TRÉSOR
DES SCIENCES ET PtS ARTS.
PanificatiorTcIés DieT avariés.
Les substances alimentaires ayant toujours vivement préoccupe l'espèce humaine, de nombreux procédés ont été tentés pour rendre aux blés avariés leurs qualités panifiables. Aucun de ces procédés , jusqu'à ce qu'on eût pensé à la dessiccation, n'avait atteint ce but ; mais celuici , il paraît, a satisfait à tout ce qu'on pouvait désirer en pareil cas : aussi , est-ce*[à ce moyen que nous nous -sommes arrêtés , quoiqu'il soit le plus simple et le plus facile.
On étend, à cet effet, les grains humides par couches de 10 à 15 centimètres dans un four, immédiatement après en avoir retiré le pain ; on les remue fréquemment avec des pelles et des râteaux. Au» bout de 15 à 20 minutes, selon qu'ils sont plus ou moins chargés d'humidité, on les enlève pour les porter à l'air libre, jusqu'à ce qu'ils soient entièrement refroidis. De cette manière' ils réacquièrent toutes les qualités qui les rendent propres à la mouture et ■â la panification.
Le levain et la manipulation jouent aussi un rôle trop
important dans cette préparation pour ne poînt en parler^ • quand il s'agit surtout de blés avariés."
Il faut , avant tout , n'employer qu'un levain de bonne nature et nouvellement préparé, puisse servir d'eau moinschaude, tenir la pâle plus ferme et faire le pain moins épais ; on laisse aussi peu fermenter la pâte , et on l'enfourne à peine un quart d'heure après le pétrissage. Le four doit être chauffé d'avance et tenu plus chaud que de coutume, et le pain n'y doit séjourner qu'une demi-heure au plus.
Ce pain ne sera livré à la consommation que deux jourS' après sa cuisson.
Nous avons remarqué qu'en ajoutant 15 centigramnies de carbonate de magnésie par 500 grammes de pâte , le pain'éfait plus léger, plus blanc, et d'une digestion plus facile.
Falsification des vins*
Nous sommes heureux de pouvoir indiquer des moyens simples et faciles pour constater dans les vins les altérations frauduleuses dont ils peuvent être l'objet.
On parvient à cette connaissance par la potasse ou l'ammoniaque , qui font passer au vert bouteille ou vert brunâtre la couleur des vins naturel^, sans occasionner toutefois de précipité ; mais le vin coloré avec les baies d'hièble donne un précipité violâtre ; avec le bois d'Inde , rouge violacé ; avec le bois de Fernambouc et la betterave ^ rouge; avec les mûres, violâtre; avec le troène, violet, et avec le phytolocca, jaune.
On voit par là qu'il est très-facile de reconnaître un vire coloré artificiellenient.
Miel.— Jtfoyen pour le blanchir.
On prend une quantité de miel quelconque, on Tétend par couches dans un vase non conducteur du calorique, le. ier-blanc par exemple ; on expose le miel ainsi disposé à la gelée pendant trois semaines à Tabri du soleil et de la neige, et, comme il ne gèle pas, il blanchit, devient clair et dur. comme la pierre.
C'est avec ce miel que le fameux distillateur de la Galicie (M. Leib Memlèsj faitlerosoglio tant estimé des amateurs de ratafias.
Musc artiQciel. ' *
On le prépare en mêlant peu h peu 125 grammes d'acide nitreux avec 30 grammes d'huile de succin; ensuite on laisse le mélange en repos jusqu'à ce qu'il se précipite une matière résineuse brunâtre , qui , séparée et lavée dans l'eau chaude pour la débarrasser de Todeurdes eaux mères dans lesquelles elle a séjourné, forme le musc artificiel.
En Prusse, les pharmaciens font de l'ambre artificiel par un procédé semblable , mais ils emploient de l'acide sulfurique concentré, au lieu d'acide nitreux. Cette substance est très-noire et n'a que la propriété et l'odeur de l'ambre ; cependant elle est recherchée des parfumeurs pour leurs objets de toilette, en raison de son bas prix.
Farine d'orge composée, ou ferculam Saxonîœ.
On met 500 grammes de farine d'orge, 30 grammes de sucre candi et de squine pulvérisés dans un vûse de terre vernissé, bien couvert et bien luté avec de la pâte, pendant une heure et demie au moins, soit au four, soit sur un fourneau; ensuite qn laisse refroidir la masse, qui est pul-
GoQgle
vérisée et renfermée dans des flacons soigneusement bouchés.
On se sert de cette poudre comme de îa semoule pour faire de la bouillie avec du lait. Elle est une nourriture saine qui convient aux personnes délicates, affectées de là poitrine, ou d'un estomac ûnble.
Falsification des h ailes.
Les falsifications en général étant aujourd'hui, à juste raison, Tobjet d'une étude spéciale de la part des hommes dé science, nous ne voulons point rester en arrière sous ce rapport, pour que notre ouvrage, presque entièrement consacré aux premiers besoips de la vie , mérite toujours la faveur dont il est honoré du public depuis bon nombre d'années.
On emploie à la vérification des huiles la solution de soude caustique, d'une densité (1) de 1,340, qui, combinée avec les huiles, donne différentes colorations et fluidités permettant de distinguer certaines classes d'huile. Ainsi, en mélangeant exactement cinq volumes d'huile avec un • volume de solution et laissant reposer quelques minutes ,' les huiles de poisson, à l'exceptiyi de toutes les autres, J)rennent une couleur rouge si nette , que Ton peut , dans toute autre huile, découvrir par ce moyen un ipour' cent d'huile de poisson ; mais l'huile de chènevis devient, ainsi traitée , assez solide pour qu'on puisse impunément renverser le vase qui la contient ; l'huile de lin, au contraire, reste fluide.
On se sert également de l'acide sclfarique étenda à trois ^ degrés de densité différents :
(f ) Quant à la densilé proprement dite , Teau sert de point de départ et est représentée par l,0iO.
• !• Densité , 1,475. — Les huiles de lin et de chënevis se colorent en vert par ce réactif et d'une manière assez sensible pour qu'on puisse en reconnaître 10 pour 100 dans toute autre huile. Les huiles de poisson se colorent en rouge : ce sont là les réactions les plus frappantes données par cet agents %
2o Densité, 1,530. — Les huiles de chêne vis, de poisson, de Gallipoli et de noix, sont les seules qui donnent avec ce réactif des colorations distinctes , colorations <jui, du reste , se rapprochent de celks obtenues avec la précédente.
3° Densité , 1,635. — Cet acide donne des colorations très-nettes qui peuvent être très-utiles; les huiles de poisson et les huiles animales se colorent en brun ; il en est de même des huiles de Gallipoli, de colza, de noix, d'arachide , tandis que les huiles d'olive , de chènevis, àe lin, se colorejit en vert d'une intensité variable.
De semblables expériences ayant été faites avec l'acide nitrique étendu ont donné aussi d'excellents résultats.
1° Densité, 1,160. — On peut aisément, au moyen des colorations diverses données par cet essai, reconnaître 10 pçur 100 d'huile dé chènevis dans l'huile de lin ; cette dernière devient alors verte , au lieu de prendre une teinte jaune, ce qui arriverait si elle était pure.
2® Densité , 1,220. — Les caractères principaux que présente cet acide sont ceux relatifs aux huiles de noix et de sésame, dont la coloration est rouge ; de chènevis, verte ; d'oeillette, jaune, et de dauphin, rouge clair.
3** Densité , 1,330. — Cet acide donne aussi des colorations très-uiarquées ; mais si l'on traite ensuite l'huile par la soude caustique , les d?ux actions réunies donnent des caractères très -nets : ainsi , par exemple, on peut reconnaître les falsifications suivantes, qui sont très usitées :
Le nombre des immersions des toiles dans ces lessives Tarie suivant la grosseur des fils ou des toiles, suivant 1» nature des matières colorantes et la force des lessive» alcalines et acides.
Les grosses toiles exigent plus de temps et des liqueurs^ plus concentrées ; mais elles se blanchissent plus facilement lorsque les filasses ont été rouies ou que le fil n*a pas été trop tordu et la toile trop serrée, parce que Tacide muriatique oxygéné les pénètre plus aisément. Cependant o» peut les fixer à cinq ou six pour les grosses toiles, et à trois ou quatre pour les toiles fines, batistes ou cotonnades.
. Lorsque les toiles ne se colorent plus dans les lessive» bouiliantesi on les frotte avec du savon noir dans de reau chaude ; on les lave ensuite avec soin pour enlever toute» les parties du savon, et on les met dans un mélange de cinquante parties d'eau et d'une d'acide siilfurique.
Ce bain légèrement acide remplace le lait aigri qu'on a coutume d'employer dans les blanchisseries ordinaires ; il donne aux toiles un blanc très-éclataht qu'elles ne prendraient point sans cela, parce qu'il dissout une portion d'oxyde de fer et de terre calcaire* contenus dans les végétaux. 11 faut aussi bien lavbr les toiles, car, s'il y restait quelques portions d'acide sulfurique; elles brûleraient indubitablement les tissus lorsqu'ils seraient sécbés.,
Le savonnage a pour objet d'effacer la couleur noire de certains fils qui résistent plus fortement à l'action des lessives, et de donner conséquemment aux tissus une couleur blanche plus uniforme ; il a encore l'avantage de détruire l'odeur de l'acide muriatique oxygéné, qui, sans cette précaution, se conserve longtemps dans les toiles et leur donne, au bout d'un certain temps, une couleur rousse.
Les toiles, fils et cotons blanchis par ce procédé, ne le cèdent point en blancheur ni. en qualité aux mêmes mar-
cbandises^ blanchies sur le pré ; on a même remarqué qu'elles avaient plus de force , mais qu'elles ne jouissaient pas , à la vérité , de cette douceur et de ce moelleux qui plaisent aux marchands, quoiqu'il suffise de les faire passer plusieurs fois sur un cylindre ou sur un autre corps qui en use la surface.
On a remarqué , en outre , que les toiles blanchies par ce moyen prenaient encore plus d'éclat en les exposant quelques jours sur le pré, et qu elles perdaient complètement l'odeur de chlore. Ce procédé est prompt et économique ; il n'altère point les toiles et peut être employé en toute saison.
Peioture exotique nouvellement inventée , par laquelle on peint le» fleurs , fruits , oiseaux , poissons , insectes , etc.
MANIÈRE d'opérer.
l^^.On se sert d'un modèle de fleurs ou de fruits lithographies ou gravés; on attache une feuille de papier àdessin de même grandeur, retenue par les coins avec des épingles, pour ne .pas avoir à craindre que le papier qui doit servir à calquer ne se dérange et ne rende pas d'une manière exacte les traits extérieurs du fruit ou de la fleur. Ces traits, reproduits au crayon, doiventêtre repassés à la plume , afin qu'aucun de ces traits n'échappe aux yeux de celui qui doit peindre , puisque tout se doit faire avec soin.
2® On prend un demi-kilog. de cire, vierge , la plus Manche et la ►meilleure : on la fait fondre, et lorsqu'elle est fondue , on y ajoute pour 20 c. de térébenUiine de yenise et un gramme environ d'eau de rose ; on verse le tout bien mêlé dans un plat jusqu'à ce qu'il soit refroidi de manière à l'enlever comme un pain, de cire ordinaire.
3« On prend un fer à repasser dont se servent les lingères ; à Taide de ce fer bien chaud , on enduit de cette cire le papier que Ton vient de tracer et qui porte les trait» de la fleur ; pour faire cela , on place sur une table ou planchette de sapin bien propre le papier que Ton veut enduire, et, sans épargner la cire, on en fait fondre une quantité suffisante pour que le papier soit des deux côtés parfaitement imprégné.
4? On attache sur la feuille de papier à dessin (vélin) cette feuille enduite de cire et portant le calque de la fleur ou du fruit que Ton veut faire.
5^ On commence alors à décpuper ; on passe uii morceau de verre entre le papier ciré et la feuille de papier blanc ; on coupe les pétales les plus ombrés les premiers, en tenant son canif un peu couché , afin de mieux couper le papier ; ayant découpé tout le contour d'une feuille seulement , on prend de la couleur avec le pinceau, en le mouillant le plus légèrement possible avec la langue, autremcntonle mouillerait trop ; on passe le pinceau sur le papier ciré , afin de le sécher assez pour pouvoir peindre. On connaît qu'il est à son point d'humidité quand , en brossant sur le papier ciré , les poils n'y restent pas marqués , et que la couleur reste sur le papier ; quand il est trop mouillé , on n'a qu'à le passer sur le papier ordinaire, et il sèche promptement.
6* On tient son pinceau verticalement , et on décrit des , cercles à Taide desquels on obtient la couleur d'ombre et les teintes nécessaires à la fleur nue Von veut rendre. Toutes les feuilles qui devront être vertes doivent être peintes en jaune avant d'y mettre le vert.
Six pinceaux suffisent pour ce genre de 'peinture , et autant de couleurs , savoir : de la laque carminée , de la gomme-gutte , du vert de vessie, du bleu de Prusse, de la
terre de Sienne naturelle, et du carmin fin pour toutes les couleurs rosés.
Il faut se munir de pinceaux connus sous le nom de pinceaux brosses ; ils sont gros , courts de poils , de 4 à 5 lignes , en crin , plats du bout et non pointus comme les autres , garnis d'une virole de fer-blanc pour les assujettir à leur manche. Les couleurs sont les mêhies que pour Taquarelle fine et miellée de Lamberty ou de Chenei.
Procédé simple et économique pour se procurer de la glace en tontes saisons.
Ayez un pot de grès à large orifice , ou bien un grand bocal en verre et un cylindre en fer-blanc ; prenez 2 kilos^ et demi d'hydrochlorate de soute (sel de cuisine) , que vous pulvérisez très-fin ; mettez ce sel dans votre pot ou bocal ; versez dessus 2 kilos d'acide sulfurique à 36 degrés ,» et mettez de suite dans cette composition votre cylirtdre qui doit contenir Teau que vous voulez congeler ; ayee soin d'agiter le mélange , afin que l'action réciproque du sel et de l'iicide sulfurique soit plus prompte et plus complète. Aussitôt que vous vous apercevrez que l'eau est congelée , retirez de si^ite votre cylindre , et plongez-le aussitôt dans l'eau tiède pour détacher plus facilement la glace qui s'est formée ; la seule précaution à prendre dans cette opération , c'est de faire usage d'eau qui a bouilli.
Si l'on opère en été, il est utile de préparer les mélanges dans une cave où la température est constamment de 10 à 12 degrés. 40 à 50 minutes suffisent pour obtenir de la glace.
Manière de hâter le développement et la floraison des graines.
On fait tremper les graines que Ton veut semer dans de Teau de rivière ou de fontaine pendant douze heures ; on
ajoute ensuite quelques gouttes d'acide muriatique par verre d*eau ; on mêle exactement , et , après six heures d'une nouvelle macération, on passe à travers un Jinge, on fait séôher au soleil ou sous une cloche de verre , et on mêle les graines à un peu de sable ou de terre sèche ; on sème ensuite et on répand sur la terre l'eau de macération.
On obtient par cette méthode des résultats qui tiennent du prodige , non-seulement parce que ces plantes se développent avec une promptitude extraordinaire, mais encore parce qu'elles parcourent sans obstacles toutes les périodes de leur existence.
Manière de corriger une mauvaise baleibe.
Pour corriger une mauvaise haleine , prenez , le soir en vous couchant , un morceau de myrrhe gros comme une noisette , et laissez-le fondre dans la bouche.
Un morceau d'iris de Florence , ou d'alun fondu dans une cuiller, enfin un clou de girofle , du cachou , du macis , du tabac , etc., peuvent remplacer la myrrhe avec succès.
Si la mauvaise haleine provient des gencives , frottez-les avec de la quintefeuille que vous aurez pilée et dont vous aurez fait tiédir le jus. Si elle provient du nez , vous en paralyserez Teffet^ar des injections adoucissantes et aromatiques , ou bien en prenant une poudre composée de 30 grammes de suc de menthe et de 69 grammes de suc de rue que vous mêlerez ensemble ; ou bien encore des feuilles de marrube réduites en, poudre , des bains fréquents, le cbangeraent réitéré de linge» enfin la plus grande propriété.
Si l'on soupçonne que Todeur est due à des eaux retenues dans les glandes sublinguales et thyroïdes, on emploie la cannelle, liris ouïe pyrèthre, que Ton mâche longtemps.
Enfin des pastilles de charbon font disparaître pour toujours des fétidités d*estomac qu on regarde quelquefois comme incurables. i
Des taches composées , on de celles qui sont forinées par l'action réonie de phislcars sabstances.
Le cambouis , qui est composé de graisse et d'oxyde de fer, ne pourra être enlevé qu'en employant des substances qui enlèvent les corps gras . tels que le savon , les terres, le fiel de bœuf et la crème de tartre ou l'acide oxalique ; mais il faut d'abord commencer par enlever la graisse , puis l'oxyde de fer; ensuite la boue sera enlevée en lavant d'abord à Teau chaude ou en savonnant légèrement et en faisant ensuite usage de crème de tartre pulvérisée.
L'encre, lorsqu'elle est fraîcl^e, s'enlève par un lavage simple à l'eau pure et ensuite à l'eau de savon ; le jus de citron détruit entièrement l'empreinte du fer.; mais , lorsque la tache a vieilli sur YéiçSe, non-seulement l'oxyde de fer, qui fait la base de l'encre, a pénétré plus avant dans le tissu, mais l'oxydation a fait des progrès ; dans ce nouvel état, l'acide oxalique seul peut l'enlever. Le chlore enlève également l'encre très-facilement; mais il ne faut jamais employer cet agent sur des couleurs, car il les détruirait entièrement si elles étaient de nature végétale.
La tache de fumée ou la liqueur des poêles est enlevée en lavant d'abord ik l'eau de. savon, en faisant ensuite usage de l'essence de térébenthine, et en dernier ressort en employant l'acide oxalique.
Les taches de café nécessitent un lavage à l'eau et uh savonnage soigné et chaud à une température de 30 à 40 degrés. Ensuite on expose la tache à l'action de la vapeur sulfureuse.
Les taches de chocolat se traitent comme celles de café, mais elles ne sont pas aussi tenaces ; elles disparaissent presque sans l'assistance de Tacide sulfureux.
, Des taches simples oa de celles qui sont composées d'une seule substance.
Quoiqu'on ait donné plusieurs recettes pour enlever certaines taches , nous croyons devoir cependant publier l'article suivant , que nous devons à l'obligeance d'un de nos chimistes les plus distingués.
Les huiles et les graisses sont les substances qui forment la plus grande quantité de taches simples.
