‹ L'immaculée conception de la vierge Marie: poème de Robert GaguinChapitre 60 sur 64 · SUR LA PAIX CONCLUE AVEC MAXIMILIEN · texte numérisé non relu

SUR LA PAIX CONCLUE AVEC MAXIMILIEN

Maintenant, quoique en frémisse dans ses mers le léopard,

Nul ne pourra, farouche, séparer les Belges des Celtes.

Qu'il veuille combattre les Gètes ou marcher yers Gadès,

Ses ennemis écartés^ le Français partout ira triomphant.

Apportez, prêtres, l'encens fumant sur les autels

Et que votre joyeux chœur ne retienne pas ses chants ;

Et toi, fort aux combats, ne rougis pas de déposer le fer :

La paix est plus douce, gagnée par un traité que par les armes.

Vous, citoyens, dansez joyeux des rondes.

Et qu'autour des feux s'ébatte une foule décente.

Les astres nous promettent des siècles de tranquillité.

Pour que de sa, corne pleine l'Abondance verse les richesses.

S'il est quelque méchant qui, fronçant le sourcil, insulte

A l'allégresse publique et interdise nos réjouissances.

Que dans un obscur cachot plein de ténèbres

Il aille croupir, et languisse, misérable, sur le sol nu.

REVERENDO PATRI DOMINO MILONI D*ILLIERS,

CARNUTENSI EPISCOPO

PSITTACUS LOaUITUR

Psittacus advenio, peregrini munus amici.

Mente carens aies, sed bonus eloqiiio.

Cum dominum muto, parvo siim tempore mutus,

Donec àondiscam patria verba loqui.

Accipe me tecto, cavea vel conde tenaci :

Firma mihifuerit lignea nulla casa.

Ibo cornes tecum, teciim versabor ut hospes,

Aut farre aut nucibus me, bone prœsul, aies; Lardum non spernam, nec quas lixaverit ignis

Carnes : perparvo vivere cuncta queunt.

DE BACULO GAGUINI

Miraris nixum baculo reptare Gaguinum, Cui pes non pigrior Hercule nuper erat.

Cura, labor, morbus, simul et variabilis œtas Viribus enervem destituere senem.

Sic solet annosa flbris arentibus arbor Adniti furcœ, ne violata ruât.

Page 1