‹ L'immense trésor des sciences et des arts; ou Les secrets de l'industrie dévoilés, contenant 840 recettes et procédés inéditsChapitre 3 sur 10 · PROCÉDÉS POUR IMITEE LES BOIS EXOTIQUES AV^C CEUX INDIGÈNES · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS POUR IMITEE LES BOIS EXOTIQUES AV^C CEUX INDIGÈNES

Imiter Tacajoa dair au reflet doré.

On fait une infusion de bois de Brésil que l'on pe^se à chaud sur le sycomore et l'érable.

Acajou rouge clair.

Infusion de Brésil sur le noyer blanc, ou du r'&ucou et de la potasse sur le sycomore.

Acajou fa ave*

Décoction de bois de campeche sur le sycomore ou sur Férable.

Acajou foncé.

Décoction de Brésil et de garance sur Tacacia et sur le peuplier, ou bien une solution de gomme-gutte sur le châtaignier vieux.

Bois citron.

Gromme-gutte dissoute dans de l'essence de térébenthine, sur le sycomore.

Bois Jaune satiné.

Iniueioli de curcupia sur l'érable*

Bois imitant le grenat.

Décoction de bois de Brésil appliquée sur le sycotàote

aluné*, le bois teint, on passe ensuite une couche d'acétate de cuivre dissous dans de l'eau distillée.

Bois noirs.

Décoction de campêclie très-forte sur le hêtre, le tilleul, le platane, Térable, le sycomore -, le bois teint, on passe une couche d'acétate de cuivre. Si les bois sont en placage^ il vaut mieux les mettre dans la couleur, elle pénètre à travers ; on s*en sert pour la marqueterie ; s'ils sont épais, on passe par couche avec une brosse la liqueur chaude. Avant de teindre les bois en général, il est avantageux de les mettre pendant vingt-quatre heures dans un endroit sec, afin que les pores s'ouvrent et que la couleur pénètre. On peut vernir sur ces couleurs en ponçant légèrement à l'huile et çn se servant d'un tampon comme d'habitude.

Procédé poar la fabrication de boules de bleu céleste , dit bleu anglais.

Ayei une chaudière de fer ^ prenez un demi-kilo de bd indigo, réduisez-le en poudre et jetez-le dans la chaudière avec 1 kilo et demi d'acide sulfurique ; agitez le mélange et laissez-le reposer au plus vingt-quatre heures; faites dissoudre ensuite 4 kilos de bonne potasse dans 1 litre d'eau, et ajoutez d'abord au mélange précédent 1 litre de cette dissolution de potasse ; agitez bien le tout^ et délayez-y 1 demi-kilo du meilleur savon bien marbré, canpé menu, et remuez bien ^ continuez à ajouter de la solution de potasse toujours en remuant jusqu'à ce qu'elle soit employée définitivement; mêle:i;hyi ^wte ^nec soin 250 gramme d'alun en poudre fine passé au tamis ^ après trois jour» de repos, la composition sera prête à employer ; elle est en consistance de p^te ; ou en fait des boules que l'on fait sécher à l'air. Quand on voudra se servir de ce bleu, oa en délayera une quantili^ plus ou moins grande dans Teaa

chaude , suivant la nuance que Ton souhaitera , et on y trempera les qbjets à bleuir. ,

Manière d'obtenir le gai.

Mettez dans une fiole 30 grammes d'eau, 15 grammes d'acide sulfurique (huile de vitriol) et 15 grammes de limaille de fer ; adaptez à la bouteiHe un bouchon qui ferme bien , percez-le dans le milieu et faites-y passer. un tuyau en verre , fer-blanc ou cuivre , de deux ou trois millimètres de diamètre au plus , et long de deux ou trois centimètres , pour éviter l'explosioft ; garnissez bien entre le bouchon et , le tuyau, afin que le gaz ne puisse s'échapper de ce côté. Une fois arrangé comme nous venons de le dire , présentez une chandelle au bout du tuyau , vous aurez une belle lumière qui durera tant qu'il y aura du gaz dans la bouteille.

Procédé pour fabriquer de la bongie économique.

On fera fondre 4 kilogrammes de cire blanche dans un vase long et étroit , et on y ajoutera 1 kilogramme de suif le plus pur i le tout étant bien fondu et bien mêlé , on y plongera des chandelles de 8 au kilog.^ que Ton en retirera au bout de quelques instants ; elles se trouveront couvertes d'une couche de cire d'un centimètre d'épaisseur environ. On réitérera , si Tépaisseur n'est pas assez forte , et on suspendra ensuite les chandelles par les mèches, afin, qu'elles sèchent.