Les meilleures substances dont on peut faire usage pour les enlever sont le savon ; cette substance n'altère pas le tissu des étoffes et n'attaque pas les couleurs solides ;
La craie, les terres savonneuses, telle que la terre à foulon, et en général toutes les terres absorbantes qui contiennent beaucoup de magnésie. Il suffit de délayer ces terres dans de l'eau , d'en faire une bouillie épaisse qu'on étend sur la tache, et de laisser sécher"; on brosse ensuite, et la tache est enlevée. Le fiel de bœuf purifié et le jaune d'œuf peuvent être employés avec avantage dans tous les cas dont il s'agit. Le fiel de bœuf purifié est la plus précieuse de toutes les substances qu'oa connaisse pour enlever ces sortes de taches, par la propriété qu'il possède dé dissoudre les corps graisseux sans altérer les tissus ni la plupart des couleurs d'une manière sensible.
L'huile volatile de térébenthine bien distillée convient également, ainsi que l'essence de citron distillée; mais il faut que les taches soient récentes. La cire, la résine, la térébenthine, la poix , et en général tous les corps résineux, forment des taches plus ou moins tenaces. L'alcool pur a la propriété de dissoudre toutes ces substances sans
altérer les tissus , ni la phpart dès couleurs. Les taches de TÎn, de miires, de cassis, de merises, de liqueurs et de gaude , ne cèdent qu'à un savonnage à la main suivi d'une fumigation à Tacide sulfureux ; mais ce dernier ne convient qu'aux couleurs solides.
Les taches de rouille sont enlevées presque subitement par r acide oxalique (acide de sucre), qu'il ne faut pas confondre avec le sel d'oseille. Le fer, à l'état d'oxyde noir, s'enlève fort bien avec la crème de tartre réduite en poudre très-fine ; cette substance est préférable aux acides minéraux , parce qu'elle attaque bien moins les étoffes , et surtout parce qu'elle attaque bien moins les couleurs.
Pour se servir de l'acide oxalique, on le réduit en poudre; on en couvre la tache, qu'on a préalablement imbibée d'eau chaude , et on laisse exposé à la vapeur d'eau bouillante pendant quelque temps ; on la lave ensuite en frottant avec le bout du doigt et avant que tout l'acide oxalique soit parti, et, pendant qu'il y en a encore d'imbibé dans l'étoffe, on passe un fer chaud sur l'envers de la tache ; on lave ensuite à l'eau chaude : les taches les plus anciennes disparaissent par ce moyen.
Remède pour guérir toutes sortes de brûlures.
Nous nous étendrons un peu sur le traitement de la brûlure , affection dans laquelle tout le monde est appelé à remplir pour soi ou pour autrui le rôle de médecin , et où les erreurs peuvent avoir de si fâcheuses conséquences.
Voici les principes généraux d'après lesquels il doit être établi :
1® Modérer et calmer la douleur et l'irrit-^tion qui se développent au moment même de l'accident ;
2® Prévenir et combattre l'inflammation secondaire ,
3*» Favoriser et diriger la cicatrisation des plaies ;
4P Faire disparaître eu atténuer les diflFormités qui ^nt les suites de la brûlure.
Dès qu'une personne est brûlée , on doit s'empresser de la soustraire à Taction de la dbaleur : ainsi , supposez qu'on se soit laissé tomber de l'eau bouillante sur le pied » ce qu'il y a de mieux à faire sera de plonger tout de suite la partie malade dans l'eau froide, sans se donner la peine d'ôter le bas ou même la chaussure en général ; c'est en effet perdre un temps précieux et pendant lequel le calorique continue ses ravages. Quand la partie ne peut être submergée, des effusions continuelles d'eau froide sont infiniment utiles, et ort peut à loisir ôter les vêtements, qu'il faut couper plutôt que de rompre et de déchirer Tépiderme soulevé ; par ces moyens , et en continuant alors sans interruption les applications réfrigérantes , on est souvent parvenu à arrêter complètement les' ravages de la brûlure ; lïiais il faut que ces applications ou immersions soient continuées sans relâche pendant plusieurs heures et même pendant plusieurs jours ; si Ton s'arrête , les symptômes inflammatoires se révèlent comme si l'on n'avait rien fait.'
On a conseillé beaucoup de moyens comme jouissant d'une efficacité particulière : telles sont la pulpe de pomme de terre râpée, celle de carotte, et, dans ces derniers temps , le gelée de groseilles , et l'on n'a pas vu qae ces différents corps agissaient autrement qu'en sous^ trayant le calorique, comme le fait l'eau froide, et que celle-ci a l'avantage d'être toujours sous la main. La glace, en abaissant la tenipérature même de l'eau, ajoute à ses bons effets ; mais on peut se contenter de l'immersion continuelle de l'éau. L'emploi de la chaleur, delà compression , de même que celui du coton cardé et autres substances végétales analogues , est bien loin de présenter
une supériorité incontestable sur le moyen que la nature indique et qu elle nous fournit libéralement.
Quand Tépiderme est soulevé par la sérosité, il est bon de vider les ampoules par des piqûres faites de place en place ; mais il faut se garder d'arracher Tépiderme, sous peine de faire éprouver tout à fait inutilement de vives douleurs aux malades ; au contraire, on doit le remplacer, autant que possible, dans les endroits où il a été enlevé , par des morceaux de papier brouillard enduits d'une légère couche de cérat. Les applications d'eau froide, continuellement renouvelées , ne sont pas moins salutaires dans le second degré que dans le premier, aussi bien que le traitement antiplilogistique est nécessaire pour prévenir et * combattre leis symptômes inflammatoires tant généraux que locaux. \
Dans les brûlures qui ont intéressé une grande épaisseur de parties, et où des escarres se sont formées, il n'y a plus à espérer de borner le mal : il est fait, et désormais il ne s'agit plus, comme dans le cas de gangrène , que de faciliter la chute des escarres par des cataplasmes, etde favoriser, quand elles sont tombées, la cicatrisation par une solution de 15 grammes d'alun dans une chopine d'eau, dont on applique des compresses sur les parties malades. S'il y venait des points charnus, on y mettrait dessu^de l'alun calciné pour les détruire.
Préparation du bois de charpente vert , de manière à ce qu'il puisse servir immédiatement.
Aussitôt que le bois de charpente a été séparé de la souche, enlevez sur-le-champ l'écorce extérieure jtisqu au bois; sciez-le, pour les différents usages^ que vous en voulez faire , en morceaux pour couvertures de toits , solives, planches, ouvrages de menuiserie et autres.
Après les avoir ainsi préparés, faites-les tremper quelques jours dans de l'eau de chaux. L'inventeur de ce procédé rapporte qu'il s'en est servi depuis nombre d'années pour réparer les bâtiments antiques et modernes, pour lesquels la premier bois venu ainsi préparé peut remplacer le meilleur bois de menuiserie, le sapin d'Ecosse; car il n'a jamais trouvé un pouce de ce bois pourri ou mangé des vers, pour peu qu'il soit inipr(^gné de chaux et tenu see; il l'a au conti^aire trouvé plus dur et plus ferme que quand il l'avait employé pour la première fois.
Guérison de diverses maladies.
Telles ^ue le scorbut opiniâtre, les ulcères, aux poumons, la toux invétérée, les langueurs et les fièvres, les étourdissements et les vapeurs de toutes espèces, les douleurs d'estomac provenant de mauvaises digestions , les hydropisiês causées par l'appauvrissement du sang, les glaireâ et îe gravier des reins, les pertes et les flueurs blanôhes de^ femmes, les dispositions à l'apoplexie et à la '■ ^paralysie, les maux de tête habituels, îes cours de ventre ' ' éntfetehus'par Tabendance des humeurs et le relâchement
de^resloteùc.
' '^ ' Le-tem^dë^ efficace contre toutes ces maladies, ce sont les. bourgeons des sapins de Russie ; ils sont remplis d'une résine balsamique qui opère le plu3 grand bien. On les fait siifiplenient infuser dans de l'eau bouillante, et on en prend une tasse àe tem'p^ eh temps dans la iourhée. En continuant cette boisson plus ou moins de temps, selon que les maladies ,èGf»t..mveter4es,. on en obtient sans contredit
d'excéllâteeMy"'"^^ ' "■ '■ ' '■ '-^ •'"■^■"^
Ni>ita'dev)iiiiSi«e^!rBinèdo^à Ml Saint-Saaveur, ci-devant
Remède contre le? brûlures et les ptaies en général.
On met de la chaux vive dans de Teaù, oh l'agite fortement jusqu'à ce qu'elle soit délitée ; puis, lorsqu'elle est eîarifiée par le repos, on prend 500 grammes de cette «au, dans laqucllle on ajoute peu à peu quatre jaunes ii'ceufs délayés dans^ 60 grammes de térébenthine de Venise.
On panse les plaies avec ce mélange étendu sur de la charpie deux ou trois fois pay jour, et, si elle adhère les premières fois, on a soin de l'enlever au moyen de l'eau tiède pour ne point déchirer la pellicule qui se forme, ce qui empêcherait la cicatrisation de se faire.
Remède fort simple contre tes cors aux pieds.
Pour guérir les cors aux pieds, on fait tromper dans de i'acide acétique ou vin^gre distillé une feuille de sureau <Hion coupe juste de la grandeur du cor; on l'apph'que dessus et on la laisse pendant vingt-quatre .heures, en ayant soin de la recouvrir de toile gommée. On répète cette application trois ou quaJtrç jpurs 4e ^ si|ite, en chantant de feuille chaque fois. N^uSi^f^ypjs^iqjf? beaucoup ,4e personnes ont obtenu de boîïB effets ài^^çp remède.
. Bon moyen pour C5hass]pr fes dwinmls.- '
H sufEt, Tpouf se débarrasser de cet insecte incommode ■et désagréable, de mettre dans un coin de l^ appartement des citrons pourris ; il paraît qu'il ^ une telle aversion pour ^^'**"""'^eur, qu'il n'osp glus, lorsqu^ellç çoinmence à se s, sortir de Téndirbit qu'il Tbabftq. ^ ^\
-cette' odeur.
re, sortir ae r endroit qu i .,. ,
On ïîi^M% tiîÀ'Wîëi^imïu^âk m^^ litre d'al^
001 et de vin blanc, 16.gramipes de girofle, 12 gramnrîe» de cannellç, 8 grammes de sulfate- d'alumine (ou alun ).^,
12 ôra^imçs de cochenille, 125 grammes de miel blanc et
2 gouttes d*ess^nce de menthe; on fait macérer l^ o ut pendant douze joufs, et on filtre ensuite à travers ua papier.' \ ..,'.' r • , , »
Ce -gen^iv^ife conserve tes dents^, fortifia' les genpive*) et dohne bonne haleine ; qti s'en rince la bouche une' pu deux fois par )ovr. r ; , • , -,
' Raite acoustique contre la sardUé.
On. f&it infuser forte dose de rue dans de Vhniled' olive; dont on prend ,12 grammes; baume tranquille', 4 graift-: mes ; huile de térébenthine sulfurée, tf^inture d'assa-foeV tida, d'aïubi;ç, djB..castcréum et, d'huile d^succin reçtifkJey ; de chaque dix gouttes ; le tout étant bien mêlé, onle.cô»-'; serve dans un flacon bien bouché.
Cette huile fortifie Torgane dé Touïe : on en introduit dans les oreilles en en imbibant un.peu ite.^oton qu'on. enfonce au, paoyç^ du petit doigt. : î -.
' Remède Infaillible contre la teigne. '
Voyant chaque jour les tristes et déplorables effets que; la teigne laisse après elle* nous nous sommes mis à la. rçr ; cherche d'un remède capable de .combattre sq. territil^ : ténacité. Après de nombreuses tei?tativç?, nous avons étéassezheureux pour obtenir un succès tel, qu'jl no^s est p^r-i-, mis de dire aux pères d^ famille dont les enfants sont: atr? teints de cette hideuse? affection;,, consolez- vous, carnpu^. Tenons V0U3 offrir un remède qui ,. malgré* sa graiide, sim- >, plicité, ne faillira jamais. , . ; ,.
Il suffit, pour parvenir à cette miraculeuse guérison, de ; y 'Coupcf les cheveux très- courts, et de les conserver dans
cet état pendant tout le temps du traitement. Cette pre-, ïttière et principale indication remplie, on enduit bien la tête , tous les soirs , d'huile h qùinquet, et de préférence! a plus commune ; ensuite on applique par-dessus un cataplas me fait avec de la mie de pain ou de la farine de graine de lin , dans lequel on ajoute trois cuillerées de vinaigre.
On doit répéter cette application tous les jours, jusqu'à ce que la peau sur laquelle se trouvaient les gales soit bien blanche ; il faut ordinairement trois semaines ou un fîtois pour arriver à ce résultat satisfaisant ; enfin la gué* rison , en lavant la tête de temps en temps avec les lotions indiquées ci-dessous , sera plus solide et plus certaine. L'enfant, d'un autre côté, doit être purgé , tous les quinze jours au moins, avec une décoction de séné et de rhubarbe dont la force sera proportionnée a son âge.
Lotions contre la teigne.
On fait fondre dans 500 grammes d'eau de chaux et 24 grammes d'eau-de-vie 12 grammes de savon blanc à une douce chaleur ; on ajoute ensuite 125 gramoics de soude sulfurée ( autrement dit sulfure de soude ) ; on entoure la tête tous les deux jours d'un linge imbibé de cette lotion , qui sert à entretenir la propreté de la tête et à donner de l'activité au cuir chevelu. ^
Cette composition n'a aucun inconvénient et peut être employée a tout âge ; elle a aussi l'avantage de rendre les cheveux lisses et de leur donner une belle teinte. Or, <5omme cette maladie s'est 1)eaucoup propagée depuis quelque temps , j'ai pensé que ce remède serait d'autant plus utile qu'il est facile à faire et qu'il donne toujours de bons résultats.
Nous doutons que les frères Mahon soient bien enchantés de la découverte de ce nouveau moyen curatif , qui, il
faut bien- en convenir , coûter^ moins cher que le leur; mais nous. avions à cceur de prouver à la médecine qu*e)Ie se déconsidérait en ne guérissant point elle-même les 0^* ladies , ^tendtt quelle avoue par là son ignorance. Quelle honte!! !.. ■ ^, \
Argent mussif.
On fait fondre 24 grammes d'é tain bien pur dans une cuiller de, fer ^ on ajoute la même quantité de bismuth; on remu^ avec un fil de fer jusqu'à ce qu il soit fondu ; ô» retire le vase du feu; on met encore 24 grammes de vifargent qu'on mêle bien exactement, et on jette ce mélange sur une pierre pour qu'il refroidisse.
Lorsqu'on veut s'en servir, on en délaye dans des blancsd'oeufs, du vermillon dep doreurs ou de l'alcool , auxquels on ajoute un peu de gomme arabique ; -r- on l'applique ^ ainsi préparé, surlesboiâ et les métaux, qu'on polit ensuite avec une dent de loup.
Baume contre les rimmutismés.
Prenez savgn animal , 30 grammes ; alcool, 125 gr^ammes ; camphre, 15 grammes ; étheradétique, 30 grammes^; mettez toutes ces substances dans un màtras à long col que vous boucherez avec de la vessie mouilli^e , en métiageant un petit trou d'épingle pour là sortira de l'air ; placéît ce\ matraâ à la chaleur du bainMîàarie „ et, lorsque le^ substances sont bien fondues , fikrea à travers tm papier Je mélange encore tiède, que vous conservez daias des flacws. bien bouché,es.
Ce remëde, employé en frictions sur les parties malades^ en enlève les douleurs comme par enchantement.
Bouillon d'écrevisses. ^
Faites bouillir dans une pjnte et demie d'eau la moitié-
d'un poulet maigre et six écrevisses écrasées , jusqu'à réduction d*un tiers ; ajoutez vers la fin une poîgnée'de ' feuilles dé bourracKe et de cerfeuil ; ensuite coulez, et filtrez. , '
On prend cette dose de bouillon tous les jours , en cinq ou six fois y dans les phlegmasies cutanées et les accès des premières voies.
* ' Chrigtofla des Busses» i .
On met dans un matras bien fermé et chauffé au bainmarie un litre et demi de vin blanc, 16 grammes dû cannelles , 8 grammes de girofle et 60 grammes d'amandes amëres ; on laisse macérer pendant six jours, puis on ajoute 25,0. gi'ammes de sucre , et, lorsqu*il est fondu ; 500 granrimes d'alcool ; on mêle bieil et on filtre à travers un papier,.
Cette liqueur, est un excellent tonique, stomachique, qui convient en général aans toutes les débilités d'estomaè.
ColUcr contre la goîlre.
On feit un mélange de muriate dainmoniaflujç , (ie soude et déponges pulvéri^éies et non lavées dans des proportions égales , qu'on met dans uneçiarde de coton à laquelle vous donnez la forme d'un <;oussinet que vous recouvrez d'un taffetas nbir ; on àpiAique,cettejesp|;ce de taippon ^ur le goîtréV qu'on cpnsetve jour etnuitVet qu'on renouvelle tous les W)ois jusqu^à son entière disparition , qui, est .toujours en rapport avec son volume .
Couleur Veifteri^^fantà l'action des acides et à, Tinlluence de la lumière. ' - • « '
Prenez la quantité que voiis youdi;jez c]e café non torréfié, l'avarié est le meilleur ; vous le ferez bouillir dans suffisante
quantité d'eau; vous passerez à travers ua linge , et vous ajouterez dé la soude purifiée alitant qu'il en e$t besoin pour' obtenir un précipité que vous ferez sécher sur du marbre , en ayant soin de remuer sans cesse , afia ^que toutes les parties soient en contact avec l'air atmosghénquè. ^ ^ jj- : :
Coloration en vert des Uquears spiritueuses.
On fait.d'une part une forte teintAre alcoolique de cur- . çuma , d'une autre part un^ dissolution de bel indigo dans l'acide sulfurique. de la manièrp suivante : on prend: de l'indigo en poudre » qu'op délaye dans une petite quantité . d'eau dans un morbier de yerre ; on y verèe peu* â peu l'acide sulfurigiiie jusqu'à ce que l'indigo paraisse entièrement dissous ; on met ensuite dans cette solution du carbonate de chaux en poudre, q'ii s'empare de l'acide sulfu- ,rique pour former du sulfate de chaux qui 'se précipite. Alofs on traite le tout par l'alcool , qui se charge dé toute la matière colorante bleue; on filtre,. et, en mélantJa teinture de.curcuma à celle d'indigo, on obtient toutes les nuances de vert que Ton désire. - ^ .
Cette, préparatipn i qui n»'a rien de nuisible -pour la santé, ne change point la saveur des liqueurs/
On peut également colorer l'absinthe avec le suc exprimé de différentes plantes , telles que l'apium graVeolens , l'épinard, dont on extrait le parenchyme par l'alcool ; mâSs ces couleurs ont l'inconvénient de se détruire à la lumière.
Moyen de conserver au coraîi sa belle couleur rouge.
