I.ECTro V
In his illud prie ccterls memoralu dignum, quod A)plionso ItatisboniL- lïoma? contigil decîmo tertio kalcndas fcbruarii an.no nùllcsimo octingentestmo quadrag;esima secundo, legitimo ecclesiastîca.- auctoritatis testimonio comprobatum. Argenloralï judaicis ortus parentibus, in Orientem lier facïens Alpbonsus Roma? substiterat. Ubi quum amicitîam cum nobili viro, ex ha-resi ad catliolîca sacra conversa, JLUxisset; is, adolescentiis miseratus vicem, oinni ope contcndit ut illum ad veram Chrisli religionem traduceret. Niliil tamen verbis profectum; unum hoc impetratum, ut hebrreus homo sacrum Deiparte Numisma e collo pendens deferret, Preces intérim pro eo ad Virginem Immaculatam adhibebantur. Nec diu Vii^o exorata auxilium conferre distulit. Nam, quum Alphonsus templum sancti AndreH- in Vito Nemorensi, vulgo dclle Fratle, fortuitu sub nieridieni esset ingressus, repente ilii redes obscurari visa, una excepta Archangeli Michaelis cella, undc vividior conlry lux emicabat. Eo dura, horrore correptus, advertit oculos, ecce illî beata Virgo Maria consptciendam se preebet vultu mitissimo , eoque babitu quo in sacro Numismate refertur. Cselesti visu subito immutari Alphonsus; tum lacrymis perfusus judaicam abhorrere perfidiam, et catholicam religionem, quam paulo ante detestabatur, veram profiteri totoque pectore amplecti. Christîana dogmata edoctus, paucis post diebus, communi urbis lîetitia, sacro baptismate lustratus est.
LECTIO VI
Tantœ igitur plentissimee Matris per sacrum Numisma potentiic ac llberalitatis ut memoria recoleretur, simulque christianarum gentium erga Immaculatam ejusdem Virginis Conceptionem religio ampliores baberet auctus, censuit Apostolica Sedes, quod dudum ab ea pro sacratissîmo Rosario et carmelitico Scapulari concessum fuerat, Manifestationem banc sanctissima; Dei Parentis et sacrum
ipsius Numisma peculiari festo quotannis commemoranda. Quamobrem, tota factorum série, a Sacra Rituum Gongregatione recognita matureque perpensa, ex ejusdem Congregationis consulte, Léo Decimus tertius Pontifex maximus Societati Presbyterorum Sancti Vincenti a Paulo^ quibus ex sancti Auctoris lege solemne semper fuit illabem Mariae originem profîteri et colère, Manifestationis ejusdem beatae Virginis Officium et Missam celebrare concessit, idemque indultum ad singulos Episcopos ac Religiosorum familias petentes ex tendit.
LEÇON IV
L*an du Christ 1830, comme l'attestent des monuments authentiques, la bienheureuse Mère de Dieu apparut à une religieuse appelée Catherine Labouré, de la congrégation des Filles de la charité de saint Vincent de Paul , et lui ordonna de faire frapper une médaille en l'honneur de son Immaculée Conception. D'après le modèle apparu, sur la face de la médaille devait figurer l'image de la Mère de Dieu, debout, écrasant de son pied virginal la tête d'un serpent , les mains ouvertes , inondant de rayons le monde terrestre, placée au-dessous et inscrite tout autour cette prière : « Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous, d Le revers de la médaille devait porter le saint nom de Marie, surmonté d'une croix; au-dessous deux cœurs, dont l'un entouré d'épines et l'autre transpercé d'un glaive. La jeune fille obéit aux ordres de la Vierge , et l'événement prouva que c'était là une révélation divine. En effet, à peine la nouvelle médaille fut-elle connue du public , que les chrétiens se mirent avec empressement à la vénérer et à la porter comme un objet de dévotion agréable à la très sainte Mère, d'abord en France, et bientôt après dans l'univers entier avec l'approbation des évêques. Cette vénération et cette confiance, qui grandissaient chaque jour, s'expli-
quaient par les prodiges que la protection de la Vierge multipliait, soit pour soulager les corps, soit pour retirer les âmes du bourbier des vices.
LEÇON V
Parmi ces faits merveilleux, un des plus mémorables fut celui qui arriva à Rome le 20 janvier 1842 à Alphonse Hatisbonne, et qui fut reconnu el approuvé par le témoignage public de l'autorité ecclésiastique. Le fils d'un banquier juif, ajant déjà entrepris un voyage en Orient, Alphonse s'était arrêté à Rome. Là il se lia d'amitié avec un noble personnage converti de l'hérésie à la religion catholique. Celui-ci, pris de compassion pour le sort du jeune homme, mit tout en œuvre pour le ramener a la religion du Christ. Ses exhortations restaient inutiles; il obtint seulement que le juif porterait à son cou la sainte médaille de la Mère de Dieu; en même temps on adressait des prières pour lui à la Vierge immaculée, et la Vierge ne tarda pas à accorder le secours qu'on lui demandait. En effet, étant entré par hasard, vers midi, dans l'église Saint- André, appelée communément délie Fr&le, il lui sembla tout à coup que l'obscurité se répandait dans tout l'édifice sacré, excepté seulement à la chapelle de l'archange saint Michel , d'oil jaillissait une vive lumière. Tandis que , saisi d'un frémissement , il considérait ce phénomène, voilà que la Vierge Marie lui apparut avec un visage plein de douceur , et telle qu'elle est représentée dans la sainte médaille. Cette vision céleste produisit aussitôt un changement chez Alphonse; inondé de larmes, il repousse avec horreur la perfidie des juifs, il reconnaît comme vraie et embrasse de tout son cœur cette religion catholique que tout à l'heure encore il poursuivait de sa haine. S'étant fait instruire de la doctrine chrétienne quelques jours après, à la grande joie de la ville entière, il était purifié par les eaux saintes du baptême.
LEÇON VI
Aussi pour conserver le souvenir de tant de merveilles de puissance et de générosité , que la très miséricordieuse Mère opérait par la sainte médaille, et en même temps pour augmenter encore la dévotion des nations chrétiennes à l'égard de l'Immaculée Conception de la sainte Vierge, le saint-siège résolut de renouveler ce qu'il avait fait déjà depuis longtemps pour le saint Rosaire et pour le scapulaire du Mont-Carmel, de consacrer chaque année par une fête particulière le souvenir de l'apparition de la très sainte Vierge de Dieu et de la sainte médaille. C'est pourquoi , après que la sacrée Congrégation des Rites eût reconnu toute la suite des faits , et tout soumis à un mûr examen, de l'avis même de la même Congrégation, le pape Léon XIII accorda à la Congrégation des prêtres de Saint -Vincent-de-Paul, qui, à l'exemple de leur saint fondateur, n'avaient jamais cessé de proclamer et de vénérer rimmaculée Conception de Marie, de faire l'office et de célébrer la messe de l'apparition de la même Vierge Marie , permission qu'il étendit à tous les évêques et à tous les chefs d'ordres religieux qui en feraient la demande.
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