La chandelle une fois alluinée« la cire, se fondant beau- . coap plus lentement que le suif» formera une espèce de rd)ord qui le contiendra et l'empêchera de couler. La ctendelle sera d'ailleurs au dehors absolument semblable àla bougie..

Bout^le lamineuse donnant nne clarté suffisante poar diatlngoer , là nuit, rhenre que marque une montre.

Prenez une fiole àe verre Uanc et de forme oblongue , mettez dans .cette fiole un morceau de phosphore gros comme un pois ; versez par-dessua de l'huile d* olive au tiers de la bouteille , et fermez hermétiquement ; quand on voudra s'en servir^ on déboujshera la fiole pour laîâser passer l'air extérieur, et ensuite on la rebouchera. ÂlctfS Te^paee vkk de la fiole paraîtra lumineux , et sa clarté .sera égale à ceUe d'une lampe. Si la lumière s'afiaiblit , on lui donnera de la force en laissant pénétrer Taif au' moyen du bouchon qu'on ôtera : en hiver, il faudra chauffer la fiole avant de la déboucher ; ainsi préparée , eUe peut servir pendant un an.

Pyr^ora remarqnalAe.

On triture parfaitement 126 grammes de chaux vive avec 6Ô grammes de phosphore coupé menu ; on introduit ce mélange dans une bouteillie et on couvre de trois auftres parâes de chaux pulv^sée; cette bouteille doit être assez grande pour que tout cela ne remplisse que lès deux tiers de sa capacité ; on la bouche avec un bouchon de eraie; on la place dans xm bain de sable qu'on échauffe penft peir , jiKqu'à faire rougir le fond du vas^ dans lequel se trouve le sable. Cette chaleur doit être entretenue jusqu'à ce; que des stries rougeâtres de matières phosphoreuses coulent le kN|g de la partie vide de la bouteille; alors on laisse éteindre le feu , ei on a soin de tenir la bouti^ille bien boudiée.

On obtient de cette manière un pyrophore dontrinflaiD* mabilité est très-remarquable. — Chaque fois qu'on débouche la bouteille , on voit une flamme se répandie dans

son intérieur, et , lorsqu'on veut faine sortir une pautie de fat masse blanche rougefitre formait le pyrophore , elle «'enflamme le plus souvent pendant le versement.

Si pendant Topération la bouteille restait assez hermé^ tiquement fermée pour empêcher la sortie du gaz, on doit, en rouvrant de nouveau , se précautionner contre celui qui s*échappe, dans la crainte qu*il né s*enflamme au contact de Tair et ne cause une vive détonation.

Faire «ortir de laiinémebouteUle de Peao de ploeieun eouleuift.

Que Ton n^ette dans une bouteille pleine d*eau une cer-* taine quantité de poudre de bois d'Inde , et que Ton prépare quatre verres : l'un rincé avec de Teau ordinaire , Tautre rincé avec du vinaigre , un troisième rincé avec une dissolution de potasse , le quatrième rincé comme le troisième , et dans le fopd duqael on aura mis un peu d*alun.

Si Von verse du contenu de cette bouteille dans le pre^ mier terre , la liqueur irera rouge comme du vin ; dans le second, elle sera jaune comme de la bière ou de Teau-detie ; d£B)s te troisième , elle sera limpide et transparente comme' de Teau pure ; dans le quatrième , elle sera ffufi rbugé foncé.

IMnl^4 de foadre une pièce de monnaie dans ime esquille é^ neix.

Pi*èileiK une pièce de six liftrds , et , Tayant ployée en <3kM± ; nreltez-la dans une demi-coquîHe de noix que vous poserez sur un peu de sablon , afin qu'elle ne renverse point; remplissez cette coquille avec un mélange lait de trois parties dfe nitre bien piilvérisé que vous aurez fait sécher' dan^ une cuiller chaude ; ajoutez unô partie de fleur de sdîifre et ^urfque peu de râpùrè de bois tendre tien^tfamisée , et ntettez le feu à cette composition. '■^'^ Atmibt que èe mélangé aura été enflammé et q^*il se

sera mis en fusion , on verra au fond de la coquille le métal qui compose cette pièce entièrement fondu, sous la forme d*un petit bouton qui se durcira aussitôt que la matière sera consumée. Ce qu'il y a de remarquable dans cette opération , c'est que la coquille de noix sera* très-peu endommagée.

