ÉLOGE DE L'IMPRIMERIE
Chaque fois, ami Lecteur, que tu prendras en main ces livres,
Aussi souvent tu chériras le travail des ouvriers.
Ce qu'à peine par année pouvait écrire une main rapide,
En un mois l'art le produit, et pas une sordide tache ne reste au livre.
Il était jadis plus long de rayer d*une plume le papier,
Qpe maintenant d'imprimer tout un gros volume :
L'heureuse Allemagne doua le monde de cette invention.
Noble expression de son art et de son génie.
A FAUSTO ANDRELINI, POÈTE LAURÉAT
Fausto, père du mètre,^ qui dis en tout rythme ce que tu veux.
Pardonne, si j'ose avec toi tendre la lyre.
Je n'ai pas appris de Phœbus à manier l'archet,
La Gaule Belge ne m'enseigna que de rauques mélodies.
Tu vins en France, et nous t'applaudissons d'être venu,
Pour que plus élégamment résonnât chez nous la langue Latine;
Nous espérons que les jeunes, toi pour guide, visiteront les Muses
Et se baigneront dans les ruisseaux sacrés des Piérides.
Poursuis, poète, je t'en prie, et dédaigne les médisants,
Tu emporteras de France, Fausto, une gloire éternelle;
DE PAGE INITA CUM MAXIMILIANO
Ntillus erit posthac, quamvis fremat cequore pardiis,
A Celtis Belgas qui férus eripiat, Omnia sive Getas, seu mallit quœrere Gades,
Hostibus amotis Francus adihit ovans.
Ferte, sacerdotes, fumantia thura per aras,
Nec sileat vesier cantica lœta chorus.
Nec te, bellipotenSi pudeat deponere ferrum :
. Gratior est armis fœdere pacta quies.
Et vos, o cives, lœti celebrate choreas,
Atque ignés circum tiirba modesta sonet.
Sydera tranquillam promittunt spécula nobis,
Ut pleno cornu Copia fundat opes.
Publica si quisquam rugata fronte malignus
Gaudia subsannet, nec fer at essejocos, Ille subobscuro tenebrarum carcere totus
Sordeaty et nuda làngueat œger humo.