce titre : Annales rerum Gallicarum, seu Compendium usque ad annum ij^^^ cutn Suppletnento Huherti Velleii Senaiorii advocati usque ad annum IJ20 (Parisiis, Viard, in-40). Cette édition est précédée de pièces importantes : une Lettre de Robert Gaguin, datée du 31 octobre 1495 et adressée à Pierre Bury, son ami, chanoine d'Amiens : elle sert d'Épître dédicatoire; une Lettre d'Érasme à Robert Gaguin, où Érasme fait le plus grand éloge de l'historien et de son ouvrage ; une Préface de Benoit Monterat sur les mérites des Annales; une dédicace de Hubertus Velleius â François Pon-

(i) Nous la traduisons un peu plus loin.

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