Recette poar composer une pierre qui donne du feu lorsqu'on Jette une goutte d'eau dessus.

Prenez de la chaux vive , du salpêtre , de la tutie d'Alexandrie, du storax'calamine, de chacun 30 grammes ; du soufre vif, du camphre, 60 grammes de chaque ^ que vous pulvérisez et passez au tamis de soie ; enveloppez ce mélange dans un morceau de linge très-serré que vous mettrez dans un creuset ; placez un second creuset sur le premier, et liez-le par-dessus avec un fil d'archal ; lutez ces creusets avec de la terre glaise que vous laisserez sécher au soleil , afin que les vapeurs ne sortent pas ; mettez-les ensuite dan^ un f©ur à potier, et les y laissez jusqu'à ce que la matière soit bien calcinée ; vous le coniiaîtrez à l'inspection des creusets , qui doivent être d'un rouge clair!; vous les laisserez se refroidir avant de les déterrer. Lorsqu'on veut se servir de ce pyrophore , il suffit de jeter dessus une goutte d'eau ou de salive , et y si Ton désire allumer une bougie , il faut avoir une mèche soufrée que Ton applique sur cette pierre au moment où l'inâammation a lieu.

Manière de faire un éleetropliore pour électriser.

Faites construire un plateau rond en fer-blanc de vingt centimètres de diamètre, dont les bords aient environ trois centimètres de hauteur ; versez dedans un mélange 'bouillant fait avec parties égales de cçlophane , de cire , et

d'un sixième de térébenthine. S'il se formait quelques fissures quand le mélange sera refroidi, il faudrait les refermer avec la même composition bouillante ; le plateau . doit être entièrement plein et le mastic parfaitement uni : cet appareil s'appelle , en physique , gâteau résineux- Faites faire une rondelle de bois du diamètre de 2 centimètres et demi de moins que le plateau ou gâteau résineux , dont Tépaisseur soit de 2 centimètres environ , les bords bien arrondis ; collez sur cette rondelle des feuilles d'étaîn de manière qu'elles soient bien unies. Au centre supérieur de cette rondelle ou conducteur électrophore, est un bouton creux et bien arrondi dans lequel on implante une baguette de cristal assez forte pour pouvoir l'enlever ; si on n'a pas de baguette de cristal à sa disposition , un cordon de soie peut la remplacer.

Commfe l'humidité est presque le seul obstacle qu'il faut vaincre pour faire réussir ces sortes d'expériences , quand on a des appareils bien conditionnés, il faut avoir soin de présenter à une petite distance du feu toutes les pièces qui composent l'appareil , quand on veut s'en servir.

Frottez ou frappez avec une peau de chat ou de lapin bien sèche la surface du gâteau résineux ; appliquez dessus le conducteur , touchez en même temps avec deux doigts de la main la partie supérieure du conducteur et l'enveloppe métallique du gâteau résineux ; enlevez le conducteur par son manche, qui doit être très-sec , approchez le doigt du conducteur , et vous retirerez une étincelle.

Remettez de nouveau la rondelle ou conducteur sur le gâteau résineux ; touchez la partie supérieure du conducteur et l'enveloppe du gâteau ; enlevçz c^ conducteur , et vous aurez une nouvelle étincelle; Vous pourrez répéter un gWttid nombre; de fofe cette expérience sans qu'il soit nécessaire de frotter le gâteau résineux.

llaniôre de reconnaître si les vernie des jK>teclirs ne sont pas nnleibles»-

Les vernis avec lesquels on revêt l'intérieur des poterie» ou des faïences communes » étant peu solides , s'altèrent et mèleut souvent aux substances alimentaires acides qui y séjournent des oxydes métalliques qui peuvent quelquefois donner iieu & des indispositions et même à des accidents plus ou moins graves.

, Le procédé à mettre en usagé pour reconnaître la bonté des vernis consiste : 1* à y faire séjourner du vinaigre ; 2* à y faire bouillir de cet acide , puis à examiner si ce vinaigre s'est chargé de substances métalliques susceptibles de nuire à la santé. A cet effet on verse dans le vinaigre, qui a bouilli ou séjourné dans le vase qu'on a examiné, de l'hydrogène sulfuré liquide , qui détermine une coloration et un précipité en noir ou en blanc, si le vernis a été attaqué par le vinaigre ; en cas contraire , cette coloration n'a pas lieu. ^.

