XVIII AVERTISSEMENT
nous avons voulu en faire le point initial et le pivot de Touvrage. Nous avons voulu surtout éloigner le trouble résultant pour nous et pour les autres du heurt perpétuel des différents chefs du sujet.
P'un autre côté, le propre des discussions affectées à la théologie étant de revenir sur les raisonnements par une conclusion en quelque sorte rythmique, destinée à fortifier la preuve, nous n'avions aucune raison d'éluder dans le mouvement général de Targumentation cette règle d* école.
La lecture du livre éclaircira ce que les prolégomènes peuvent avoir de vague ou d'obscur, et chacun pourra décider si Fauteur a eu raison de donner de la sorte, au prix de quelques répétitions, plus d'ordre, de régularité, de lumière à la démonstration d'une doctrine forcée de lutter contre tant d'embarras.
On décidera du même coup s'il a eu raison de traiter scrupuleusement chacune des parties de manière à éviter toute lacime, en ne laissant rien d'important à relever par des travaux postérieurs.
L^ouvrage a été mené conformément aux justes procédés de la nouvelle école historique dont Joseph de Maistre est un des promoteurs, et il répond aux légitimes exigences du public. Il repose tout entier sur des faits certains et des documents authentiques, dont il n'est que le commentaire et l'analyse. Rien n'est donné à l'arbitraire ou à la fantaisie. Il n'y a pas un argument qui ne se fonde sur des preuves irréfragables et des témoignages incontestés. Si le siège était fait d'avance, il s'appuyait sur des approches et des fortifications de toute espèce qui l'empêchaient d'être conduit ou d'aboutir autrement. De la première à la dernière page, les documents, les dénombrements, les statistiques par leur accumulation, leur concordance, soutiennent la marche de la pensée, les développements de la thèse; et les nombreuses citations,