En passant le corail dans l'huile de faine , dans laquelle on ajoute le quart environ de'son poids d'essence de térében- i thîne, on le met par ce moyen à l'abri de l'action immédiate de la sueur, dont l'acidité en ternit le brillant et fait pres^
^qtie passer au blanc le corail le. plus rouge, après Vavoir • porté stir la peau deux ou trois fois , dans Jes bals ou
réunions, et surtout quand il fait chaud ; tandis .qu'en le ; plongeant dans cette huile , on évite cet inconvénient ,
parce que la sueur et la transpiratîçn ne peuvent plus.agir
sur lui.
poudre pour argenlèr.
^ Faite? fondre 16 gramineà d ctafin auquel Vous ajouterez
même quantité de mercute purifié ; triturez bien et îhcor-
; porez-y 125 grammes de corne de cerf préparée ;| et
. .quand vous voulez argenter quelque métal, vous n*avez
qu'à le frotter, avec cette poudre ,- qui lui en donne toute
J'appa^ençe et s'y attache. trèà-solidement.
Teinture aromatique des Anglais.
, Prenez 16 ^grammes de cannelle fine , 12 gratnmes de cardamome mineur, 8 grammesde poivré long et de gingembre , que ^vcps faites infuser dans 500 gramnaes d*al-
, coalà 82 degrés pendant huit jours, et filtrez à travers un papier dans un entonnoir fermé. ' '',
: Cette teinture est très-stomachique , digesfîve, çt convient surtout aux tempéraments humides ou flegmatiques,
: .très-disposés aux scrofules ; on en prend dix à douze gouttes, plusieurs fois par jour, dans de Feau sucrée ou
^ dans une infusion de houblon;, d* absinthe ou de futneterrfe.
COULEURS NOUVELLES POUH T^INTjURISR^^
Vert bon teint.^A:Çides et aloalrsi
Goton bleu à la nuance requise que vous passez au bain d'alumine de 8 à 10 degrés ; vous rinceÉ et vous plongez ensuite la pièce dans une teinture de bois jaune.
Oxymuriate d'étain (préparatioa).
On fait un mélange de deux parties diacide nitrique et une partie d'acide muriatique , dans lequel on met de Tétain tant qu'il peut en dissoudre , et on le conserve liquide ou cristallisé. '
Acétate d'alumine (préparation).
Acétate de plomb cristallisé et sulfate d'alumine , de chaque 560 grammes , et eau un kilo ; faites fondre l'alun dans l'eau bouillante , jetez-y Tacéteite de plomb , remuez et laissez déposer,
Vert céladon d'une beauté rare sur soie et sur coton.
On fait dissoudre dans du fort vinaigre 500 grammes de vert-de-gris qu'oji conserve bien bouché dans une étuve chauffée à 30 degrés ; on ajoute, à ce mélange une égale quantité en poids d'une dissolution de, cendres gravelé^s , en conservant toujours le mélange à la même température ; 0» passe les soies ou cotons à l'alun, puis on se sert pour teindre de cette composition , encore chaude bien entendu.
Lapis d'appUcaUûo (secret inconnu).
Faites bouillir sur une très forte décoction de caimpêche ■ 48 grammes de noix de galle, en poudre , 96 grammes ' d'alun de Rome et 48 grammes de vert-de-gris par chaque bouteille de décoctum , pendant une demï-héure ; tirez à clair, laissez refroidir et gonpmez en ajoutant la quantité d'oxymuriate d'étain , que vous augmentez ou dinwnuez selon que vous voulez foncer plus ou moins la nuance. Pour lesUlas. vous faites un mélange des bois de Brésil et de campêcfafe^ au moyen desquels vous fondez Je riQqgeou, le bleu , suivant la quantité plus' ou moins grande de Tun < de ces bois.
Vert superbe d'impression qa*oa peut appliquei^au rouleau et à la planche» . ;
On fait une lessive caustique avec deux parties de potasse et une de chaux dans une suffiaante quantité d'esw , en soumettant leiout à Tébullition jusqu à ce qu elle porte 32 degrés Réaumur ; on tire à clair , et sur chaqtle pot de lessive enbore chaude on > ajoute 250 grammes d'indigo en poudre et le même poids d'orpin jaune ; on se sert ensuite de ce mélange encore chaud pour l'usage indiqué.
. Jaune orange.
Prenez une lessive caustique portant 15 à 16 degrés Réaumur, mettez-la en ébullition et versez-y 250 grammes de réalgar; faîtes bouillir pendant une demi-heure , puis ajoutez, en remuant toujours , 325 grammes d'acétate de plomb; gommez à la gomme arabique, imprimez et séchez à une chaleur modérée. — 2^ opération. Faites ensuite une forte dissolution d' acétate de plomb, par exemple 64 gramines par bouteille d'eau tiôde ; promenez les pièces dedans pour dissoudre la gomme, rincez et séchez. ' '
On obtient par ce moyen une couleur foncée qui , en la passant au phlorure de 4 à 5 degrés , prend une couleur .plus claire. ,
Jaune orange pour impression sur.étoflfe de couleur.
On fiiit?>ouilliT 45gfmnmes dte potasse , 125 grammes: . d'orpin et 30 gffatnmes de soufre dafns we. bouteille d'eau de chaux pendaiit une demi-heure ; on laisse déposer , <W|i i tire à élair, on gomme et -ou imprime sur l'étoffe à Ja ma-* ' nière ordinaire ; ' oh rince ensuite dans une^solution d'aoé' tate dé plomb , comme il est dit plus haut, pôiir enlever la gomme, et on obtient un jaune oçange superbe.
Remonte du drap bleu solide teint au pastel.
Faites bouillir 190 grammes, de bois de campêefae par 500 grammes de drap dans suffisante quantité d'eau Codant une demi-heure ; ajoutez ensuite 15 grammes de composition d*ëtain, 125 grammes d*alun, 15 gramnnéff de tartre et 15 gramines de sulfate de cuivre , que vous faites bouillir au moins pendant une heure ; puis metter-y une bouteille de vieille urine toujours par 500 grammes de drap; faites encore bouillir Te^pace d*une demi-heure , et rincez.
Superbe rose d'upplication aa cartbame.
Prenez du safranum, renfermez-le dans un linge, lavezle à plusieurs eaux jusqu'à ce qu'elle ne se colore plus ; étendez-le sur une toile ou sur un tamis , saupoudrez-le avec 90 grammes d'alcali à diverses reprises , et jetez de l'eau dessus tant quelle ne se charge plus de principes colorants ; puis saturez l'alcali par le vinaigre et l'acide citrique , et baignez les cotons dans ce bain jusqu'à ce qu'ils aient acquis, la nuance que vous désirez.
Vert fugitif de toutes nuances sur soie et coton.
On dissout 3 kil. d'indigo dans 5 à 6 kil. d'acide sulfurique, et, lorsque la dissolution est complète, on ajoute en réalgar la quantité dont il est besoin pour obtenir la nuance qu'on désire, et on prépare un bain avec ce mélange, dans lequel on travaille les étoffes qu'on Veut teindre.
Gouieur d'or sur soie et coton.
Soie débouillie à l'alun, bien rincée et teinte en gaude, qu'on passe ensuite au roucou à cha«d jusqu'à la nuance qu'on désire, et on a soin de bien rincer.
- 29 - ' ' Noir écossais.
On fait un bain pour 26 kil. de drap avec 15 kil. de s^^t€^<4/B» ler^. 1 kiU 250 gr. de sulfate cle cuivre et 1 kîl. d^^t^f^y, dans leqijel il doit bouillir (leûx heures; ensuite opî rgj^jpose H Twr pendant douze heures; on iedt bouillir d^,.pç^uyeair pendant: deux heures dans un bain de 2D à 2^ kiji. ,de, boi^ de caftipôche, on l'expose encore cinq à six h^r^s à.l'ak, puis on le nettoie et on le batT)ien.
Amarante san? laque ni cochenille sur laine et drap.
On fait bouillir 12 kil. de drap dans un bain fàit:av^c 2 kil. de composition d'étain, 3 kil. d'alun et 1 kil. de tartre ,, pendant deux heures; on rince bien, pfuis on; le passe aanS' un autre b^'n fait avec 15 kil. de bois de Brésil ji]^'6n met dans un. sac et qu-on soumet à une ébullition Te^pace de.* trois heures ; ensuite on retire le sac , on le laisse ^gèutter, et on passe la pièce d'étoffe dedans jusque, ce. (^(u'elle. ait pris la couleur. On peut Tavivcr à Taide, de l'eau chaude acidulée par l'acide, sulfurjque.
-' Poticeau à la cochenille sur soie.
Faites délxHiillir la soie et donnez-lui sans rincer un bon pied de rqucoy^ à peu près )a couleur cljamois ; puisi rincez bien et tordez bien avant de passer à la seconde opération , qui consiste à placer la soie sur des bâtons dan^ une tonne ^d'eau bouillante pendant une heure, et à y mettre enéuîté du nitrormurio-ammoniaque d'étain , autant qu'il en faut pour donner à l'eau l'acidité de la limonade , et 64 gram.de crèitie de tartre par 500 grammes de soie , en ayant soin de tourner la masse avec un bâton , et de • laisser reposer jusqu'à ce que Téau soit tiède. Alors vous mettez dans un bain 90 gramjotes de cochenille bien pilée
,. et tamisée, sur laquelle vous jetez de Teau bouillante ; vous battez et couvrez , et, lorsqu'elle est descendue à la chaleur du sang environ, vous y placez rétpffe, que vous y laissez pendant une bonne heijire ; mais si la couleur n'est point assez foncée , vous la repassez dans le premier baquet, puis dans le second; vous tordez et séchez sans rincer.
Vert sur laine 6ou<enant les aeid^s tégétaax et môme lei3 acides sulfuriqucs.
1® Lorsque la laine est teinte en bleu au pastel , nuance des verts, on passe dans tîne eau tiède acidulée avec l'acide sulfurique, on la laisse pendant quelques minutes et on la rince ensuite ; puis on la fait bouillir dans un bain eontetiant 125 grammes de tartre par 500 grammes de laine ; 2*» on fait bouillir dans un sac 5O0i grammes de bois jaune par 500 grammes de laine pendant deux heures ; an retire le sac, qu on laisse égoutter; on rafraîchit le bain et on y met la laine, qu'on fait bouillir une b€|nne heure, ensuite on rince et on sèche.
Cramoisi sur soie.
Mettez les soies dans Teau d'alun que vous laissez pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures , et rincez-les bien; , .,^ |>ui3 çr^parc^ un bàifi avec 64 granames de'iioix de galle -pilée que vousflaiiég bouillir quelques minutes; ajoutez-y t90 ou 125 graranaes de tartre et 20 gramipçs de la com- .. gositja^ ïptrçrfiiuriate d'étaiii p^r 500 griMPmef de soie , L\ i • o^fe-î9'QG^eZ:<fB$uitej?oBame jkmif teipdr^ M laine , puis
^ ^ ^ Nîlro-murTate d'étain (çreparatlonj.
moma« et 190 grammes d'acide nitrique; mêlez le tout,
et, teraque la combinaison est opérée, vous voua en servez
pour Tusage.
Beaa jaune sur fil et coton.
On, prend de l'acétate d'alumine à 10 ou 12 degrés ,
bien clair; on le met dans un vase avec la même quantité de quercitron en poudre , que vous manipulez et passez à travers une toile de chanvre ou de fil , ou d*un tamis de soie ; puis ajoutez quelques gouttes de muriate d*étain et gommez. Pour teindre T étoffe , procédez eonime de coutume, ensuite dégomiftez et rincez avant de faire sécher»^
Remède contre la gale.
On mêle avec soin dans 250 grammes de graisse à demi fondue 64 gramme^ de vinaigre et la même quantité de carbonate d^ soude en poudre , dcmt on se frotte, matin et soir, sur toutes les parties où il y a des boutons, avec gros qouqn^ une fprte noisette. Ce remède , qui n*a aucune odeur, guérit en fort peu de temps et ne peut offrir aucun inconvénient , tandis que des sels métalliques sont moins sûrs et produisent quelquefois de nombreux accidents.
Recette pour faire la colle forte.
• ^ - Poûr^ppéparer îa «oHe forte , on preivî <tes rognures de
•':.' peaux, dte gants, de paitA^^min , des sabots et des oreilles
-^^ -àer chevaux, de boeuft , de Veaux, de moutons, et Ion fait
" èouiffir toutes cesimaitîferes dans Teau. Il y a quelques pré-
1 ' *^^ ^rftic^ â'preBëï^à : 54»^ feùt'paà chercher kcike au delà
de la chaleur qui correspond à Fèàn bouillante [ sinon on
aurait de mauyciisecjoUe^D est in(lJ3pensable de n'employer
ou corrompues. Il est à remarquer aussi qu'une ébullition trop prolongée donne une colle beaucoup moins épaisse.
Manière de fabriquer le stuc ou marbre artiûciel.
On se procure du plâtre gâché serré, oiiTintroduit dans une dissolution de colle forte, et on forme avec ce mélange une bouillie trl^s-épaisse ; cela fait, on incorpore dans sa niasse les matières colorantes et les différents oxydes métalliques qui servent à donner les teintes variées du marbre. Par le refroidissement on a le stuc , auquel on donne la forme qu on veut.
Ce stuc est presque aussi dur que le marbre naturel ; aussi est-il propre aux mêmes usages.
Procédé chimique pour se réveiller à l'heure que Ton désire ; la chandelle s'allume à l'heure demandée , et une sonnette vous réveille.
Prenez deux litres de vinaigre , 250 grammes de' sel de Saturne ; plongez dedans une corde de là grosseur du petit doigt; faites bouillir un quart d'heure, et laissez sécher la corde : on place une sonnette avec un ressort attaché avec une ficelle bien tendue ; «au-dessous on place une bougie , et Ton attache autant de pouces de cette corde préparée que l'on veut qu'elle dure d'heures.
L'extrémité de la corde doit donner sur la bougie, au bout de laquelle on a mis un peu de soufre. Quand la corde préparée est consumée , le soufre prend feu , la bougie allume la petite ficelle qui tient le ressort, laquelle , en se rompant, fait retentir la sonnette qui vous réveille.
Avant de se coucher, on met le feu à l'extrémité opposée de la corde préparée qui sert de mèche.
Préparation de l'encre double luisante.
On prend 500 grammes de sulfate de fer, un kilog. et
demi de noix de galle pilées grossièrement , 6 kilog. d'eau, . 1 kilogr. de bois de campêche^ 31 grammes de gpmme arabique , 16 grammes indigo , 1 kilog. de vinaigre , le tout bouilli pendant deux heures; pressez et filtrez au papier sans colle, que tous reconnaîtrez en mouillant avec la salive^qui passera de Tautre côté. On met ensuite dans des bouteilles bien bouchées , afin d*en conserver le lustre.
Autre plus simple.
On prend 500 grammes de noix de galle, 250 grammes de vitriol vert et 166 grammes de bois d'Inde ; on met le tout dans cinq litres d'eau de fontaine froide ; on remue le mélange tous les jours pendant la première quinzaine : au bout de ce temps, on pourra se servir de Tencre en ajoutant à chaque litre , lorsqu'elle sera tirée à clair, 30 grammes de gomme arabique fondue dans un demi- verre de vinaigre. Il faut avoir soin de tenir l'encre toujours bien
bouchée.
Encre rouge.
Bois de Brésil , 1,000 ; vinaigre, 4,000 5 laissez macérer pendant trois jours , puis faites bouillir, filtrez et ajoutez : gomme , alun , sucre, 125 grammes de chaque.
Autre.
Faites bouillir dans un poêlon en cuivre 120 grammes de bois de Brésil en poudre dans un litre d'eau , pendant un quart d'heure ; filtrez et ajoutez-y 5 grammes de gomme arabique en poudre, quelques pincées de sulfate d'alumine ( alun) et une cuillerée à soupe de vinaigre.
Encre bleue.
Indigo Flore , 8 gr.; chaux vive, 16 ;
Carbonate de potasse , 8 ; eau, 40.0 ; .
Sulfate d'arsenic y 8.
Faites bouillir jusqu'à solution complète, passe? et ajoutez :
Gomme arabique en poudre , 16 grammes.
Autre.
On peut se la procurer en délayant du carmin d*indiga dans de Veau gommée , à laquelle on ajoute une ceillerée à soupe de vinaigre par demi-bputeiUe d* encre.
^ Encre jaane.
Il suffît de prendre du safran , de la graine d'Avignon , ou de la gomme-gutte, qu'on fait infuser dans Teaubouilfante et dans laquelle on fait fondre de îa gomme dans la proportion indiquée pour Tencre bleuç, . '
Encre yerte. .. i
Cettcr encre se fait avec de la graine de nerprun bouillie dans de Teau, dans laquelle on. fait dissafadre vin peu de soude ou de potasse , et f^u'il suffit ensuite de gommer.
Encre d'argent.
Prenez de Tétain de Malaca, 31 gratDTjses ; w^ercure, le double de son poids. Mêlez bien ces; deux mati^re^. pour que tout devienne coulant ; broyé? -jçs'eusuitç sur , te porphyre ou sur récaille de mer, ayecdereaugppipiée..
Enqre d'or.
On broie des feuilles d'or en livret ^yec du miel de ma- . nière à en faire une pâte parfaitement lî^e ; on lam^tdans un verre d*eau pour faire dissoudre le miel ; on la change , deux ou trois fois , jusqu'à ce qu*il n'en reste plus ; on dé- , ,
•t^OO
cante alors Teau , et Tor reste en poudre parfaitement pure; ensuite on fait fondre de la gomme arabique dans de Teau, environ 16 grammes par 400 grammes , pour lui donner la consistance convenable , et on y met la poudre d'or, que Ton mêle très-exactement.
Encre de Chine sarûne.
On fait l'encre de Chine en broyant du noir de fumée avec de belle colle forte longtemps bouillie dabs Teau ; on y mêle un peu de camphre ou de musc , et Ton façonne cette pâte dans de petits moules, puis on la fait sécher sur la cendre chaude.
Encre pour marquer le linge. ^
Nâtr^te <l*argent fondu 15 grammes»
Gomme arabique pclvérisée. • . 20
Vert de vessie 30
Eau distillée 62
On .dissout le nitrate d'argent et le vert de vessie dans Teau^tet ony 'a|cwïte ensuite la gomme arabïque en poudre. /îj i\''»fyj .■
On conserve cette préparation dans des flacons bouchés à Témeri.
On%e %ertT)rëalàbtenient de la dissolution alcaline cidessoiië^^duf ^nbuïHèrla place sur laquelle on veut écrire ; on laissfe'iéchei^/oïr écrit ensuite avec une plume trempée dans rencre^âërit-ndns Venons de donner la composition.
.«^ ^JOiawlfttiott aicalim.
Soû§-&rDo'nate Âè soude 62 grammes.
Ea% dîstiïrée. ... . . . • 125
On fait dissoudre ce sel dans Veau, on filtre, et on consenré^ cette solution à part.