Recette pour rendre le bois incombustible.

Faites dissoudre de la terre siliceuse dans de l'alcali caustique, et étendez cette liqueur sur le bois ; vous pouireE ensuite le jeter dans le brasier le plus ardent sans que le feu ait la 'moindre action sur lui.

Moyen simple de préserrer de l'incendie les couvertures en chaume.

Il résulte d'une expérience faite par la Société d'agriculture du département du Nord qu'un enduit composé de 7(10 de terre glaise , lilO de sable, 1{10 de crottin de cheval , 1[10 de chaux vive , le tout bien mélangé avec de v l'eau jusqu'à consistance de ciment , préservait les toitures en chaume de tout incendie ; on l'applique sur la surface du chaume avec la truelle , à l'épaisseur d'environ un cen-

timëtre , ayant soin de remplir avec le même instniment les fentes et fissures qui se forment à mesare que la dessiccation s'opère. L'analyse du prix, déduite de rexpérience^ ne donne qu'une dépense de 7 fr. 35 centimes pour rexouTrir un toit de 160 mètres carré» de surface ;: dépense qui se trouvera encore amoindrie lorsque le propriétaire pourra se procurer sans frais une partie des matériaux.

Moyen simple pour reconnaître la qualité de la pondre à tirer.

Ce moyen consiste à verser une ou deux amorces de poudre sur du papier blanc, et àTenflammer en la touchant avec une tige de bois en combustion « ou encore mieux avec une tige de fer rougie à l'un des bouts ; si la poudre est bonne , elle fera une prompte explosion dans l'air avec une fumée blanche et claire , ne laissant sur le papier d'autre trace qu'une tache ronde et grisâtre ; si au contraire elle était mauvaise, la tache serait noire et le papier brûlé. « .

Encres sympathlqnea.

C'est le nom qu'on donne à toute liqueur avec laquelle on peut écrire sans que les caractères paraissent en aucune manière, et lorsqu'ils ne sont lisibles qu'après avoir employé quelques moyens qui leur donneht une couleur autre que celle du papier. Ces espèces d*encre peuvent devenir très-utiles dans bien des occasions : par exemple, lorsqu'on craint que la lettre écrite à une personne ne soit interceptée par une autre à qui l'on veut cacher le secret y on écrit en caractères bien lisibles des choses tout à fait indifférentes ; mais dans les interlignes on écrit avec l'en^ cre sympathique ce qui ne doit être su que de la personne à qui la lettre ou le billet s'adresse; cette personne inté-

ressée à lire récriture invisible est instruite en même tennps du procédé qui la fait paraître en caractères colorés, f Ecrivez avec une dissolution de vitriol vert', dans laquelle néanmoins vous aurez ajouté un peu d'acide ; cette solution étant absolument incolore , on ne verra point l'écriture 5 lorsque vous la voudrez voir, plongez le papier dans une eau où on aura fait Infuser de la noix de galle , ou imbibez le papier avec une éponge plongée dans cette eau , et aussitôt l'écriture paraîtra.

Caractères qui ne deviennent lisibles qu'en les trempant dans l'eau.

Faites dissoudre 125 grammes d'alun dans un verre cl'eau et servez-vous-en pour écrire ; si vous trempez ce papier dans Teau et que vous le présentiez au feu , vous distinguerez parfaitement les caractères , qui seront beaucoup plus longs à s'imbiber. Mais , de toutes les encres sympathiques, la plus curieuse est celle qu'on fait au moyen du cobalt , car elle présente le phénomène fort remarquable de paraître et disparaître alternativement, et à son gré. Cette propriété lui est particulière, car les autres encres sympathiques sont , à la vérité , invisibles tant qu'on ne leur applique pas l'ingrédient qui doit servir à les faire paraître ; maiô , ayant une fois paru , elles ne s'effacent plus ; celle qa on fait au contraire avec le cobalt paraît ou disparaît presque tant qu'on veut. Pour faire cette encre, il faut prendre du safre, que Ton trouve chez les droguistes; on le fait digérer dans l'eau régale pour le débarrasser de la terre métallique qui colore en bleu 5 on étend ensuite cette dissolution, qui est très-caustique, avec l'eau commune, et on peut s'en servir comme de l'encre pour écrire sur le papier ; les caractères seront invisibles ; mais , si vous les exposez à une chaleur suffisante , ils paraîtront , et en refroidissant y ils disparaîtront de nouveau.

