INTRODUCTION LIX
quelquefois en contradiction avec lui-même. Après avoir blâmé dans un de ses ouvrages la manière d'écrire de Gaguin, il soutient ailleurs que le style de son ami a toute la majesté de l'élocution Romaine, et l'accable de louanges sur l'ordre et la fidélité de son Histoire. Voici comment il finit ce témoignage flatteur :
IHe Rohertus
Exaquat sermone solulo
Stemmata Francorum et decus et fera pralia Regum,
Jam nihil est quod Gaîlia doclos
Invideat Latio : suus ipse contigit àlter
LiviuSf ac Salîustius àlter (^i).
» On peut ajouter à ces louanges la manière favorable dont M. Legendre parle de Gaguin, quoiqu'il passe condamnation sur les fables que ce Moine rapporte. « Son Histoire, » dit-il, « fait plai-
rateur des Odes d'Hermann, et engageant celui-ci à les publier, il se défiait cependant de son propre jugement, il ajoute : « Mais du moment que Robert Gaguin, en qui la France, en un seul homme, glorifie à bon droit le père des lettres, le prélat, le grand citoyen, approuvait hautement les poèmes de mon cher Guillaume, et m'exhortait à leur faire voir le jour, j'ai facilement acquiescé à son opinion. Ope n'estimerais-je pas, en effet, devoir accorder au caractère et à la science d'un tel homme? »
(i) Ce grand Robert
Illustre en simple prose La race des Francs, la gloire et les rudes guerres des Rois.
Plus n'est besoin que maintenant la Gaule
Envie au Latium ses savants : à lui seul le sien est un autre
Tite-Live, et un autre Salluste.