Faire reTirre Técritare ancienne ou effacée. "^
On met cinq ou six petites noix de galle réduites eir poudre dans un quart de litre d'esprit-de-vin ; on laisse infuser pendant quelques jours , puis on filtre à travers un papier non collé. Quand on veut s'en servir, on trempe un petit pinceau bu du coton dans cette composition , qu'on passe sur le papier ou parchemin , et l'écriture renaît immédiatement,
Encrd de première qualité.
On prend 100 grammes de noix de galle concassées y 60 grammes de vitriol vert, 8 grammes de vitriol bleu , 60 grammes de bois de campêche , 45 grammes de gomme arabique , 30 grammes de sucre candi, et 250 grammes^ de vinaigre que vous laissez digérer pendant un mois dans deux kilogrammes d'eau de fontaine, ayant soin de remuer de temps en temps pour faciliter la pénétration des plantes.
Recette pour faire le cirage anglais.
Noir d'ivoire . 125 grammes.
Mélasse. 125
Acide sulfurique. ...... 31
Huile d'olive. . . . \ . . . 2cuillerées^^
Vinaigre. . . . w . . . . Ii4 de litre.
L'on remue bien dans un vase de faïence vernissé le noir d'ivoire et la mélasse ; Ton y ajoute l'acide sulfurique , en continuant d'agiter le mélange ; enfin l'on y verse l'huile , et l'on incorpore le vinaigre pgu à peu.
Cirage Jacquand.
•Noir d'os en poudre, 750 grammes; huile d'olive^ 600 grammes ; mêlez et ajoutez :
Acide muriatique, 250 ;
Bleu de Prusse, 30; mélasse, 1,000;
Laque dinde, 30.
Mêlez bien, et ajoutez encore : gomme arabique, 125 gr., fondue dans quantité suffisante d'eau. Pour obtenir le cirage liquide, on délaye cette pâte dans quantité :suffisante de vin ou de bière.
Manière de rendre imperméables à l'eaa les bottes et les souliers.
Huile d'oeillette 1 litre.
Suif de mouton • 250 grammes.
Cire jaune 180
Résine. . 81
L'on fait fondre le tout dans un vase de terre, et, lorsque cette préparation est à demi refroidie, on 1* étend sur les bottes et les souliers avec une brosse , en ayant soin 4jue le cuir soit sec.
Manière de blanchir la paille.
Comme elle est de diverses nuances plus ou moins fonxées, on commence par la blanchir pour lui donner une couleur uniforme ; à cet effet, on Tétend dans un endroit soigneusement fermé, au milieu duquel on allume du soufre. Tingt-quatre heures suffisent pour la bien blanchir ; mais, pour la rendre souple sans la tacher, on la met pendant trois ou quatre heures dans de grosses toiles mouillées.
TajfTetas anglais (préparation du).
On met 31 grammes de colle de poisson dans 62 grammes de vinaigre; après que la colle est bien fondue, on la fait bouillir jusqu'à réduction de moitié ; ensuite on y met 30 gouttes d'essence de girofle ; on enduit Je taffetas, avec «n pinceau, de troii k quatre couches de ce mélange.
Vernis pour rendre les draps et les étoftes imperméables.
On prend de Thuile volatile , retirée de la distillation du goudron, que Ton obtient lors de la carbonisation du charbon de terre ; on fait dissoudre dans cette huile de la gomme élastique ou caoutchouc que Ton a divisé. Lorsque la dissolution est faite, on conserve ce vernis pour l'appliquer à plusieurs reprises avec un pinceau sur un des côtés d'une étoffe. On pose alors -sur cette étoffe ainsi vernie une autre étoffe que Ton fait passer entre deux cylindres. Les étoffes, en se joignant, forment, au moyen du vernis, une étoffe double, imperméable à Teau.Ce vernis peut être employé dans la confection des chapeaux imperméables.
Préparation ponr les tofks Imperméables.
Prenez un litre d'huile de lin cuite, 125 grammes de résine élastique ; on les fait bouillir dpucement pendant" deux heures ; quand la résine est fondue, on y ajoute trois autres litres d'huile cuite, un demi-kilog. de litharge, et on fait bouilHr le tout ensemble jusqu'à ce que ce soit bien dissous et bien homogène. Cet enduit doit être mis encore chaud sur les toiles , qui restent flexibles , très-solides et imperméablesl
Pâte minérale pour les rasoirs.
Graisse de mouton 250 grammes.
Cire jaune • . 125
Sanguine ou ardoise pulvérisée. , . 250
Emeri 125
Acide muriatique 16
On fait fondre le suif dans une terrine vernissée , on Técume et on y met la cire ; une fois que le tout est bien
liqttîde, on y ajoute la sanguine ou l'ardoise pilée» broyée et passée au tamis de soie. Si vous mettez la sanguine , la pâte sera rouge ; l'ardoise la rendra noire ; ajoutez l'émeri bien pulvérisé et rendu en poudre impalpable, laissez bouillir quelques instants en remuant toujours, puis ajouteaf l'acide muriatique et un peu d'essence de lavande, et versez, une fois en consistance de miel , dans un papier préparé d'avance et plié sur les bords. Lorsque la masse est bien figée , vous la coupez en tablettes et vous en étendez sur les cuirs qui sont trop secs.
Manière de dorer sur verre à camée.
n fut un temps où l'on faisait sur verre des portraits à la silhouette avec de l'or. Voici comment on faisait l'application de cet or : après avoir bien nettoyé le verre, on hâlait dessus , puis on appliquait l'or. On a trouvé maintenant que l'on obtient plus de solidité et un plus beau bruni en passant avec un pinceau sur le verre un peu d'urine, que l'on laisse sécher avant d'y mettre Tor; ensuite on fait un petit tampon de velours de soie qu'on passe légèrement dessus pour brunir la dorure \ puis , au moyen de vignettes , vous encadrez soit votre gravure ou votre portrait, même la peinture sur verre ; niais vous avez soin de passer une brosse sur votre vignette pour qu'il n'y reste rien , attendu que cela formerait sable en mettant un fond.
Procédé pour enlever au bols les vieilles peintures sèches et vernies.
On met dans un litre d'eau 31 grammes d'acide sulfurique ; on fait fondre dans l'eau 125 grammes de potasse rouge en pierre 5 quand le tout est mélangé, on le passe à chaud avec une brosse un peu ru^de : il n'est aucune peinture qui résiste à ce Uniment, et le bois n'en est nullement altéré.
Manière de faire le sirop d'orgeat.
Prenez amandes douces, récentes et inondées, un kilog. et demi; amandes amères, un demi-kilog.; eau ordinaire, 3 kil.; sucre blanc, 5 kilog.; eau de fleur d* oranger, 125 gram., ou essence de citron, 5 grammes.
Après avoir mondé les amandes en les laissant tremper six ou huit heures dans Teau fraîche, et non dans Teau chaude, comme on le fait assez souvent, on les pile dans un mortier de marbre avec une partie du sucre , ce qui est avantageux pour empêcher ou au moins retarder la séparation de la partie émulsive ; et, lorsque les amandes sont réduites en pâte molle , fine et homogène , on la délaye dans Teau en remuant toujours ; on fait bouillir le tout pendant cinq ou six minutes; on ajoute l'essence de citron ou l'eau de fleur d*oranger, on passe à travers une toile, et, quand le sirop est froid, on le met en bouteilles.
Sîrop de guimaave.
Prenez 92 grammes de racine de guimauve sèche, que vous laverez à plusieurs reprises pour bien emporter toute la terre ; ôtez-en la première écorce ,'en ratissant légèrement ; fendez-la et çoupez-Ia par morceaux , et faites bouillir dans quatre litres d'eau pendant sept ou huit minutes seulement , parce que la racine de guimauve , en bouillant plus longtemps, formerait un mucilage capable de gâter votre sirop ; passez cette décoction dans un linge serré , et faites-y fondée deux kilog. de sucre par litre ; clarifiez ce mélange aux blancs d'œufs ; écumez-le avec soin; faitesJe cuire au petit perlé ; alors retirez promptement du feu le sirop, laissez-le refroidir et mettez-le en bouteilles.
Fait de cette manière , votre sirop aura la saveur de la
guimauve; il en aura aussi les qualités émoUientes. Le sirop de guimauve que l'on vend dans les boutiques est plus agréable» parce que les confiseurs n^emploient que les fleurs au lieu de la racine ; mais il n'a pas les mêmes propriétés.
Essence de savoQ pour la barbe.
On prend de Teau-de-vie à 24 degrés Réaumur , qu'on met dans un matras avec une quantité suffisante de savon râpé pour saturer Teau-de-vie; on ajoute 4 grammes de carbonate de potasse par 500 grammes d*eau-de-vie ; on place le matras au bain-marie , et , lorsque le savon est fondu, on filtre et on aromatise avec Tessance de citron ou de bergamotte.
Ce savon empêche la rudité de la peau, et ne laisse aucune cuisson produite souvent par Tâpreté du rasoir.
Haoière de faire le sayon fin pour la barbe.
On prend un demi-kilog. de savon blanc râpé ; on le met fondre sur le feu dans un demi-kilog. d'eau de pluie, ayant soin de le remuer continuellement jusqu'à ce qu'il soit fondu ; quand la masse est compacte, on met dans un peu d'esprit-de-vin de Tessence de bergamote que l'on mêle bien avec le savon liquide, puis on le verse dans des moules en plâtre dont on trouvera la recette ailleurs.
Faire du savon à la rose.
On procède comme ci-dessus , et l'on ajoute cinq à six gouttes d'essence de rose dans Tesprit-de-vin. On colore avec le cinabre, pour avoir la couleur rose, toute substance végétale pouvant virer au violet au moyen des alcalis qui se trouvent dans le savon. Le cinabre doit être en poudre très-fine , et on ne le met que quand le savon est bien
fondu. On peut le colorer aussi avec le précipité pourpre de Çassius, mêlé avec de l'oxyde de manganèse en poudre fine : et comme on trouve des oxydes métalliques de toutes les couleurs, on pourra les varier à Vinfini.
Savon ]anne.
On procède de la même manière que ci- dessus, et on ajoute le parfum que Ton veut ; on le colore en jaune avec Toxyde de chrome ou du minium.'
SavoQ vert.
U ne difi^re pas des autres ; seulement on le colore avec de l'oxyde de chrome et de l'oxyde de cobalt; on lui donne le parfum que l'on veut.
Pâte écoDomique pour blanchir les mains.
Faites bien cuire des pommes de terre, les plus blanches et les plus farineuses que vous pourrez trouver ; pelez-les, écrasez-les bien et déFayez-les avec un peu de lait : la pâte d'amande n'est pas meilleure.
Pommade pour les lèvres.
Prenez 31 grammes d'huile d'amandes douces préparée sans feu , et 5 grammes de suif de mouton bien frais ; ajoutez-y un peu d'orcanette pour donner de la couleur ; soumettez le tout à une douce chaleur et passez à travers un linge. Au lieu d'huile d* amandes douces , on peut se servir d'huile au jasmin ou de toutes autres fleurs , qu'on prépare en faisant infuser ces fleurs dans une huile quelconque.
Pastilles à parfumer les appartements.
Prenez un demi-kilog. de charbon de boulanger bien
pilé et tamisé fin, 30 grammes de benjoin, 10 grammes de storax, 10 grammes de baume du Pérou; puis ^vec de l'eau de gomme faites une pâte du tout , que vous diviserez en petits morceaux auxquels vous donnerez la forme d'un cône.
Dépilatoires.
Les cheveux poussent quelquefois d'une manière bizarre : tantôt ils s'avancent sur le milieu du front en toupet, tantôt ils descendent le long des oreilles en manière de favoris comme aux hommes , tantjôt aussi ils «'étendent sur la nuque , où ils forment une sorte de collet. Tous ces accidents ont un effet désagréable et ridicule. Couper ces cheveux les rend plus épais et plus forts , les arracher est impossible , les dépiler est quelquefois dangereux. Voici les dépilatoires le plus en usage.
L'eau de chaux vive distillée est un excellent dépilatoire. On imbibe une plume de cette eau , on la passe légèrement sur les endroits dont on veut faire tomber les cheveux, et on a soin ensuite de les frotter avec un peu de pommade pour empêcher la trop grande action du caustique.
Autre.
On mêle 30 grammes d'orpiment rouge avec égale quantité de chaux vive ; quand on veut s'en servir , on en délaye dans un peu d'eau, et on l'applique sur la peau jusqu'à ce que le poil se détache : ce qu'on obtient bien plus vite en s'exposant à une température élevée.
Pour teindre en^bran ou noir les cheveux roux.
Prenez 250 grammes de litharge d'or, 125 grammes de chaux vive , 62 grammes de charbon de bois ; mêlez ces poudres ensemble, et formez une pâte au moyen d'eau
chaude quand vous voudrez vous en servir. Elle s'emploie de la même manière que celle ci-dessous. Pour que la pâte reste humide dans les cheveux , on les couvre avec une fine toile cirée , on les lie avec un mouchoir , et après deux heures on lave la tête avec de l'eau tiède au Heu & savon. On se sert aussi , pour nettoyer les cheveux, de quelques jaunes d*œufs qui produisent un excellent effet. Si les cheveux doivent être teints en noir , on ne les lave que trois heures après.
Poudre pour noircir les cheveax.
On mêle ensemble le plus exactement possible 30 JtMx^'ifi^ grammes de Céçuse et 15 grammes de chaux vive pulvé* ' risées ; on fait avec cette poudre june pâte qui doit avoir la consistance d'une bouillie épaisse , dont on frotte le» cheveux jusqu'à ce qu'ils soient bien humectés ; on les couvre ensuite avec une feuille de chou et on met un bonnet par-dessus pour les préserver du contact de l'air.
On fait cette opération le soir , et le lendemain on secoue les cheveux pour en faire sortir la poussière qui les recouvre ; on se lave la tête avec de l'eau et une brosse , et, après Tavoir essuyée , on y passe un peu de pommade.
Ce procédé n'altère point les cheveux, qui sont toujours d'un fort beau noir. On n'a besoin de répéter 'cette opération que tous les trois ou quatre mois.
Remède contre les maux de dents.
Qu'on prenne du poivre pilé et qu'on l'éparpillé entre un morceau de toile de la grandeur de quelques mains ; qu'on mouille avec de Teau-de-vie forte , et qu'on place ensuite sur la joue du côté où sont les douleurs.
Mais , si les dents sont creuses , on trempe un fil d'archal dans Tacide muriatique; on laisse tomber la goutte
qui y est suspendue dans la dent, ce qui aussitôt calme la douleur , et , en répétant l'opération plusieurs fois , on fait mourir le nerf souffrant^
Fondre dentifrice.
Mêlez ensemble 15 grammes de sucre tamisé, huit grammes de kina gris en poudre» 4 grammes de crème de tartre insoluble , 16 grammes de poudre de charbon tamisée, et 7 grarnmes de cannelle.
Cette poudre convient surtout aux gens dont les gencives sont molles et saignent facilement.
Poudre de corail pour les dents.
Prenez deux douzaines d*os de- sèche, une de briques bien rouges et bien friables , un demi-kilog. de laque plate, 250 grammes de laque carminée, 62 gr. de girofle, 31 grammes de cannelle, 31 grammes de coriande et 31 grammes de bois de Rhodes. Pilez tous ces ingrédients , passez-les au tamis de soie , et servez-vous-en à la manière ordinaire.
Kau dentifrice.
Prenez : eau-de-vie à 21 degrés, 128 grammes ; vinaigre de bois , 16 grammes ; potasse , 10 grammes ; teinture de girofle et de canijelle , de chacune 20 gouttes.. Mêlez exactement, afin que la potasse forme une sorte de savonule avec les principes huileux volatils. Le repos rend cette liqueur claire. On la mêle à quatre fois son volume d'eau, pour se nettoyer la bouche et les dents ; elle prévient leur carie et enlève les douleurs.
La quintefeuille pilée, et dont vous faites tiédir le jus, est un excellent topique pour le mal des gencives.
Eau de Cologne de Jean-Marie Farina.
On met dans un litre d'esprit-de-vîn à 33 degrés gros comme une noisette de benjoin et 6 grammes de semence de petit càrdamme ; on les laisse infuser quarante-huit heures ; ces inatiferes étant susceptibles de troubler la liqueur , on la clarifie avec du noir d*ivoîre , environ 15 grammes par litre ; on secoue bien la liqueur ; on la laisse reposer , on la filtre dans un papier non collé sur un entonnoir, et^on ajoute les essences suivantes :
Essence de bergamote. ... .6 grammes.
— de romarin, . . • . .3 — ' decitroii. .... . . 8
-^ d orange. , . • . . . 3 «
— de néroli. . . . . ... 12 gouttes.
— d'enis 2
— de lavande ..... .3 grammes.
— de girofle 2 gouttes. ^
On secoue letout ensemble, et on* filtre de nouveau.
. : M ,, j Autr0^atjeC;ologi«Bpln$8liiiple-
Alcool* 3â degi;és. /• \ . . . , ., 1 litre.
Essence de cftron et de bergamote. . • 8 gramnies .
— ' ' de. cédrat. ...... 4 -
—^''d^'^ lavande.: \ • • • • .2 »
— ^ " de 'fleur 'd* oranger. . . . 10 gouttes.. —.. de benjoin. . , ^. . ' ,,/• 12 graj|i»ae$.,
Moyen de gaérhr les cors. ,, r
Un A^ààà^^m^Û''A^M6^ '
nant sè^îf^efe^^èfiïà^^^^àTix'^^^tiï Àttsetot sbuvôht^de " grandes douleurs » indique pour guérir les cors aux pieds »
dont il a fait une étude spéciale , le procédé suiYant, qui lui a, dit-il, réussi dans toutes ses expériences :
En frottant le cor avec une pierre ponce taillée en forme de lime et trefmpée dans de Veau de potasse. Ton voit ses différentes couches se détacher successivement comme une bouillie ; on répète cette opération jusqu'à ce que Ton soit parvenu au point sensible par lequel il est uni à la peau, dont la sensation de picotement vous avertit qu'il faut s'arrêter. En répétant de t^ps en temps cette manœuvre parfaitement innocente , on ne laisse jamais venir la douleur qixe fait éprouver le cor, bien moins par luimême que par la pression qu'il exerce sur les parties sensibles dans lesquelles il tend à s enfermer. L*eau de potasse n'attaque pas les parties environnantes var lesquelles on ne fait pas agir la lime.
. Remède contre la goutte.
Le docteur Marc , çaéicli^qii? du roi, a camumhiqué à M. A. Chevalier, chimiste, près de la préfecture de police, la méthode qu'il emploie contre la goutte. Il fait prendre à ses goutteux, pomme préservatif, deux ou troi$ fois par mois, 15 grammes dé magnésie calculée dans un peu d'eau ; itfàitboire j)ar-dessus un demi-verrç de limonade.