II faut pourtant observer que, si on chaufTait trop fort le papier, les caractères ne disparaîtraient plus.

Caractères qui paraissent étant exposés an feu*

Prenez du jus de citron , et servez- vous-en pour tracer avec une plume neuve les caractères que vous voudrez sur le papier, et laissez sécher ; si vous les exposez un peu au feu, ils paraîtront aussitôt d'une couleur brune , attendu que cet acide concentré par la chaleur brûlera un peu le papier aux endroits où la plume aura passé. Ce même effet aura lieu en employapt différents acides ou les sucs de divers fruits. Le jus de cerise donnera une couleur «verdâtre ; celui d'oignon , une couleur noirâtre ; l'acide vitriolique affaibli dans une assez grande quantité d'eau , une couleur rouge ; le vinaigre, une couleur rouge-pâle, etc.

Le degré de chaleur pour faire paraître ces différents acides n'est pas le même ; le jus de citron est celui qu'il faut le moins chauffer.

Procédé pour préparer le papier où Ton pourra écrire avec de l'eau et même avec de la salive.

On prend du papier collé et bon pour écrire ; on le fait tremper dans une solution de sulfate de fer; on Tétendsur des fils pour le faire sécher ; lorsqu'il est bien sec, on le recouvre de poudre de noix de galle très-fine , et , à l'aide d'un tampon de coton , on répand également la poudre sur toute la surface du papier ; on ébarbe alors ce papier, on le soumet à la presse , puis on le met en cahter.

Ce papier, qui a une couleur jaune due au sel de fer qui est oxydé , prend , par le contact de Teau , une couleur noire. Cette couleur noire ne se manifeste que sur le point mouillé , et . si Ton fait des traits avec une plume trempée dans l'eau, ces traits ont la couleur noire et n'offrent pas de

différence avec ceux qui auraient été tcaoés sur du papier Uanc à Taide de la plume chargée d'encre.

Règles générales poar fabrif aer toutes sortes dellqcieiurssaiisdistillation.

Pour faire 10 bouteilles de liqueur, prenez 4 kilqg. de sucre, 2 kilog. 750 grammes d*eau; quand le sucre est bien ïonàn , on y ajoute 5 kilog. et demi esprit-de-vin / dans lequel on a mis les essences et les couleurs qu'on trouve dans les recettes suivantes, dont nous allons donner d'abord le mode de clarification.

Manière de ûltrer parfaitement et promptement.

Faites faire un filtre en molleton de la forme d'uA cône, c'est-à-dire qu'il soit de 750 millimètres de hauteur sur 325 millimètres d'ouverture en haut , et le bas en pointe ; vous y attachez 4 galons par le haut pour pouvoir le fixer | sur deux bâtons que l'on met entre deux chaises. Pour filtrer 10 bouteilles, on prend cinq feuilles de papier gris sans colle ( on le conndt en le mouillant, la salive le traverse aussitôt) ; on les casse bienlnénu, on les réduit en pâte en les battant fortement dans l'eau avec une vergette ; on mouille la chausse en molleton pour qu'elle retienne moins de liqueur ; on exprime le papier pour en faire sortir l'eau ; on le met dans la liqueur pour en former une bouillie claire ; on jette le tout danslefiltre^ en mettant un vase au-dessous pour la recevoir : on la rejette dans le filtre jusqu'à ce qu'elle soit claire. C'est la seule. manière de filtrer promptement toutes sortes de liquides.

Pour faire le persicot.

Prenez 4 grammes^ d'essence de persicot que l'on met dans le vase oîi est la liqueur , comme le dit la règle générale ; puis on filtre.

— ^07 -- Halle de noyau.

4 {prammesd*essence de noyau, et procédez de la manière ci-dessos ; cette quantité est toujours pour dix bouteilletf.

fiolle de rose.

Prenez 10 gouttes essence de rose; ajoutez-y un peu de teinture de cochenille pour donner la couleur rose; 4 grammes extrait *de rose peuvent remplacer l'essence, et la liqueur en est meilleure. La teinture rose se fait en mettant de la'' cochenille dans Teau-de-vie qu'on laisse infuser pendant quelques jours \ puis on s'en sert pour colorer les liqueurs, qu'on fonce à volonté.

Huile de vanille.

