‹ L'Immaculée ConceptionChapitre 6 sur 127 · AVERTISSEMENT XV · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT XV

division de livres, placés les uns et les autres sous un type de rubrique analogue :

Le tome I comprend :

LIMMACULÉE CONCEPTION : d'après l'Écriture, d'après la tradition, d'après la controverse, d'après l'histoire du culje, d'après l'histoire de la définition.

Le tome II comprend :

L'IMMACULÉE CONCEPTION : d'après l'apparition DE Lourdes, d'après les antécédents de l'apparition de Lourdes, d'après le monument de la définition, d'après LES dernières manifestations a Lourdes.

Le premier volume expose les raisons doctrinales et les péripéties historiques du dogme.

Le second, beaucoup plus court, traitant moins de matières, renfermant moins de temps, s'attache principalement aux phénomènes miraculeux qui ont précédé, suivi, sanctionné la proclamation du dogme.

Nous avons commencé par l'Écriture, qui est le fondement de tout. Nous avons continué par la tradition, complément de l'Ecriture, avant d'aborder la controverse, qui s'appuie tour à tour sur l'Ecriture et sur la tradition. Nous déroulons ensuite Vhistoire du culte, qui côtoie les incidents de la controverse, et terminons par l'histoire de la définition, qui se sert des preuves de l'Ecriture, de la tradition pour clore la controverse et tout achever.

L'Eglise a des ressources inépuisables pour justifier ses dogmes et les imposer à la croyance universelle. Elle en a particulièrement im très grand nombre au service du mystère auguste que nous allons considérer. Les témoignages surabondent; ils naissent au premier jour, grandissent, se multiplient d'âge en âge, et forment un faisceau qui amène irrésistiblement la définition de foi, autrement dit la victoire de Tlmmaculée Conception.

XVI AVERTISSEBIENT

h'Écritare, contenant la parole de Dieu et la révélation de ses desseins, établit le point de départ et la base de toute vérité surnaturelle, particulièrement de la vérité qui est en cause.

La tradition prouve que la foi de l'Église a toujours été conforme à la parole et aux desseins divins.

La controverse, grâce aux objections et aux difficultés qu*elle a soulevées, fortifie la vérité, enseignée par TÉcriture, conservée par la tradition.

U histoire du culte montre que les faits spéciaux , actes et manifestations variés du saint-siège, des conciles, de la catholicité, ont toujours été d'accord avec rÉcriture et la tradition éclaircies par la controverse.

U histoire de la définit ion, enfin, apprend que la papauté, en déterminant et promulguant le dogme, n*a fait que suivre la route tracée par l'Écriture , la tradition , la controverse , et répondre à la foi , à Tattente , aux vœux , aux pratiques constantes de l^Église catholique.

Preuves scripturales, preuves traditionnelles du dogme, preuves sortant du récit de ses luttes, de ses triomphes; c'est-à-dire ses origines, sa vie, son dénouement, telle est la gradation de Touvrage.

Justification par le Verbe divin, justification par les faits humains, justification par les résultats : ces trois termes constituent une division sûre qui embrasse et montre les diverses faces de la vérité, devenue aujourd'hui un article de foi.

Chaque chef prend les choses au commencement et les conduit jusqu'au bout. De nombreux chapitres, intitulés d'après un mode pareil, coupent chaque livre et présentent, en des paragraphes numérotés, le développement logique du sujet qui les compose.

AVERTISSEMENT XVU

Une difficulté s'est rencontrée ici que nous avons résolue de la façon suivante :

La traditioriy la controverse^ Vhistoire du culte et Ykistaire de la définition, ont des points de contact et de rapprochement multiples. Les mêmes idées, les mêmes faits, les mêmes personnages, les mêmes lieux, les mêmes dates reviennent souvent dans la succession des phases séculaires d'une doctrine qui se résimie en la connaissance d'un privilège unique réservé à un seul être.

Les lignes d'un pareil tableau se touchent et se mêlent à chaque instant. En essayant de suivre simultanément leur marche parallèle, on s'expose à les brouiller, à les perdre et à produire une confusion nuisible surtout à la clarté et à l'elTet de l'œuvre.

Nous avons cru qu'il valait mieux séparer, exploiter successivement chaque filon. Au risque de tomber en des redites parfois monotones, au risque de rappeler en maint endroit des idées, des faits, des personnages, des lieux et des dates connus, nous avons cru devoir le plus souvent diviser, isoler les articles principaux, et les offrir l'un après l'autre dans leur ordre chronologique , de façon que le lecteur pût étudier de son c6té avec plus de facilité chacune des manifestations, et se rendre mieux compte de l'ensemble, en pénétrant mieux chaque détail.

La tradition et la controverse s'occupent plus spécialement des idées.

Uhistoire du culte et Vhistoire de la définition s'occupent plus spécialement des faits.

Respectant ces distinctions, subissant ces nécessités.

Page 1