Cette médicatioA est un très-doux puifgatif qui, ^ sans prévenir les accès' çl'une mamèrè absolue^ en diminue la fréquence'ét Tés ftnd fort bénins. .î r,
Lorsq\?e^^é^â^'k6cSs cominencent à se déclarer, il fait prendre chaque jour 16 grammes de magnésie calcinée» et s'il y a douleur, rougeorou tum^faciion, il fait envelopper la partieMla^^ç^^çjnj^ior^
magnés^^otj^^ç^^^rb^^ 9l}pu3^^;VYjBl<»Bé.4^ taffçt^. gomme, ^i^^i^ ^yr ^^-'o ?:/ -'v ;?^ t-z-v •.:;.i! ..■ . ;' >';•■•
Topiqae contre la gontte.
Prenez un litre d'eau de chaux nouvellement préparée, et une teinture de safran gâtinais faite avec Talcool à 34 degrés, 16 parties ; safran gâtinais, une partie.
Après une infusion de quinze jours, on ûltre et on mêle àTeau de chaux. H se forme un dépôt en partie composé de chaux, dont l'excédant est destiné à entretenir la saturation de Teau , lorsque le contact de l'air la précipite à l'état de carbonate.
On conserve cette composition dans des bouteilles bien bouchées; on l'applique, étendue sur un cataplasme de farine de Kn ,.sur la partie malade.
Ce remède , expérimenté fort longtemps par l'auteur , est , il paraît , souverain contre cette pénible maladie.
Procédé pour dorer le fer , Facier et le cuivre.
On frotte le fer ou le cuivre bien légèrement avec de la pierre ponce ; on le met chauffer jusqu'à ce qu'il soit d'un bleu bien léger ; on applique l'or en feuilles et on ravale légèrement avec un brunissoir ; on remet sur le feu, et Ton renouvelle cette opération trois ou quatre fois, suivant la dorure que l'on veut obtenir, et on brunit bien quand la pièce est froide. *
Procédé pour dorer lé plomb , Tétain et le fer-blanc.
Prenez poix résine, 1 kjilogr.; huile de térébenthine, 125 grammes; fondez le tout sur un feu doux pour en faire un vernis que vous appliquez avec un pinceau sur les plaques à^ dorer , puis étendez aussitôt par-dessus des feuilles d'or ou d' argent qui s'y adaptent très-solidement.
Blanchir les pièces de laltoa sans argent.
On remplit un vase en fer aux trois quarts d'eau , et on ajoute 30 grammes de crème de tartre par 750 gramm. ( 3i4 kilog. ) d*eau y quand le tout a bien bouilli, quQ le tartre est fondu , on y met de Tétain de Malaca, laminé ou en rubans , de manière à ce qu'il se dissolve promptement , et , au bout d'un quart d'heure d'ébullition , on y met les pièces à blanchir, que Ton a décapées à l'eau seconde et essuyées; on laisse ces pièces jusqu'à ce qu'elles soient bien blanchies; à mesure que l'eau s'évapore, on en remet d'autre avec de la crème de tartre, car le blanchiment cesserait de s'opérer sans cette précaution. On peut se servir très-longtemps de cette eau quand on a soin de l'alimenter.
Procédé pour bien argenter le cuivre.
On prend 10 grammes de précipité d'argent, 6 gramm. de sel de tartre , 6 grammes de sel blanc , le tout en pou-* dre fine; on y ajoute une très-petite quantité de sulfate de fer, et on frotte avec ce mélange la pièce à argenter , que l'on humecte auparavant avec un peu d'eau; puis on lave bien la pièce et on la sèche avec un morceau de laine.
Argenter Tivoire.
On laisse tremper l'ivoire dans une dissolution faible de nitrate d'argent , qui colore peu à peu l'ivoire en jaune ; alors on le retire et on le plonge dans de l'eau bien pure, pour l'exposer au soleil, dont l'action le rend noir au bout de quelques heures; en le frottant, il devient très-.brillant. Il faut se servir du nitrate d'argent avec beaucoup de précaution , car c'est un violent poison. L'ivoire, par ce procédé , est argenté d'une manière très-solide.
- 50 ^ Ârgenter les rabans.
On dessine le ruban en se servant de pinceau ou de plume neuve trempée dans du nitrate d'argent, dans lequel en a mis un peu de gomme arabique , afin que ce ne soit pas si coulant ; on laisse sécher quelques instants , et on place l'endroit où Ton a dessiné au-dessus d*un vase dans lequel on a mis du zinc et de Tacide sulfurique ; après quelques instants , l'argent se réduit et adhère fortement àrétofife.
Donner à Tétain l'apparence de l'argent.
On fait fondre parties égales de cuivre fin et d'étain doux ; on y ajoute égale partie de bismuth et d'antimoine, puis on broie le tout avec un peu de résine, de sel ammoniac et de térébenthine ; on le met en boules et on le fait sécher à l'air : la poudre de ces boules répandue sur Tétain fondu lui donnera la coulear etladure^ de l'argent, dont on aura peine à le distinguer.
Graver sur le fer , l'acier , etc., etc.
On fait chauffer une lame de couteau, de sabre ou tout autre objet d'acier sur letjuel on veut graver; on frotte cette lame avec de la cire , de manière à ce qu'il en reste une couche bien unie et la plus mince possible; on 'écrit suflacire avec une plume, de manière àpénétrer jtec^'à l'acier; on verse sur la gravure'un peu de vinaign&<ïô%)n saupoudre de sublimé corrosif ; cinq à dift minuties après , auivantqueron veut que la gravure soit profonde , on expose la lame à la chaleur pour enlever la cire, et l'on aperçoit bien distinctement les caractères tracés sur k lame.
Procédé pour donner aax agates une plaa grande valeur.
Faites absorber aax agates de Thuile pendant quelques heures , essuyez-les et trempez-les dans l'acide sulfurique ; ensuite vous les soumettez à une chaleur convenable jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de dégagement de vapeur d'acide sulfureux, puis lavez-les dahs l'eau.
Les agates , par ce moyen , prennent une teinte qui les rend d'autant plus précieuses que la couleur est plus intense •et les veines mieux marquées.
Ciment des orfèvres , des graveurs , etc.
B est composé de briques, de chaux vive et de mâchefer broyés ensemble , et dont on forme une pâte avec de l'eau.
Ciment turc.
Ce ciment, qui sert à souder les pierres fines et autres, se fait avec un soluté aqueux de colle forte , de gomme ammoniaque et de teinture alcoolique de mastic.
^ MftStlc résistant au feu et à l'eau.
On fait cailler légèrement du lait avec du vinaigre -, on «épare le caillé à froid du liquide , et on le mêle aussi bien que possible avec du blanc d'œuf que l'on a bien battu ; on ajeute à ce mélange de la chaux vive en poudre pour en faire une pâte assez dure ^ et on l'emploie aussitôt. Ce «aastie a Favaiitage àe se mettre au feu sans se fondre, • 'et à Teau sans en attirer l'humidité ; on peut s'en servir avec avantage pour les marbres des poêles , des chemi*» néei , etc.
' Mastic pour conduits en métal.
On fond du suif et on met dedans de la chaux vive en poudre jusqu'à consistance de mortier; on en met sur de la filasse , et on lie bien autour du tuyau : ce mastic ne craint pas rhumidité , et il est dur comme une pierre.
Mastic pour rejoindre la porcelaine cassée.
Prenez une tête d'ail et écrasez-la bien soigneusement pour en faire une espèce de pâte ; frottez-en les morceaux cassés , et réunissez les parties en les serrant fortement ; liez-les avec du fil de fer, suivant la force de la pièce , et faijtes-la bouillir dans une quantité suffisante de lait pendant une' demi-heure. Après cette opération, la porcelaine sera parfaitement recollée, et sans que Tail qui a servi communique son odeur à ce que Ton peut mettre dedan».
Colle excellente pour les cristaux, le verre, la faïence, etc.
On fait dissoudre dans de Tesprit-de-vin de la colle de poisson ; on y met un tiers de son poids de gomme ammoniaque y on fait dissoudre le tout au bain-marie ; on connaît que la matière est assez forte quand , en en faisant tomber une goutte , elle devient très-solide en refroidissant. Oa met les morceaux à coller dans de Veau chaude ; on étend la colle sur les parties séparées ; on les tient bien serrées r et on les trempe dans l'eau froide,' en les serrant toujours. On tient cette colle dans une bouteille , mais pour s'en servir, on la met dansTeau chaude.
Ternis pour les moules en plâtre , de manière à ce qu'ils ne se fendent ni ne s'écaillent en coulant des matières dures, comme cuivre» fonte, etc.
On fait fondre du savon vert et de Tessence de térében-
Ihîne ; on met une gousse d'ail dans un linge et autant de lîthaiçe d'or dans un autre , et on laisse cuire le tout pen- -dant deux heures environ. On passe ce vernis sur les moules en plâtre, qui ont été rais un jour dans un four de boulanger pour les bien dessécher-, on les y remet également pour durcir ce vernis ; et , en faisant ainsi deux ou trois Applications en les mettant chaque fois dans le four, on -peut couler dessus sans crainte de les détériorer.
Enduit moins dur pour mouler le plâtre.
On fait fondre du savon vert dans de l'eau , près du feu; on en passe avec un pinceau sur les moules , et on les fait «écher dans un four ; on passe trois ou quatre couches, et on les met toujours sécher de la même manière ; mais , Avant de mouler, on y passe de l'huile fine avec un pinceau.
Pour dorer le plâtre.
On fait une colle avec de l'amidon et de la colle de Flandre , en consistance de bouillie , et on • en passe au pinceau sur les parties à dorer; ensuite on étend par-dessus des feuilles d'or, qui s'y attachent facilement.
Pour dorer le marbre.
On prend du bol d'Arménie , le plus fin possible ; on le broie à l'huile de lin siccative ; on en passe sur l'endroit à <lorer, et, avant que ce soit sec , on y met l'or, qui s'y Adapte d'une manière inséparable.
Procédés pour faire les vernis blancs à l'alcool n^* 1, 2, 3.
Sandaraque. ........ 250 grammes.
Mastic en larmes 64
Késine élémi. ....... 32
Térébenthine 64
Alcool à 33 degrés. , . • . . 1 litre.
On met les gommes-résines dans une bouteille au bain» marie avec Talcool jusqu'à ce qu'elles soient dissoutes , et on ajoute la térébenthine ; quand le tout est reposé , on le tire au clair. On emploie ce vernis à l'intérieur des appartements , pour le bois , tapisserie , etc. On distingue deux autres vernis sous les noms de n® 2 et n® 3 ; ils ne différent de celui-ci qu'en remplaçant , pour le n*^ 2 , la résine élcmi par le double de galipot ; et pour le n® 3 , le galipot remplace également le mastic , et , de plus , la térébenthine que Ton emploie dans ces deux derniers est celle de Bordeaux. Ces derniers vernis sont moins beaux que le n<> 1, ek moins solides ; on ne les emploie que pour des objets moins soignés.
Vernis des ébénistes.
Gomme laque blonde , 85 grammes ; alcool à 33 degrés^ 1 litre. On opère la solution à froid dans une bouteille , en ayant soin de remuer souvent; les ébénistes l'emploient sans le filtrer. v
Vernis à décalquer sur verre et sur bois.
Sandaraque. .» 250 grammes»
Mastic en larmes 64
Galipot en larmes 125
Térébenthine de Venise. ... . , 250
Alcool. 1 litre.
Ce vernis sèche lentement ; il doit être préparé avec soin et filtré , afin qu'il ne ternisse pas les lithographies^ sur lesquelles il se pose. Cn soumet ces substances, introduites dans une bouteille , au bain-marie, en les remuant jusqu'à solution parfaite.
Vernis pour la dorure.
Gomme laque en grains 125 grammes.
Gomme-gutte 125
Sang de dragon 125
Roucou 125
Safran. 32
On fait macérer le sang de dragon, le roucou et le safran
dans un litre d'alcool , la gomme laque et la gomme-gutte
dans un autre pendant huit jours. On les conserve ainsi ;
on les mêle au moment de s'en servir, afin de pouvoir
varier les nuances à volonté.
Vernl^d'or.
Laque en graine, 190 gr.; sang-dragon, 4.
Succin, 60; safran, 2.
Extrait de santal rouge, 2 ; alcool , 500.
On fait dissoudre et Ton passe. On l'applique sur les métaux.
Verûls au copal.
Copaldur. •••••..» 600 grammes.
Huile siccative» 250
Essence de térébenthine 500
On dissout ces trois substances dans des vases séparés; on fond le copal; on fait chauffer T huile siccative prête i bouillir, et on l'ajoute peu à peu au copal fondu , ayant bien soin de remuer, afin de favoriser la combinaison. Quand ces deu3^ substances sont mélangées , on y ajoute l'essence avec beaucoup de précaution. Il en est d'autres qui préfèrent fondre la térébenthine avec le copal , parce qu elle se dissout plus facilement ; mais il ne faut pas le faire sur le feu, afin d'éviter l'inflammation, qui devien drait fort dangereuse.
Vernis qui sèche en denx heures.
Dans deux litres d*esprit-de-vin faites fondre aa bainmarie 313 grammes de gomme laque, 250 grammes de sandaraque et 93 grammes de sang de dragon ; quand le tout est bien dissous et reposé , on le tire au clair et on le met en bouteilles ; il faut que Tesprit-de-Tin ait 36 degrés, ce qui est facile en en distillant à 33 degrés ou en prenant la première eau-Je-vie qui sort d'une chaudière.
Ternis pour les toiies méUUiqoes et pour le fer.
Essence de lavande 90 grammes.
Essence de térébenthine 250
Camphre 60
Ce vernis s'applique comme tous les autres.
Pour purifier l'huile de lin et la rendre bien siccative.
On met dans deux litres d*huile de lin 62 grammes de litharge d*or dans un nouet en toile avec 62 grammes de limaille de plomb; ensuite on y ajoute deux ou trois gousses d*ail et un morceau de croûte de pain bien ghillée ; on met le tout sur le feu pendant cinq ou six heures ; on le retire , et , après l'avoir tiré au clair, on le met dans une bouteille pour s'en servir au besoin.
Vernis imitant Téçaille.
Huile grasse 1 kilog. 500 grammes.
Copal 750
Essence de térébenthine 750
Térébenthine fine 750
Ce vernis est long à sécher ; il se polit avec la pierre ponce.
Vernis jaune d'or.
Résine laque en grains , sang de dragon en roseau , roucou, gomme-guite et safran gâtinais , de chaque 125 grammes ; alcool, 500 grames, qu'on laisse digérer pendant huit jours, et qu'on filtre ensuite à travers un papier. Ce vernis s'applique sur les bois, métaux et cuirs.
Moyen de connaître la pierre susceptible de fendre à la gelée.
Il sufEt d'imprégner la pierre que Ton veut essayer d'une dissolution saturée de sulfate de soude , et de l'exposer à l'air, qui produira l'effet delà gelée.
Nouvelle découverte pour morceler la fonte à volonté.
M. Laçasse, mécanicien à Nîmes, a reconnu que la fonte chauffée au rouge blanc se coupait parfaitement avec une scie.
Manière de souder l'acier fondu au fer , ou l'un à Tautre.
On met dans un creuset en grès 100 grammes de borax, 10 grammes de sel ammoniac et 50 gouttes ou environ d'esprit-de-vin. On met le creuset sur un feu de forge, et l'on fait chaufferie tout jusqu'à ce que ce soit bien fondu, ce qui dure à peu près quinze à vingt minutes ; et quand il ne reste aucun grumeau dans le creuset, et que la vitrification est claire et transparente, alors vous coulez la matière sur une tôle inclinée pour lui donner l'épaisseur qu'on veut. Il est bon de savoir qu'il faut la retirer du feu aussitôt la fusion , car , si elle y restait trop, elle perdrait sa qualité. Puis on s'en servira de la- manière suivante : après avoir ployé un morceau d'acier fondu en deux , on passe la lime sur les deux côtés et sur les parties
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qu'on veut souder , afin d*enlever la crasse qui* s*y est formée ; on prend un morceau de la composition , et on rétend avec le bout de la lime ; elle fond aussitôt ; quand les parties à souder sont couvertes de cette manière, on rabat bien tout autour afin d'ajuster les deux parties le mieux possible, et on le met au feu; aussitôt passé au rouge-cerise , on le bat sur Fenclume, ayantsoin de donner les premiers coups de marteau sur l'amorce et promptement, ensuite partout , afin que la soudure prenne bien. On peut remployer à tout usage, la soudure ne manque jamais.
Métal fasible à Teau bouillante.
On fond dans un creuset 30 grammes de bismuth , 20 grammes de plomb et 12 grammes d'étain successivement , puis on coule dans des moules.
On en fait souvent des cuillers à café, parce que le métal ressemble beaucoup à l'argent, et que, si on s'en sert pour mêler le café, les personnes sentent qu'elles fondent entre leurs doigts.
Nouvelle trempe pour le fer , qui le rend dur comme l'acier en le trempant seulement dans Tean.
On prend 31 grammes de prussiate de potasse, 7 grammes de sel ammoniac et 15 grammes d'os brûlés à blanc , qu'on broie séparément, et qu'on mêle ensemble ; ensuite il suffit, quand le fer est rouge , de passer dessus cette poudre au moyen d'un tampon, de le remettre au feu et de le plonger dans l'eau fraîche. Cette opération doit être répétée plusieurs fois, afin de rendre le fer plus dur. L'eau dans laquelle on a trempé le fer se conserve ; plus elle vieillit , meilleure elle devient.
Tremper des pièces minces sans qu'elles se voiienU
On enduit la pièce d*huile, on la trempe dans de l'eau tiède , on Tattache sur un croisillon avec du fil de fer ou toute autreforme de support, suivant la pièce à tremper ; on fait rougir le tout, et on plonge horizontalement dans Teau*
Tremper les burins très-dur pour tourner l'acier fondu.
U sufEt , quand ils sont rouge-cerise , de les plonger dans du mercure, sans leur donner de recuit : cette trempe n'est pas bonne aux outils sur lesquels on est obligé de ^pper.
Pour adoucir tous les fers et aciers.
On met les fers et aciers âans une boîte de fer entre deux couches d'un mélange de parties égales de charbon de bois, de limaille de fer et de cendres ; on tient la boîte au feu pendant une heure, et on la laisse refroidir.
Procédé très-utile et très-simple pour préserver de la rouille toute espèce de métaux.
Les fabricants anglais, pour préserver de la rouille les intruments de fer et d'acier qu'ils expédient au loin , les » saupoudrent de chaux vive ou les trempent dans l'eau de chaux. Les instruments de fer-blanc, traités de la même manière , se conservent brillants et intacts. Il n'est pas imseul de nos lecteurs qui n'ait à son usage des instruments de fer-blanc, d'acier, de fer, des tuyaux de poêle en tôle. Tous ces objets, trempés ou lavés à Teau de chaux, se conserveront indéfiniment. ,
Pour conserver l'éclat des armes.