Q grammes d'extrait de vanille, ou dix gouttes essence, ettoe^idaur rose.

BqioUo.

4 grammes extrait ou 10 gouttes essence de menthe , 3 gouttes essence de rose , 250 grammes d'eau de fleur d*Qxanger, et la couleur rose.

Mamcjuin.

4 grammes essence de marasquin, 1 litre kirsch-wasser» 500 gramiges d'eau et 2 kilogrammes d'esprit-de-vin.

Anisette.

6 grammes essence d'anis, 8 gouttes essence de cannelle de Ceylan.

Véritable curaçao de Hollande.

8 grammes essence de curaçao, 6 gouttes essence cannelle de Ceylan, le sucre et l'eau dans laquelle on a préa-

lablement fait bouillir le jus et l'écorce de six oranges ; on met ensuite les essences dans l'esprit , et on mêle le tout ensemble. Cette liqueur se colore avec le caramel.

Holle d'ananas.

Prenez 600 grammes d'ainanas râpés -, mettez-les huit jours infuser dans Fesprit-de-vin.

' ' Crème de menthe yerte.

Prenez 4 grammes essence de menthe et la couleur verte.

Citronnelle.

8 grahimes essence de citron et la couleur jaune.

Baame humain.

Trois gouttes essence de rose, 8 gouttes essence de cannelle, 24 gouttes essence de cédrat, 8 gouttes essence de macis. ,

Hnile de rhum.

On remplace Tesprit-de-vin par le rhum , et l'on met l'eau à proportion du degré du rhum.

g Canneiin de Corfoa. .

Prenez 2 grammes essence cannelle de Ceyràn. .

Alkermès de Florence. •

Prenez 4 grammes de vanille, 4 grammes cardahioraum,.

4 grammes noix muscade, 8 grammes cannelle deCeylan^

toutes ces substances pilées et infusées trois jours dans de

Fesprit-dè-vin^ après on y ajoute 5 gouttes essence de

rose et la couleur rose.

— 109 ~ GarofoIlDO.

Prenez deux grammes essence de girofle et la couleur rose.

Extrait d'absinthe.

Prenez 4 litres esprit- de- vin» 8 grammes essence absinthe, 8 grammes essence de fenouil, 8 grammes essence d*anis, 2 litres d'eau et la couleur verte.

Haile de la Martinique. «

Prenez 4 grammes essence âe vaniUe, 8 gouttes d*essence de néroli, 8 gouttes essence de cannelle.

Crème de nymphe.

. Prenez 24 gouttes essence de cannelle de Ceylan, 12 gouttes de muscade, 4 gouttes essence de rose.

Hoile de cinnamomnm.

Prenez 2 grammes essence de cannelle de Çeylan ; on colore légèrement en jaune.

Rose blanche.

Prenez 10 gouttes essence de rose, 6 gouttes teinture de musc.

250 grammes de rue infiisée huit jours dans de Tesprit- ^e-vin. ,

Eau de chasseur.

Prenez 36 gouttes essence de menthe , 12 gouttes essence de muscade, la couleur verte.

Eau d'or.

Prenez 6 goutteâ essence de cannelïe, 16 gouttes de macis, 4 grammes essence de citron ; on colore en jaune paille avec du safran, et, quand la liqueur est filtrée, on j ajc^ote une feuille d'er par bouteille.

Eau d'argent.

Prenez 4 grammes essence de cédapat, 4 goutteâ d'essence de rose ; après avqir filtré, on ajoute une feuille d'argent paf Bouteillb. ^

Eaa des belles femmes.

Prenez 4 grammes d'essence de vanille, 8 gouttes e€H sence de néroli, 2 gouttes essence de rose et la côolear rose.

Parfait amoor.

Prenez 36 gouttes essence de girofle» 12 de maeis,. 4 grammes essence de citron et la couleur rose.

Coquette flatteuse. --^

' Prenez 6 gouttes essence de rose, 12 gouttes teinture êê musc^et 8^ cte caiitielle' de Ceylaiï.

Eaa de boIx.

. Prenez 110 noix vertes pilées, 31 grammes de.clous de girofle, 62 gramnreâ^de cannelle; info&et dansr 20' litres â*eau»de-vie pendant un mois ; on la tire au clair eC ôfi j ajoute 10 litres de sirop ot^târe.

•Broudenels.

