‹ L'Immaculée Conception: histoire d'un dogmeChapitre 52 sur 78 · LETTRE ENCYCLICÎUE L.^TITI^ SANCT · texte numérisé non relu

LETTRE ENCYCLICÎUE L.^TITI^ SANCT

A T"L'S LES EVKOCKa OC MONDE CATHOLIQUE S»H LE ROSAIRE BE !l (8 SEPTEMBRE IH93)

Vénérables Frères . Salut et Bénédiction apostolique.

A la joie sainte que nous r causée l'heureux accomplissement de la cinquantième année qui s'est écouk^e depuis notre consécration épiscopale, s'est ajoutée une source de bonheur très vif ; c'est que nous avons vu les catholiques de toutes les nations, comme des Ois envers leur père, s'unir dans une imposante manifestation de leur foi et de leur amour envers Nous.

Xous reconnaissons en ce fait, et Nous le proclamons avec une reconnaissance toujours nouvelle , un dessein de la Providence de Dieu, une marque de sa supri^me bienveillance envers Nous-mênie, un grand avantage pour son Eglise, Notre cœur ne désire pas moins combler de louange , pour ce bienfait , Notre très douce auxiliatrice auprès de Dieu, son auguste Mère. L'amour tout particulier de Marie, que nous avons vu se manifester de mainte façon dans le cours de notre carrière si longue et si variée, luit chaque jour plus clairement devant Nos yeux, et, touchant Notre cœur avec une suavité très vive. Nous confirme dans une confiance qui n'est pas de la terre.

Il Nous semble entendre la voix même de la Reine du ciel, tantôt Nous encourageant avec bonté au milieu des épreuves cruelles que traverse l'Eglise, tantôt nous aidant de ses conseils dans les mesures que Nous devons prendre pour le salut commun, tantôt enfin nous avertissant de ranimer la piété et le culte de toutes les vertus parmi le peuple chrétien. Plusieurs fois déjà, ce Nous a été une douce obligation de répondre à de tels souhaits.

Au nombre des fruits béais qui, grâce à son secours,

APPENDICES ET PIÈCES JUSTIFIGATIp

ont suivi Nos exhortations, il est juste dé

profit la religion a tiré de la propagation \

Rosaire. Des confréries de pieux fidèles ont éit

là fondées ; de savants écrits ont été répandu.

parmi le peuple ; les beaux- arts eux-mêmes

fourni des objets précieux. '^— **-»*-i*— ^-.^-.uii.

Mais maintenant, comme si nous entendions la voix pressante de cette Mère très attentive nous répéter : Clama, ne cesses; Nous voulons vous entretenir de nouveau, Vénérables Frères, du Rosaire de Marie, au moment où commence ce mois d'octobre, que Nous ayons voulu consacrer à la Reine du ciel et à cette dévotion du Rosaire qui lui est si agréable , accordant à cette occasion aux fidèles la faveur des saintes indulgences.

Une dernière et dixième encyclique sur le même sujet, non moins vive et enflammée que les autres, a paru en septembre 1897 sous le titre de Augustissimse Virginis.

Elle recommande avec de nouvelles instances l'exercice du rosaire, et consacre derechef à Marie octobre, le mois des fruits, comme l'Eglise lui a consacré mai, le mois des fleurs.

Nous avons offert des fleurs à cette divine Mère au mois de mai , et maintenant nous voudrions qu'octobre , le mois des fruits, fût employé par tous à Thonorer avec une piété et une affection très particulières. Il convient en effet que ces deux saisons soient consacrées à celle qui a dit d'elle-même : « Mes fleurs sont les fruits d'honneur et de vertu. » (Eccli. xxiv, 23.)

Nous concevons Tespoir très vif que les louanges et les prières du rosaire seront très puissantes si, sortant des lèvres et du cœur d'une grande multitude, elles ne se taisent jamais, et si jour et nuit, alternativement, ^

dans les diverses régions du globe, le concerl continu des voix qui prient s'harmonise avec la méditation des choses divines.

Cette continuité de supplications et de louanges a été désignée, il y a de nombreux siècles, par ces paroles divines adressées à Judith, dans un cantique d'Osias : * Tu es bénie par le Dieu Très-Haut par-dessus toutes les Femmes qui sont sur la terre; car il a aujourd'hui tellement gloriiié ton nom, que ta louange ne s'arrêtera plue sur les lèvres des hommes, n Et tout le peuple d'israi.-! acclamait ces paroles en s* écriant : <t Que cela soit î Que cela soit ! fi

s Tant que luira pour nous la lumière du jour , dit Léon Xin, et cette dernière période de notre vie ne saurait être longue , nous redirons à tous nos frcres en Jésus-Christ, et k chacun d'eux en particulier, la dernière parole qu'il nous laissa du haut de la croix, comme - son testament : Voici votre Mère, s

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