On frotte les armes avec de la moelle de cerf, ou bien
on met de la poudre d*alun de roche dans du vinaigre le plus fort possible ; on passe de cette composition sur les armes avec un chiffon de laine et on Tessuie légèrement.
Pour transformer le fer en caiyre.
Le fer se change aisément en cuivre par le vitriol. On met dans un creuset un lit de vitriol en poudre, un lit de fer de manière à remplir le creuset, en ayant soin d'arroser ces lits avec du vinaigre très-fort auquel on ajoute du salpêtre, du carbonate de soude, du tartre et du vert-de-gris. Par ce moyen le fer prend vivement la couleur du cuivre.
Pour faire le melchior argental.
^On fond dans un creuset : 55 parties de cuivre , 23 de nickel, 17 de zinc, 3 de fer, et 2 d'étain. Ce métal imite parfaitement l'argent, est aussi dur et ne casse pas comme la composition connue sous le nom de métal d* Alger.
Nouvelle découverte pour percer le fer.
On dispose un bâton de soufre selon la forme que doit avoir le trou, ovale ou carré, etc.; il suffit ensuite de chauffer la pièce au rouge blanc , de saisir le bâton de soufre par un bout et de l'appuyer à la place où doit être le trou ; dans cette opération, il se forme du sulfure de fer, qu'on fait tomber à volonté.
Pour bronzer le cuivre.
On prend du vinaigre fort, 1 litre ; vert minéral , 15 grammes; terre d'ombre, 15 grammes ; sel ammoniac , 30 grammes ; gomme arabique , 15 grammes ; graine d'Avignon, 60 grammes ; sulfate de fer, 15 grammes.
On fait fondre les sels et les gommes dans une partie
du vinaigre, et on mêle le tout dans un vase solide ; on y ajoute la graine d'Avignon et 93 grammes d'avoine verte ; ensuite Ton fait bouillir le tout un quart d'heure, et 6n le filtre au papier gris; on l'applique sur la pièce au moyen d'une petite brosse, qu'on a soin de tenir toujours humide ; et, quand le bronze est bien pris partout, onja passe dans de l'eau froide et on la fait sécher dans la sciure de bois ; on fonce la pièce en mettant dans un verre d'esprit-de-vin 8 grammes de noir de famée.
Autre bronze moins vert.
On prend du vinaigre fort, 1 litre ; sel ammoniac , 30 grammes ; alun , 15 grammes ; arsenic , 8 grammes ; on mêle le tout, et, quand la dissolution est achevée, on s'en sert comme ci-dessus.
On peut encore faire un léger bronze en mettant dissoudre du sel ammoniac dans le vinaigre, et en l'appliquant de la même manière.
Moyen de bronzer les médaUles et statues de cuivre.
Pour donner à divers objets la teinte et le coup d*œil des bronzes antiques, il faut mélanger 4 grammes d'hydrochlorate d'ammoniaque et un gramme d'acide oxalique dans une pinte de bon vinaigre. Après avoir bien nettoyé le métal, on le frotte , au moyen d'une brosse , avec cette dissolution, dont on ne prend qu'une très-petite quantité à la fois; lorsque la dissolution devient sèche par le frottement, on en met de nouveau jusqu'à ce que le métal ait acquis le degré de teinte qu'on désire lui donner.
Pour rendre l'opération plus facile et plus prompte , on la fait au soleil ou auprès d'un foyer.
Fécale de marrons d'Inde et de glands.
M. Delacombe, de Guéret, nous écrit : « Des expériences répétées et faites avefc soin m'ont mis à même de constater avec précision que le marron dinde et le gland, parvenus à leur maturité et râpés aussitôt qu'ils ont été cueillis, donnent une fécule saine , légère , d'une saveur douce et sucrée, et d*un poids égal au sixième et plus de celui du fruit dépouillé de son écorce, produit à peu près ég"al à celui de la pomme de terre. Cette fécule, plus légère que celle de ce tubercule, se précipite moins promptement ; mais deux ou trois lavages suffisent pour la dépouiller complètement. La fécule de marron dinde est d'un blanc de neige , et ceWe du gland est d*un fauve pâle. QueHe ressource la population indigente ne peut-elle pas tirer de ces fruits si abondants , et qui pourrissent souvent feute d'emploi 1
^ La colle, dont l'usage est si multiplié dans l'industrie, faite avec ces fécules, est d'une excellente qualité. Celle du marron d'Inde est remarquable par sa blancheur.
Poar dter aux tonneaux le goût de mofsh
La vapeur de chlore ou les solutions de chlorure de chaux, de soude ou de potasse , ont la propriété de les désinfecter entièrement , ainsi que la chaux vive. A cet efiet on peut mettre 1 kilog. de chaux dans 23 litres d*eaiit que l'on bat bien dans la barrique ; il faut avoir soin de rincer et de mécher avant d'y mettre le vin.
Pour ôter le goût aigre aux banlquas.
On remplît la barrique au quart environ ; on fait Tdugîr des cailloux» que l'on jette dedans et qu'on remue fortement; on répète-cette opération suivant le besoin. On y
parvient également en rinçant la barrique avec une selution de sonde.
Pour ôter le goût de moisi aa vin.
On soutire le vin par un beau temps ; il faut surtout que les vents soient de nord ; on le met dans une barrique fraîcbement vide et de bon goût; on fait brûler une mëcbe dedans ; on y jette de bonne lie nouvelle et 60 grammes de noyaux de pêches piles ; on a soin de remuer la barrique tous les jours, pour aider la réaction; au bout de quir»ze jours , on le laisse clarifier, et on le soutire dans une bonne barrique que l'on mèche auparavant.
Moyen de corriger le via aigri.
On soutire le vin s'il est sur la lie , on fait bouillir un picotin d'orge dans quatre litres d'eau, et on le réduit à moitié ; on passe à travers un linge , on le met dans la barrique de vin et on fouette. Au bout de quinze jours, par un beau temps, on le soutire; il est bon de le couper avec d'autre vin plus fort en esprit, afin qu'il ne retourne plus à l'aigre. Ce vin doit être employé le plus tôt possible, car il est difGeile de le guérir parfaitement , à moins d'y ajouter un litre d'esprit.
Pour adoucir ua vin vert.
On y met par barrique deux kilog, de miel que l'on a fait fondre dans du vin ; on y ajoute du tartre .eh poudre ; on colle ensuite avec le jaune, blanc et coquille d'œufs. On laisse reposer cinq à six jours, et on soutire.
Pour ôter le goût de fût au vin.
On tire à dâir et par un temps sec le vin futé ; on le met >fi^ec de )alie!frtiîehéâansime autre barrique de bon goût;
on couvre la bonde de la mie d'un pain chaud sortant du four, oîi on a^mis quelques clous de girofle et delà cannelle ; on la laisse ainsi cinq heures; au bout de ce temps, on le fouette, et on le met en bouteilles quand il est clair.
Pour arrêter la ponsse du vin.
Il est plusieurs manières d'arrêter la pousse du vin : les uns soutirent le vin dans des barriques fortement imprégnées d'acide sulfureux au moyen de plusieurs mèches soufrées; les autres ajoutent un millième de sulfate de chaux au vin ; mais il paraît que Ton réussit encore mieux en y mettant 250 grammes de semence de moutarde.
Vin passé à l'amer.
Le meilleur moyen de remédier à ce défaut consiste à mélanger ^vec ce vin autant de vin analogue , qu'on doit mécher et tirer à clair.
Remède contre le vin tourné.
On coUç le vin avec le jaune, blanc et coquille d'œufs fouettés ; mais, s'il est vert, on bat bien les œufs et on y met une poignée de sel pour le rendre plus sec, avec 125 grammes de noir animal et 62 grammes d'acide tartrique pulvérisé; on le fouette bien, et on ajoute un litre d'eaude-vie ou d'essence de Médoc, si le vin en vaut la peine.
Remède contre le Tin blanc gras.
On le soutire s'il est sur lie ; on le fouette avec des blancs d'œufs et la coquille (on prend toujours douze œufs par barrique); on y ajoute deux poignées de sel et deux bouteilles d'eau-de-vie; on fait rougir du sable de mer ou des coquilles d'huîtres calcinées , 1 kilogramme ; on jette le tout dans la barrique, on fouette longtemps, nfin de bien
briser le vin, et au bout de quinze à vingt jours on le soutire.
On se sert aussi avec avantage de la colle de poisson pour bien clarifier le vin blanc.
Oter la couleur jaune au vin blanc.
Quand il aura été soutiré, on le fouette avec des blancs d'oeufs ou de la colle de poisson, et on y ajoute un litre de lait écrémé et bouillant, sans oublier de refouetter de nouveau; puis on le soutire au bout de quelques jours, et on le met en bouteilles.
Pour ôter les mauvaises odeurs au vio.
Il faut mettre dans le tonneau un petit sac contenant une poignée d*ache de jardin , qu on laisse huit jours au moins et qu on retire ensuite.
Préparation de la colle pour clarifier et coller la bière, le vin, etc., etc.
On prépare la colle comme il suit : on prend 62 grammes de colle de poisson en feuilles que l'on coupi; bien menu et que Ton met dans un verre d'eau froide en été, et tiède en hiver ; au bout de vingt-quatre iieures , si la colle est de bonne qualité, elle doit se pétrir facilement ; autrement on la laisse jusqu'au lendemain ; quand vous voyez qu'elle peut se pétrir, vous la triturez bien entre vos mains , de manière à en faire une pâte que vous brisez et rebrisez, en ayant soin de la plonger de temps en temps dans l'eau où elle a trempé, jusqu'à ce qu'elle soit bien liante et qu'il ne reste aucun grumeau. Quand elle est bien broyée, on la met dans un grand plat, et l'on y ajoute le reste d'eau en la délayant le mieux possible, soit avec une cuiller, soit avec un bâton; on y ajoute ensuite 6 litres de bon vin blanc, en la remuant toujours, jusqu'à
ce que la masse ait la consistance de gelée de viande. On la met ainsi préparée dans dés bouteilles pour servir au besoin. Un demi-litre par barrique suffit pour obtenir la clarification soit du vin blanc, de la bière, de Teau-de^-vie, ou de toute autre boisson spiritueuse.
Procédé peur faire le vîn de Mïriaga.
On prend seize bouteilles de vin blanc vieux , 2 kilog. de sucre en poudre, 8 grammes de cachou, 15 grammes de fîe.ur de carthan-e, 1 kilog» de véritables raisins secs de Malaga, bien piles; on fait bouillir le tout ensemble iine nrjinute sedement, et, quand il est refroidi, on filtre à la chaude ; on le met dans un vase goudronné pour qu il en prenne le goût, et après quelques jours on le met en bouteilles.
\h de Lacfyrîia Chrisli.
Prenez 25 litres de bon vin rouge, 250 gi'Ummes de coriandre, un kilog. de sucre, 50 gramines d^ flçurs de pavcts, 125 grammes de safranum, 4 grUmmes de cachou : on fait bouillir [e tout une seule minute ; on laisse refroidir ; on y ajoute 625 grammes d'esprit-dè-vin, et on filtre ; ensuite on met en bouteilles et on catehette soigneusement.
Vin muscat de Frontignani.
Prenez seize bouteilles de bon vin blanc vieux et soc , 1 kilog. de sucre, 500 grammes de raisins muscats secs , 4 grammes de noix muscade râpée, 15 grammes de fleurs de sureau ; mêlez le tout, laissez ' infuser pendant huit jouts; ajoutez -y ensuite un demi-litre d'esprit-de-vin ; filtrez et mettiez en bouteilles.
Vin de Madère.
Prenez seize bouteilles de bon vin blanc , 1 l^ilog. de sucre, 1 kilog. de figues sèches , 60 grammes de fleurs'de tilleul, 4 grammes de rhubarbe orientale , 1 décigramme d^'àloès succotrin ; faites bouillir le tout une minute ; filtrez et mettez en bouteilles.
Vin de Champagne mousseux fait avec du vin blanc, quel qu'il soit.
La manière est absolument la même que pour l'eau de Seltz, excepté qu'il ne faut que 2 grammes 11' acide tartrique , et que Ton peut ajouter 4 grammes de sucre candi blanc bien pur en poudre. Ce moyen, par des essais répétés, vous apprendra à le bien appliquer à la nature du vin!
Eau de Seltz.
Vdus emplissez d'eau une bouteille où vous avez à l'avance adapté un bouchoîi qui bouche bien; vousyiiYtroduiBcz 3 grammes d'acide tartrique en poudre et 2 gramœ. de bicarbonate de soude ; vous bouchez avec promptitude et solidité ; vous couvrez le bouchon diun nïorceau de toile que vous' ficellerez autour du goulot , et au bout de cinq minutes vous pouvez la boire. Cette eau peut se garder en ficelant la bouteille comme pour le vin de Champagne ; mais il est essèntieil, pour qu'elle soit de bonne qualité , que le bicarbonate ne soit point réduit par le contact de l'air à l'état de simple ôarbonate.
Cire pour cacheter les bouteilles.
On compose cette cire avec un kilogramme de poix résine, 500 grammes de poix de Bourgogne, 250 grammes de cire jaune , ou 90 grammes de suif, et 1?5 gramiaes
de mastic rouge ; on fait fondre le tout dans un vase sur le feu; on agite avec une spatule de bois jusqu'à ce que le tout soit bien fondu et mélangé : cette quantité suffit pour goudronner 300 bouteilles. .
Lorsqu'on veut nuancer la couleur, on ajoute des poudres qui peuvent la donner.
Poar faire reTenir à la raison nn homme ivre^.
Faites boire à la personne ivre quelques gouttes d'alcali volatil dans un verre d'eau froide ; mais il faut avoir soin de se promener à l'air aussitôt après , si l'on veut éviter des vomissements.
Pour changer le vin en très-fort vinaigre.
Prenez du tartre brut, gingembre, poivre long, de chaque partie égale ; mettez le tout pendant huit jours dans de fort vinaigre, puisôtez-le et laissez sécher ; quand vous voudrez faire du vinaigre, mettez un sachet de ces drogues dans le vin, il sera changé promptement en vinaigre.
Moyen de faire de bon vinaigre avec de mauvais vin.
Prenez 2 kilogrammes 500 grammes de tartre cru, mettez-le en poudre bien fine, versez dessus 500 grammes d'huile de vitriol , enveloppez le tout dans un sachet que vous suspendez dâna un tonneau de vin gâté , et agitez souvent pour que le vin s'en imprègne bien.
Pour rendre te vinaigre moins âpre.
II faut mettre dans le vinaigre simple ou distillé autant de sel détartre qu'il pourra en dissoudre.
Empêcher que le yinaigre ne se gâte en été.
Il suffit de le mettre sur un feu très- vif et de le faire bouillit une seconde ; il se conservera parfaitement à l'air libre ou dans des bouteilles demi-pleines.
Pour faire du ban vinaigre en peu de temps.
Jetez du bois de hêtre dans du vin, et vous verrez qu'il sera bientôt converti en vinaigre.
Pour rendre le -vinaigre plus fort.
On expose le vinaigre à découvert dans une terrine en grès pendant une nuit de forte gelée ; la partie aqueuse se glace, et il reste le vinaigre dans toute sa force.
Mojen de reconnaître si le vinaigre est falsifié avec Tacide sulfurique (huile de vitriol).
On fait évaporer le vinaigre au huitième de son volume ; on laisse refroidir, et on traite par de Talcool à 95 degrés ; on filtre la liqueur, on y ajoute de Teau distillée, on dissipe Talcool, et on traite le soluté par de Tazotate de baryte qui , séché et pesé , donne la quantité d'acide sulfurique contenue dans le vinaigre.
Pour conserver les cornichons verts et les confire.
On les fait macérer un ou deux jours dans la saumure ; on y verse ensuite du vinaigre bouillant ; après^es avoir décantés, on les plonge dans du vinaigre bien fort, avec les assaisonnements ordinaires ; on y ajoute 125 à 150 gramm. d'acide muriatique ( esprit de sel ) par pots de 20 litres : cet acide raffermit la chair, la conserve bien verte et n'a rien de malfaisant dans cette proportion.
Moyen pour enlever sur les étoffes les taches de fruits rouges.
n suffit de mouiller les taches avec de l'eau et de les exposer à la vapeur du soufre brûlant.
La vapeur enlève les taches en moins d'une minute ; il ne faut plus qve laver ensuite.
Pour ôter les taches d'une étoffe de soie blanche ou de velours ' cramoisi.
On mouille bien la tache d*esprit-de-vin, et on met dessus le blanc d*un oeuf le plus frais possible. On le fait sécher au soleil, et, quand iVest sec, on lé lave promptement dans l'eau fraîche. On répète cette opération suivant là ténacité de la tache. -
Essence pour détacher.
On prend de l'essence de térébenthine bien rectifiée , et la plus nouvelle ; on la mêle avec un dixième d'éther sulfurique non rectifié ; on la colore en jaune avec du curcuma, puis on filtre au papier gris : il suffit de bien frotter la^ tache avec un morceau de drap sur lequel on a eu soin de mettre de cette essence qui sèche de suite et enlève la tache comme par enchantement.
Essence parfumée à détacher.
Trois litres d'esprit- de-vin, 500 grammes de savon râpé et fondu dans une partie d'esprit-de-vin , 500 grammes 3e fiel de bœuf, préparé comme il est dit ci-dessous, 62 grammes essence de menthe ; on passe le tout au papier gris.
Savon pour détacher.
On râpe 500 grammes de savon blanc ; on le met d«:ns
un litre d'eau. de pluie que Ton a fait bouillir avec de la cendre , et l'on passe à travers nu linge. On met cette lessive et le savon fondre dans un plat , en le remuant continuellement ; on y ajoute six jaunes d'œufs bien battus , et on laisse bouillir le tout un instant , en continuant toujours de remuer. On peut ajouter, quand le mélange est bien homogène , quelques gouttes d'essence de citron avant de le mettre en moule. Comme tout le monde sait l5 manière de se servir du savon , il est inutile de l'expliquer.
Préparatioo du ûel de bœuf pour enlever les taches.
On met un litre de fiel de bœuf sur le feu ; on le fait bouillir, et on écume la matière azotée qui vient au-dessus; quand elle est bien écumée , on y jette 31 grammes d'a'un bien pulvérisé et tamisé , et , lorsque le mélange est refroidi, on le met dans une bouteille sans la boucher parfaitement.
Autre moyen.
On met un litre de fiel sur le feu et on Técurae de la même manière ; on y ajoute 31 grammes de chlorure de sodium réduit en poudre fine ; on laisse refroidir ; on conserve le tout dans une bouteille , sans la boucher parfaitement ; au bout d'un mois de repos , on décante les deux préparations et on les mêle ensemble par parties égales > puis on bouche bien pour s* en servir au besoin.
