‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 37 sur 64 · L INTRODUCTION · texte numérisé non relu

L INTRODUCTION

sir à lire ; elle n'est ni longue ni courte; l'auteur narre agréablement, il n'omet rien de remarquable et parle sans déguisement des choses de son temps. » Enfin je joindrai à ce jugement l'éloge qu'on trouve de Gaguin dans la Vie du Cardinal d'Amhoise, du même M, Legendre. « Il y avait, » dit cet auteur, « à la cour de Louis XII, deux Flamands devenus Français par les biens qu'ils y avaient reçus et par les établissements qu'on leur avait donnés en France ; tous deux hommes de mérite, qui avaient été employés, qui méritaient de l'être et qui avaient réussi en des manèges difficiles. Ces deux Flamands étaient Philippe de Comines et Robert Gaguin. Ce dernier avait étudié peu en Théologie, beaucoup en Droit, et était monté par degré autant que par ses intrigues au Généralat de son Ordre. Ce Religieux, né bel esprit, se sentant une forte envie de se produire à la Cour, et des dispositions à s'y faire considérer, s'était défait de bonne heure de cet air rustre et revéche que Ton contracte d'ordinaire dans les disputes de l'école, mauvaise habitude qui rend peu propres aux affaires les savants de profession, quand ils ont principalement, comme il arrive quelquefois, plus de lecture que de bon sens. Ce général des Mathurins était un savant poli, également docte et habile, qui fut chargé plus d'une fois de négociations importantes. Le Cardinal d'Amhoise voyait souvent Gaguin et Philippe de Comines, et ce ne fut pas sans fruit, car le commerce qu'il eut avec ces deux habiles politiques lui donna une connaissance aussi exacte que détaillée du dedans et du

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