Préparation pour enlever les taches dégraisse, d'encre, de Tin, dé fruits , etc., etc., sur les revers de bottes , sur toute sorte de cuirs et parchemins.
D'une part , faites dissoudre dans 62 grammes d'eau distillée 4 grammes de chlorate de potasse ; versez ensuite 62 grammes d'acide hydrochlorique ; d'un autre
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côté , faites dissoudre dans une fiole 15 grammes d*huile essentielle de citron dans 92 grammes d'esprit-de-vin.
Tout ainsi préparé, réunissez les deux liqueurs et conservez le mélange dans un flacon bouché à Fémeri.
Procédé pour blanchir les blondes , les dentelles et les tulles.
Il faut : 1° les débâtir, les repasser, 'puis les plier Tunp^ sur Tautre; 2® les mettre dans une espèce de poche de toile blanche et les faire tremper dans l'huile d'olive pendant vingt- quatre heures ; puis vous faites une eau de savon bien forte, dan» laquelle vous jetez, lorsqu'elle est bouillante, le sac où sont les dentelles; vous les y laissez un quart d'heure, vous rincez le tout , vous trempez le sac dans de l'amidon, vous retirez les blondes du sac et les repassez de suite Tune après Tautre.
Après avoir blanchi les blondes , les dentelles et les tulles selon le procédé que nous venons d'indiquer plus haut , il suffit de les exposer à la vapeur du soufre pour les obtenir d'un blanc de neige admirable. Vous prendrez à cet effet une cloche en verre percée au-dessus , afin de pouvoir y adapter un crochet en fer pour y suspendre les blondes : cette cloche, bien entendu, doit être proportionnée à la quantité de blondes que vous avez à blanchir. Ensuite vous bouchez , quand le crochet est placé, le trou soit avec de la pâte , soit avec du plâtre ; puis, vous accrochez vos dentelles , vous mettez un peu de soufre sous la cloche , vous l'allumez et laissez les blondes exposées au contact des vapeurs pendant une heure au moins. De cette manière vous pouvez compter les obtenir d'un blanc aussi beau que si elles étaient neuves.
Procédé pour blanchir à neuf les cachemires , mérinos, poils de chèvre, le satin , et généralement tous les tissu^de soie.
On ajoute à Teau froide bien pure deux cuillerées d'essence de savon et une cuillerée de fiel de bœuf purifié ; on lave rapidement dans ce bain une fois ou deux , sllest nécessaire , et on rince à F eau tris-propre et très-légèrement chargée d'alun. (L'alun empêche les couleurs de couler.)
Antre procédé. ^
Prenez 6 litres d'eau, 122 grammes de soude, deux fiels de bœuf purifiés, 61 grammes de savon noir, et le jus d'un citron ; faites bouillir ensemble 4 minutes, et servez-vousen popr l'usage. On peut l'employer à chaud et à froid; il enlève également les taches.
Moirage des métanx.
1" On mêle ensemble deux parties d'acide nitrique, deux d'acide muriatique , et quatre d'eau distillée ; . 2° Ou bien 62 gramme» d'acide muriatique , 31 grammes d'acide sulfurique , et 250 grammes d'eau ;
S'' Ou bien 31 grammes d'acide nitrique , 62 grammes d'acide muriatique , 93 grammes d'eau distillée ;
4® Ou bien 125 grammes de muriate de soude, 62 grammes d'acide nitrique et 250 grammes d'eau.
On prend du fer-blanc anglais, celui marqué F, qui vaut mieux pour cet emploi que les autres ; on choisit un des procédés ci-dessus , on en imbibe une éponge et on passe une de ces compositions le plus également et le- plus promptement possible sur le fer-blanc , que l'on tiendra au-dessus d'une terrine d'eau ; aussitôt qfie le moiré est bien prononcé , on jette la feuille? dans l'eau. Il est du fer-
blanc sur lequel le phénomène s'opère en deux minutes, tandis qu'un autre exige huit ou dix minutes. Il ne faut jamais mettre de la composition sans éponge ; car Tacide rongerait promptement l'étain qui le couvre , et il se noircirait sans se moirer. Si Ton ne doit pas employer le ferblatte tout de suite, on Tessuie bien et on y passe une couche de gomme dissoute dans Teau , afin que le moiré reste dans sa beauté ; autrement on le vernit avec un vernis coloré, on ponce la première couche, afin de le rendre plus'net , et , après la seconde couche , on met la pièce à l'étuve, pour que le vernis durcisse davantage et devienne plus brillant.
Moyen de bien blanchir l'ivoire.
On fait dissoudre de l'alun dans de Teau , jusqu'à ce qu'elle blanchisse ; on fait bouillir les pièces d'ivoire pendant une heure dans cette eau , et on les frotte bien avec une brosse , de mainière à ôter la crasse qui sort de l'ivoire. Quand il n'en paraît plus , on les met dans un linge mouillé, ou dans la sciure de bois , de crainte qu'elles ne se fendent. On le blanchit encore en l'enduisant de savon noir, en le présentant au feu , et , quand le savon fond , on essuie bien la piècç , afin qu'elle ne restç pas jaspée.
Bianchlmcnt des os.
Prenez de la chaux vive et une poignée de son que vous, mettreE dans un pot neuf avec suffisante quantité d'eau ; mettez les os dedans , laissez bouillir jusqu'à ce que vous voyiez qu'ils soient entièrement dégraissés.
Procédé pour teindre la corne blanche^de toutes couleurs.
La seule upéparation préliminaire qu'exige la corne pour recevoir différentes couleurs consiste à la laisser
tremper pendant douze heures dans une solution d'alun ou d'acide acétique un peu concentré ; il suffit de la plonger ensuite dans une décoction de Femambouc, pour la teindre en beau rouge ; dans du safran mêlé d'alun, àparties égales, ou d'écorce d' épine- vinette avec un* peu d'alun , pour la teindre en jaune , et dans une dissolution de vert-de-gris dans l'aciJe acétique, avec un tiers de sel ammoniac, pour la teindre en vert : on convertit en bleu la belle couleur verte en la plongeant à plusieurs reprises dans une lessive bouillante de potasse ; la soude ne produit pas le même effet , etc.
Pour blanchir l'albâtre et le marbre blanc.
Prenez de la pierre ponce en poudre subtile , faites-la infuser dans du verjus pendant douze heures j mouillez-en avec une éponge l'albâtre ou le marbre ; il se blanchira parfaitement. On a soin de bien le frotter et de Tessuyer.
Procédé pour ôter les carreaux des vieilles croisées s«ns les démonter ni les casser.
On met de l'acide sulfurique dans une fiole , on la bouche bien et on perce le bouchon d'un petit trou ; on répand de cet acide sur le mastic, qui devient mou aussitôt ; on ôte le mastic avec un couteau pour enlever le carreau plus facilement.
Cire qui produit sur les meubles l'effet du vernis..
On met sur un feu doux 300 grammes d'eau de rivière, 8 grammes de sel alcali fixe de tartre , et 20 grammes de cire blanche coupée menu ; on remue bien jusqu'à ce que ce soit fondu : elle ressemblé alors à une eau de savon ; on la passe au pinceau sur les meubles ; l'eau s'évapore . et la cire reste par couche très-mince que l'on frotte bien avec du drap qui lui donne un poli très-brillant. On
peut remplacer le sel de tartre pur par le même poids de potasse.
Encaustique pour meubles.
On prend une partie de cire blanche, huit parties d'huile de pétrole ; on fait fondre sur un feu doux ; on passe une couche légère de cette composition sur le bois à polir tandis qu'elle est encore chaude ; Thuile s'évapore promptement et ne laisse qu'une couche extrêmegnent légère de cire , qu'on polira parfaitement en la frottant avec un morceau de drap sec.
Mauière de préparer Tencaustique pour cirer les appartements.
On fait fondre 60 grammes de cire jaune avec 60 grammes d'huile de térébenthine; on verse ce mélange dans un mortier que l'on a échauffé en y jetant de l'eau bouillante; on y ajoute l'un aprèsl'autre huit jaunes d'œufs, en ayant soin de bien triturer le tout ensemble , pour forrter une pâte que Y on délaye avec une pinte d'eau chaude que Ton met peu à peu en agitant continuellement avec le pilon. On applique cet encaustique avec une brosse , un pinceau, une éponge , sur les appartements parquetés , ou sur ceux qui sont pavés avec du carreau, et que l'on a d'abord peinta à- la détrempe ; lorsque l'encaustique est sec , ce qui a ordinairement Ueu au bout d'une heure ou deux dans l'été, et de deux eu trois dans l'hiver, on frotte fortement le plancher avec une brosse large et très-rude , adaptée au pied ou fixée à un long manche de bois que l'on conduit avec la main. Le plancher, après avoir été frotté, prend , un poli très-brillant , qui se conserve fort longtemps , pourvu qu'on ait soin de refrotter l'appartement de temps en temps , c'est-à-dire une ou deux fois par semaine.
Allumettes chimiques.
Phosphore , 4 gr. ; gomme arabique , 7 ;
Chlorate de potasse, 2 5 gélatine, 2.
On divise le phosphere dans la gomme amenée à Tétat de mucilage épais et qui doit être chaud. On fait fondre la gélatine, et on l'ajoute au mélange phosphore -, on broie le chlorate humecté pour éviter Fexplosion -, on le mêle au res<;e; on obtient une pâte avec laquelle on enduit les allumettes soufrées , que Ton fait sécher à Tétuve.
Avec la recette suivante , on obtient des allumettes qui n'éclatent pas lorsqu'on les frotte pour les allumer :
Gomme arabique , 16 gr. ; phosphore , 9;
Nitre , 14 5 oxyde de manganèse , 15,
Briquets sulfuriques.
On met dans une petite bouteille de Tamiante , et on l'humecte seulement avec de l'acide sulfurique , puis on y plonge^ l'allumette. On a soin de reboucher la bouteille quand l'allumette est retirée.
Mettre en état les yienx briquets.
On retire l'amiante de la bouteille , et on le met rougir sur une pelle afin que l'acide soit entièrement évaporé, et on remet dessus la quantité d'acide qu'il faut pour imprégner l'amiante.
Allumettes oxygénées et parfumées pour les briquets.
Fleur de soufre laVée, 75 centigrammes; benjoin > 75 centigrammes-, sucre pulvérisé, 48 centigrammes 5 on mêle le tout dans un mortier de marbre , et on y ajoute
4 grammes de muriate suroxygène de potasse , sans trop frotter, pour éviter Texplosion ; on en. fait ensuite une pâte molle au moyen d'une légère solution de gomme adragante , et on y trempe les allumettes , qu'on a déjà soufrées d'un bout à Favance.
Mercure fulminant.
Prenez 31 gr. de mercure et 375 gr. d'acide nitrique ^ faiteg fondre le tout si|r un feu doux dans un vase de terre vernissé ; après qu'il est fondu , laissez-le refroidir et ajolîtez-y 125 gr. d'alcool à 36 degrés , remiéttez ce mélange sur le feu , et laissez-le réchauffer jusqu'à ce qu'il bouillonne 5 retirez-le ensuite et faites-le fikrer dans un entonnoir de verre , puis fa?tes sécher le résidu , qui sera le mercure fulminait.
Ce produit présente rarement de graves dangers , attendu qu'il ne fait jamais explosion spontanément -, sa force d'expansion est cependant considérable , puisqu'on l'emploie avec succès pour faire saûlèr des quartiers de rocher.
X Or fulminant. .
Après avoir fait dissoudre des feuilles d'or ïlaîis l'acide nitro-muriatique appelé communément eau régale , il faut jeter cette dissolution dans une quantité d'eau distil^c^e d'environ quatre fois son volume , et ajouter à ce mélaflge de l'ammoniaque, jusqu'à ce qu'il ne se forme plus de précipité ; l'on Çltre ensuite ce mélange , et la poudre fine qui reste sur le filtre est l'or fulminant. Quelques graios de cette poudre exposée à la flamme d'une bojugîe suffisent pour produire une violente e^cplosionsf lorsque le temps éstfeec , le moindre contact ^ffit pour faire détonner cette poudre dangereuse .
Argent fulminant.
L'on fait dissoudre de l'argent dans de Tacide nitrique affaibli (eau-forte), et Ton y ajoute un peu d'eau de chaux, qui précipite le métal ; on filtre et on fait sécher , puis Ton jette^ur ce produit un peu d'ammoniaque liquide, ej loM obtient une poudre noire qui est de l'argent fulminant. Ce produit est bien encore plus dangereux que Tor fulminant : il détonne avec plus de violence, et il suffit du contact le plus léger ou d'une goutte d'eau, face pour qu'il fasse une explosion te en user avec beaucoup de circoBspeo
Pierre de touche éconoi
Prenez une pierre à feu ; frqttez dfessâ^^'t)!:! vous importe de connaître ; lorsque l'empreinte métallique est suffisv^mment marquée , enflammez une allumette bien soufrée , approche^ de la flamme le pKis possible l'endroit frotté ; si le métal n'est pas d'or, l'empreinte disparaîtra aussitôt.
Essai dea-draps.
Drap noir. Un soluté d'acide oxalique produit une taohe vert èlivâtre, s'il est teint en inJigo, et orange foncé, s'il l'est avec le boia de teinture et la couperose* — Drap bleu. Les acides forts le font virer .au rouge s'il est mauvais teint , et dans le cas contraire il ne chaiage pas.
Pondre désinfectante des matières fécales.
Sulfate de fer , 200 gr. ; sulfate de chaux , 265 ; Id. fie zinc , 10 ; charbon végétal , 10.
On fait , îivec qliantité suffisante d'eau , une pâte dont
150 kilog. suflSsent pour désinfecter 1,000 mètres d'égout.
PoQP enlever Todeur des appartements nouvellement peints.
Placez dans chaque appartement trois ou quatre baquets d'eau ; vous verserez dans chacun trente grammes d'acide vitriolique ; cette eau absorbera les émanations de la peinture en trois jours , si vous avez eu soin de chan«ger chaque jour d'eau.
Débarrasser une chambre des cousins.
Après avoir fermé les fenêtres, mettez-y» une heure avant d'aller vous coucher, une lanterne de verre allumée que vous avez frottée au dehors avec du miel délayé dans du vin où de l'eau de rose ; ce miel attire les cousins , et ils s'y attrapent de manière à ne pouvoir se débarrasser.
Chasser les moaches d'où Ton veut.
Lavez les murailles avec du jus de feuilles de citronnelle, après les avoir bien pilées ; les mouches n'en approcheront pas , ne pouvant supporter cette odeur.
Pour faire périr les mouches des lieux d'aisances.
D faut leur préparer les mets suivants , dont elles sont très-friandes : on fait dissoudre 8 grammes d'extrait de cassis dans une demi-bouteille d^eau bouillante; on y ajoute une petite quantité de miel ou de sirop , et on verse ce mélange dans une assiette qu'on met dans les lieux ; ou , mieux encore , on met dans une assiette du lait , du sucre et du poivre moulu bien fin : aussitôt qu'elles en mangent , elles trouvent une mort prompte. On peut éga-
lemant , quand elles sont répandues dans les lieux , allumer du soufre dans une assiette et fermer toutes les ouvertures pour qu'elles ne puissent en sortir ; il est certain qu'aucune ne pourra survivre à Teffet de la vapeur du soufre. On peut le faire une couple de fois , afin de tout détruire et de s* on débarrasser promptement.
Moyen de détruire les poax.
Quand on a pu réussir à détruire avec le peigne les poux que les enfants ont sur la tête , on doit avoir recours aux substances huileuses qui bouchent leurs stigmates , ou aux poudres âores qui les tuent , comme le staphisaigre , la co* que du Levant , le tabac , etc., etc.
Quant à ceux qui viennent sur les quadrupèdes, on peut les en débarrafise^par les mêmes moyens , ou avec des décoctions de poivre , de cédra , d'orpin acre. Il est plus difficile de les détruire chez les oiseaux ; mais on y réussira si Ton a soin de bien nettoyer leur poulailler ou colombier, et d'y brûler ensuite pour quelques sous de soufre , après avoir bien bouché les portes , les fenêtres , les trous , etc.
On les tue aussi au moyen d'un Uniment dont on se frotte la tête , composé de trente grammes de vinaigre , d'autant de staphisaigre en poudre , de miel , de soufre , et enfin de soixante grammes d'huile.
L'huile de laurier seule détruit leurs œufs et finit par empêcher teur formation.
MpyjBQ c(e faire périr les puces et les paniiifles.
Oh prend 90 grammes de staphisaigre en poudre ; on en met dans toutes les jointures des lits , dans les coutures » dans les coins de matelas et dans toas les lieux où les punaises se rassemblent ; au bout de deux ou ttois nuits, ceft
t^oogk
însectçs périssent et disparaissent. On peut se servir de la même manière du tabac , du poivre et de la résine d'euphorbe réduite en poudre.
Autre procédé.
On mat dans un réchaud plein de charbon allumé 15 grammes de galbanum et autant d*assa-fœtida ; on lève les couvertures , les matelas , les sommiers ou paillasses , et JHsqu'aux barres du lit, que Ton met à terre ^ on tient la chambre bien close et l'on bouche avec un drap l'ouverture de la cheminée. H faut faire cette opération de grand matin, pour n'ouvrir la chambre que le soir, à l'heure où l'on veut se coucher : à rinstant où l'odeur des drogues s'exhale, les punaises tombent sans mouvement , et s'il en reste quelques-unes , un jour ou derax après , on les trouve toutes desséchées.
La quantité de ees drogues que nous avons donnée suffit pour un appartement de quinze à vingt pieds carrés environ. Si par hasard il s'est échappé quelques-uns de ces insectes , on réitère rop^Tatfon. Le temps le plus propre à la faire est celui des grandes chaleurs.
Moyen de détruire les rats.
Prenez 125 grammes de mie de pain , 60 grammes de beurre , et 30 grammes de nitrate de mercure cristallisé ; mélango» feien toutes ce^ substances, et faites- en une masse que vous diviserez en petites portions afin de le& répandre dans les endroits peuplés de rats où de souris ; ils se laissent prendre d'autant plus aisément à cet appâ^ qu'ils aiment le beurre éperdûroent , ejt que le nitrate de mercure ^t çafts ocieur.
Autre moyen de les détruire.
Prenez 24 noix épluchées et un peu rissolées sur une pelle , avec 250 grammes de fromage d'Auvergne, et six noix vomiques râpées à la lime. Pilez le tout dans un mortier pour en former une espèce de pâte que vous partagerez en plusieurs morceaux de la grosseur d'un œuf de pigeon , et que vous placerez dans les endroits infectés par les rats et lès souris.
Moyen de détraire les taapes et les malots.
Prenez trois douzaines de noix bien saines et sècjies que vous ferez bouillir dans un chaudron avec de la lessive pendant un quart d'heure ; mêlez les noix avec des vers de terre» mettez-en dans les trous de la taupe et du mulot, et ils périront de suite après en avoir mangé.
Remède eontre la Jaunisse.
Cette maladie a pour caractère la coloration en jaune des yeux et de la peau, la teinte rouge, safranée des urines , et la décoloration des matières fécales. L'eau ou la décoction de carottes , de panais , les eaux panées » deux jaunes d'œufs dissous dans une tasse d'eau sucrée et pris pendant quinze jours , le petit lait , des baips , des lavements émollients, une nourriture composée principalement de végétaux herbacés , un exercice modéré et une douce gaîté, forment la baee du traitement. H &ut prendre aussi tous les deux jours , le matin à jeun, 15 grammes de sel de Sçdlitz et 2 grammes de sel de nitre fondus dans un verre d'edu. Cette méditation guérit promptement. Nous n'avons pas besoin de recommander l'éloignement de la cause qui aurait produit la maladie.
Remède contre les panaris*
Lorsqu'on esjt menacé d'up panaris , il faut se bâter d'en prévenir les accidents par le traitement suivant: quand le panaris naît de lui-même et sans cause connue , on doit avoir recours à tout ce qui peut calmer les inflammations : ainsi , on fera tremper la main entière dans de Teau tiède , et on Vy tiendra dans le bain pendant plusieurs heures ; à Teau tiède on pourra substituer des cataplasmes faits avec de la farine de graine de lin et une forte décoction de têtes de pavots •, si la maladie ne fait que commencer, on pourra employer avec avantage Teau froide ou la glace, dans laquelle on plongera le doigt du malade. Si , malgré l'emploi de ces moyens , les douleurs augmentent toujours *et deviennent insupportables ou accompagnées de fièvre , il faut avoir recours à un chirurgien ; dans ce cas, l'incision de la tumeur est le seul moyen d'aiîiener une prompte guérison.
Si le panaris est la suite d'une piqûre faite avec un instrument imprégné d'une liqueur putride , iî ne suffit pas d'attendre le développement de Tinflammation , il faut encore prévenir les accidents qui peuvent résulter de l'absorption de cette liqueur : on y parvient ordinairement en lavant à l'instant même , avec de Teau tiède , l'enr diK^it piqué, et en prenant soin d'exprimer le sang à plur sieurs reprises, pour entraîner la matière irritante.
Autre.
On charge d'une bonne couche d'onguent napolitain un morceau de peau dont pn couvre le pemaris, et on enveloppe le doigt d'une compresse en huit ou dix doubles. On lève cet appareil toutes les vingt-quatre heures, et on
remet une nouvelle dose d'onguent sans changer la peau ni la compresse. Uinventeur de ce remède Ta donné à plus de cinq cents personnes , et toutes ont été guéries. Les douleurs diminuent peu à peu , et cessent en moins de neuf ou dix heures ; et , après le deuxième pansement , la nuitière du panaris n'est plus qu'une eau claire. Alors on perce la peau avec une pointe de canif ou tout autre instrument , pour faire sortir la sérosité ; on continue le même pansement pendant huit bu dix jours ^ et la cure est finie.
Ce remède guérit sans exception les panaris de toutes
espèces , d'où Ton peut conjecturer qu'il doit faire le même
effet sur les clous et di\cets abcès ^ même sur ceux qui se
forment près de l'anus , et dont les suites sont quelquefois
-si funestes.
Ëau merveilleasé pour guérir lés plaies et les maux d'yeui.
Prenez 4 grammes de sulfate de zinc et autant dé svAfate d'alumihe et de potasse ou alun ; faites fondre dans une bouteille d'eau àe fontaine , et mieux d'eau battue prise au bas d'un moulin , et , quand les substances seront fondues , vous vous en servez pour laver les yeux et les plfiiies au moyen d'un linge que vous trempez dedans.
Eau contre les migraines.
f Prenez un li2kilogr; d'alcool rectifié, 250^ grammes d'ammoniaque liquide, 125 grammes de camphre, douze grammes d'huile d'anis et six grammes d'acide acétique ou vinaigre ; mettez le tout ensemble et conservez d;ans un flacon bien bouché. On en fait respirer et on en applique des compresses sur le front ; elle apaise immédiatement les migraines les plus violentes.
Coaparet.
Il faut laisser saigner pendant quelque temps et rejoindre les deux lèvres de la coupure avec du taffetas d'Angleterre : il est à présumer que les chairs reprendront sans rien faire autre chose. Mais si la coupure tient plutôt de la déchirure que d'une scission nette, alors il faut bien se garder d y appliquer le taffetas, parce que le pus s'agglomérerait dessous et pourrait augmenter le mal ; un peu d'huile et de vin , dont on imbibera ime compresse bien mince, appliquée sur la déchirure , la guérira en peu de temps, surtout si la masse du sang est pure et exempte de tout vice. On doit se comporter autrement lorsque de petites veines fournissent du sang en abondance. On frappe <f eau froide la blessure et l'espace blessé, et même tout le membre ; de cette manière on parvient souvent à arrêter l'hémorragie. Si cependant le sang continue à couler , on sera obligé de recourir à une application d'agaric ou d'amadou qu'on maintiendra sans trop le serrer.
Esquinancie.
Pour faire passer une légère esquinancie , prenez deux grammes d'alun et autant de noix de galle et de poivre, le tout bien pulvérisé. Mêlez-le avec un peu de blanc d'œufs, et touchez-en trois fois par jour la luette avec le bout d'un petit bâton garni d'un linge et trempé dans ce mélange.
Remède contre la coqueluche.
Faites bouillir six beaux blancs de porreaux et deux
têtes de pavots, dont on a enlevé la graine, dans environ
3 litres d'eau jusqu'à réduction d'un tiers ; tirez au clair et
tez dans un vase de sa contenance ; ajoutez
500 grammes de sucre fin, faites encore réduire la liqueur d'un tiers, tirez à clair et mettez en bouteilles. On prend ce sirop par cuillerée deux heures avant de manger , le matin , et deux heures après, le soir. Le régime doit être doux.
Remède contre les engelares.
Il faut imbiber avec moitié eau et moitié esprit de sel les parties affligées de ce mal tenace , plusieurs fois par jour; mais cette opération doit se faire avant l'ouverture de la peau, ou, comme on le dit, avant que les engelures soient crevées, ou attendre que cette espèce d'ulcère soit fermée. On les prévient également en frottant les mains, quelque temps avant qu'elles se fassent sentir, avec de fort vinaigre qu'on a soin de laisser sécher sur la peau , le matin, à midi et le soir.
Ce remède nous a été donné par Mé: Linnseus , célèbre médecin suédois.
Remède trés-facile contre la crampe.
M. Ballard, médecin des eaux de Bourbonne , nous garantit l'efficacité du remède le plus simple à employer contre la cranipe. Ce moyen consiste à appliquer sur la partie aflectée une plaque dé liège de la grandeur de la main, et la crampe cesse instantanément.
C'est ici le cas de rappeler le bon emploi du liège dans une autre spécialité : c'est de substituer aux hochets de verre et d'ivoire un bouchon de lîége, lors de la dentition des enfants.
Moyen de distiller les plantes sans alambic.
Sur un pot de terre vernissé posez un linge fin que vous arrêterez avec un cordon aux bords du vase : ce linge
tombera en dedans du vase en forme de poche; on remplira la poche à moitié environ de ce qu'on voudra distiller, et on couvrira le vase d'une assiette ou d'une cass^rde remplie de charbon allumé, qu'on entretiendra jusqu'à ce qu'il s'élève une légère vapeur.
Mastiquer à Hnstant les pipes en écume tte mer eassées.
Qu'on prenne de la gomme laque fine pulvérisée, qu'on la sème sur la cassure, qu'on la tienne sur un feu de charbon, de manière que la gomme coule. Alors on presse les deux morceaux très-étroitement ensemble, et ce mastic devient à l'instant si ferme , qu'on ne peut plus les séparer.
Manière de faire des cliiffres et des tableaux ea dicveux.
Il n'est point de cadeau plus précieux qu'un tableau des cheveux d'une personne qui vous est chère.
Commencez par dégraisser vos cheveux en les faifiant bouillir dans de la lessive et faites-les sécher ; ensuite on prend une plaque d'ivoire, ou toute autre chose bien polie sur laquelle on dessine bien exactement avec un crayon le ehifire qu'on veut faire , et, avec un pinceau trempé dans de la colle, on recouvre avec délicatesse tous les traits de «on desshn ; on prend un ou plusieurs cheveux , qu'on place sur l'ivoire en suivant les contours du chiffre, de telle sorte qu'ils soient fixés en plein par la colle. On peut faire paiement par ce moyen des tableaux en coupant les che- TOUX très-^ienu, qu'on répand ensuite sur ce dessin.
On emploie de préférence pour cette opération de la colle à bouche dissoute dans l'eau.
Moyen de copier sur-le-champ une estampe ou un portrait.
Prenez de l'eau d'alun et de savon , mouillez une toile
ou un papier, et appliqiie2-le sur l'estampe ou le portrait; inettez cela sous la presse; et vous eti aurez une belle copie.
' Noavelle décoaverte pour attraper les oigeaux à la main.
Faîtes tremper deux litres de blé dans un demi-litre d'ean-de-vie, ajoutez-y 10 grammes de coque du Levant, liiïassezbien le tout, et au bout d'un quart d'heure retirez vtttre blé, que vous laisserez sécher.
. Parsemez-en dans les endroits où vous avez l'habitude de voir des oiseaux» cachez-vous bien de manière à ne pas être aperçu, et, lorsqu'ils en auront mangé, vous les Tlerreà tomber et rouler sur là tetre. Vous pourrez alors les prendre comme vous voudrez.
Procédé poar faire le petit lait clarlûé.
Tous les traités de pharmacie donnent le mode de préparation du petit lait ; aussi sous oe point de vue n'auriônsnous que^peu de chose à dire, ^ s il n'était avantageux de faire conniâtre un procédé plus eospéditif que celui niis en usage dans toutes les oiBcifies ; ce procédé est le smvant :
Battez un blanc d œuf dam une pinte de lait ; ajoutez 15 grammes de hon vinaigre blanc (environ une cuiller à bouche) , mêlez exactement , diauffez rapidement jusqu'à ébuUition'; projetez alors dans le liquide bouillant quelques cuillerées d'eau froide pour faciliter la séparation du coagulum, et filtrez. Ce mode d'opérer permet d'obtenir un produit parfaitement limpide, dans un temps trèscourt. Le petit lait, dans les grandes villes surtout , est souvent artificiel, et certes il est loin, dans ce cas, d'avoir les propriétés qu'il possède lorsqu'il est véritable. On
reconnaît aisément ce petit lait factice : !• à ce qu'il mousse moins que le vrai par l'agitation ; 2° à ce queg traité à chaud par l'acide sulfurique, il ne développe pas l'odeur sui generis comme celui qui a été fait avec le lait» Quoi qu'il en soit, si Ton ne pouvait par hasard se procurer le lait nécessaire pour cette préparation , et s'il fallait recourir à Temploi du petit lait d'imitation, nous allons indiquer la formule suivante qui doit être préférée pour sa préparation; c'est celle dont se servent les premiers pharmaciens de la capitale :
Prenez : sucre de lait 750 grammes.
Nitrate de potasse 375
Sucre blanc 3 kilogram»
Mêlez et faites une poudre bien homogène.
Alors prenez :
Poudre ci-dessus. 10 grammes.
Eau commune 1 kilogram.
Dissolvez, puis ajoutez :
Vinaigre ordinaire 10 gouttes.
Ce petit lait factice se prend aux mêmes doses et dans les mêmes cas que le véritable.
Méthode de saler le beurre pour qu'il puisse se conserver frais plusieurs années.
On prend deux parties de sel de cuisine , une partie de sucre et une partie de salpêtre ; on pile le tout et on mêle parfaitement. On répartit ensuite 30 grammes de ce mélange sur 500 grammes de beurre que Ton pétrit avec soin jusqu'à parfaite incorporation des substances. Le beurre ainsi nétri se met dans des vases de grès bien lavés et très-
ue Ton a soin de bien boucher.
hoix du sel, du sucre et du salpêtre proprés à la
préparation que nous indiquons n'est pas indifférent. Le sel doit' être préalablement purifié et séché au four; le. suere doit être aussi bien pur, blanc et sec ; Je salpêtre (nitrate de potasse )» que beaucoup de personnes pourraient répugner d'employer par la crainte de provoquer des accidents, n'est nullement dangereux à la dose que nous indiquons, et ne peut agir que comme rafraîchissant ; on doit avoir soin de se le procurer très- pur.
Huit jours après que le beurre a été déposé dans les vases, on s'aperçoit qu'il s'est tassé et qu'il s'est formé du vide entre lui et les parois ; on prépare une forte saumure en mettant du sel épuré dans de l'eau chaude, tant que cette eau pourra en dissoudre, et on la verse froide et peu à peu sur le beurre, jusqu'à ce qu'il en soit bien recouvert ; on porte ensuite les vases dans un lieu frais.
On emploie l'eau chaude pour préparer la saumure, en raison de sa propriété de dissoudre une plus grande quantité de' sel.
MoyeD poar teindre les étoffes en rouge dit de Turquie.
On fait fondre de la potasse dans l'eau de manière à ne lui donner que 2 degrés au plus ; on y ajoute 60 grammes d'huile d'olive fine par pot de solution. On agite fortement le mélange, qui devient laiteux, et on filtre ensuite ; puis on y jette l'étoffe, qu'on laisse tremper pendant 48 heures; on l'en retire après ce temps ; on la rince promptement et on la fait sécher.
D'un autre côté, on fait la dissolution suivante qui lui sert de mordant, et dans laquelle on plonge de nouveau l'étoffe avec toutes les précautions possibles, pour qu*elle puisse acquérir une belle couleur et une belle nuance :
On fait fondre 125 grammes d'alun et^de sel de satume par pot d'eau gommée ; on plonge l'étoffe à chaud dans
cette solution, et on la iait sécher ; yijigt-qaatre heures après, on répète Topérationâ tiède, et on ùàt de nouveau sécher. On fait bouillii' alors 250 grejmmes de garance avec quantité suffisante d'eau ; on fait bouillir l'étoffe dans cette teinture. pendant trois heures, on rince et on la fait encore bouillir pendant depx heures.
On a par ce procédé une couleur rouge dite de Turquie, qui ne laisse rien à délirer.
Proeédé peur teindre les bols Indigènes de toutes couleurs.
Pour obtenir de belles couleurs, il ne faut teindre que du bois blanc ^ur les couleurs tendres et délicates ; le bois de houx est excellent pour les couleurs foncées, ainsi que tes bois durs et colorés, tels que le chêne, le noyer, surtout le platane. Si on applique des couleurs à froid, elles sont plus belles, il est vrai, mais elles pénètrent moins profondément ; on passe la teinture contre le fil, afin de la faire mieux pénétrer dans les pores. Quand on teint du placage, on le met entier dans le bain, et on le fait sécher promptement pour qu'il ne se voile pas.
Belle couleur ronge pour le noyer et antres bois.
Oh prend 1 décagramme de bois de Femambouc en j^oudre et 3 décagrammes d'alun ; on les fait bouillir doucement dans un demi-litre d'eati pendant une demi-heure; on passe la décoction à travers une toile, on la concentre ehsuite jusqu'à ce qu'elle se réduise au quart, et on y ajoute quatre grammes de potasse purifiée. On en met trois ou quatre couches sur les bois, en observant ce qui est dit pour la teinte des bois indigènes.
Couleur rongé orange par le roncou.
On prépare le bain en faisant bouillir la pâte de roacou coupée en petits morceaux dans de l'eau bien claire pen-
dant deux ou trois minutes. On a passé auparavant sur le bms une couche d'eau où l'on a mis de Talun en poudre, et on procède de la même manière que pour les bois ci-
Goaleur bleue par le bois de campêche.
On fait bouillir dans 1 litre d'eau 2 hectogrammes de c^ bois coupé menu , pendant une heure ; on y ajoute
I décagramme de vert-de-gris en l'agitant bien. On s'en sert comme il est dit des autres.
Couleur bleue par l'indigo.
On verse dans un flacon 125 grammes d'acide sulfarique concentré, sur 31 grammes d'indigo bien pulvérisé, que l'on délaye avec l'acide le mieux possible; on chauffe l'amalgame au bain-marie pendant quelques heures; quand il est froid, on y ajoute 31 grammes de bonne potasse sèche et pulvérisée; on agite le mélange, qu'on laisse reposer pendant vingt-quatre heures, et on décante la liqueiH" dans une bouteille que Ton bouche bien. Pour la mettre, en œuvre, on fait chauffer de l'eau, on y met quelques gouttes de cette dissolution, et on en passe sur le bois.
II est facile d'obtenir la teinte qu'on veut en mettant pJ^ ou.moins de dissolution .
Belle eottleur Jaune par diverses substances.
On teint les bois de cette couleur en formant des bains avec l'une des substances suivantes : 1^ la gaude; 2* le bois jaune ; 3*» le fustet ; 4® le quercitron ; 5^ la graine d'Avignon; 6** et le curcuma; on fait simplement une décoction d'une ou plusieurs de ces substances bien divi-' sées^ en fais^t bouillir avec de l'eau et en augmentant eesbsubstaBces pour avoir des nuances diverses.
Pour aviver les couleurs jaunes, on ajoute à la gaude un peu de vert-de-gris ou un peu de soude ; on avive celle du bois jaune en mettant bouillir des rognures de peaux ou de colle forte; on donne un œil rôugeâtre au curcuma en ajoutant au bain un peu de sang-dragon.
Procédé pour là couleur noire.
On prépare une décoction formée de 30 grammes de noix de galle, 30 grammes de sulfate de fer, 185 grammes de bois de campêche, le tout en poudre que Ton fait bouillir un instant.
Goaleur faave pour foncer le noyer.
On fait bouillir des écorces de noix vertes dans de l'eau, et on y ajoute un peu d*alun.
Beau noir d'ébène pour les bois.
On fait bouillir dans un litre d'eau du bois de campêche jusqu'à ce qu'elle soit bien foncée; on y jette trois décagrammes d'alun et on passe à chaud sur le bois ; on. fait infuser à une douce chaleur de la limaille de fer dans du vinaigre ; on y jette une pincée de sel de cuisine, et on passe cettfe liqueur sur le bois qui a déjà une couche de violet; il prend âur-le-champ uhe belle couleur noire. Quand cette dernière est sèche, on passe deux couches comme les premières^ afin qu'elles pénètreiit mieux dans le bois : plus le bois est dur, plus la teinture est belle.
Coulears composées. ^
Ces couleurs s'obtiennent en teignant successivement le bois dans deux, couleurs dilféreiites^mple^ ou en le passant avec ces deux couleurs mélangées ^ ainsi le rouge et le bleu domient le violet 9 le rouge et le jaune ,^ l'orange;
le bleu et le jaune, le vert; le jaune et le gris, cLu fauve, et ainsi de suite. On peut varier les nuances à Tinfini.