Preniez des noix récentes^ âftînes et cueilHes W^ h

' . - - ill -

Saint-Jean, 60; eau-de-vie vieille, 2 litres; sucre blanc, 1 kilo li2 ; macis, cannelle, girofle, de chaque 18 grains -j écrasez Uea noijiL et mettez le tout macérer pendanl deux ou troi» moia : filirez et laissez vieillir. Cette liqueur est sbMBacbique et ouvre ra]^pétit.

filixfr de néroil.

Prenez 12 gouttes de teinture de myrrhe, 24 gouttes de néroli quç vous mêlerez dans de Tesprit— de-vin.

Huile de thé.

Prenez 62 grammes de thé impérial, infusez huit jours dans de l' esprit-de-vin.

Huile de girofle.

Prenez 2 grammes essence de girofle et la couleur rose.

Crème de cédrat.

Prenez 8 grammes essence de cédrat.

Crème de roM. .

Prenez 10 gouttes essence de rose et la couleur rose.

Qrèffle de Jasuio.

Prenez 8 grammes essence de jasmin.

Crème à la fleur d'orauger.

On prend 500 grammes d'eau de fleur d'orasger itn^e.

OèÉiedu^Porùigal.

Ô& pvefid 8 grammj^s d'esâeiice de i^rtugal et la couleur. .

Ratafia de Grenoble.

Prenez 25 kilog. de cerises noires pilées; on le^ laisse fermenter trois jours; après on y ajoute 15 litres d'eaude-vie, 62 grammes de cannelle, 31 grammes* de noix muscade ; on laisse infuser le tout huit jours, on le tire au clair et on y ajoute 5 kilog. de sirop.

Ratafia de coings.

Prenez 2 kilog. de coings, qu'on laisse infuser huit jours dans de Tesprit-de-vin.

' Ratafia de fraises.

Le jus d'un kilog. et demi de fraises.

Ratafia de framboises.

Le jus d'un kilog. et demi de framboises.

Liqueur stomachique amère*

Prenez 31 grammes de cachou, 27 centigrammes d'aloès succotrin, 4 grammes de myrrhe, 31 grammes de cannelle, le tout infusé huit jours.

Huile d'éther.

Prenez 4 grammes d'essence de cédrat, 4 grammes d'éther sulfurique.

Huile de kirsch- wasser.

On remplace l'esprit par du kirsch, et l'on met de l'eau à proportion du degré.

Huile de menllie.

Prenez 4 grammes d'essence de me?ittie et la couleur ' Terte.

Huile de violette.

Prenez 62 grammes de fleurs de violettes sëchesi faites-les bouillir deax minutes avec le sucre et Teau comme pour la , crème .

Huile de myrrhe.

Prenez 31 grammes de myrrhe pilée, qu*on fait infuser huit jours dans l'esprit-de-vin.

Huile cordiale.

Prenez 8 gouttes essence de cannelle de Ceylan , six gouttes essence de girofle, 6 gouttes de muscade et IQ de menthe.

Rosolio de Breslaw.,

Prenez 4 grammes de vanille , 4 gouttes essence de rose, 6 gouttes de néroli, le jus de 6 oranges et 31 grammes de capillaire ; faites bouillir le tout ensemble pendant cinq minutes, et filtrez quand c'est froid.

Hydromel vineux.

On fait bouillir dans une basâine bien ëtamëe ^ à un feu doux, 2 kilos de miel dissous dans 10 kilos d*eau, jusqu'à réduction d*un tiers , ou qu'un œuf surnage sur le liquide ; on écume et on jette dans un baril qu'on expose à l'ardeur du soleil, ou dans une étuve à la température de 15 à 20 degrés Réaumur; on laisse fermenter pendant 40 jours ou jusqu'à ce que la liqueur ne bouillonne plus , et on agite de temps en temps avec un bâton de bois; puis on la tire au clair lorsqu'elle est refroidie, et on jmet en bouteilles. Cet hydromel est aussi agréable au goût que le vin d'Espagne.

Antre.

t Délayez dans 12 kilos d*eau 2 kilos et demi de miel blanc et 60 grammes de ferment de bière ; mettez ce mélange à la température de 15 à 20 degrés Réaumur , pour que la fermentation ait lieu , où on laisse le tout pendant 30 ou 40 jours, puis on soutire et on met en bouteilles.

Si on ajoute au miel des sucs de fruits du quelques aro* mates, l'hydromel prend par ce moyen des saveurs plus ou moins recherchées. C'est avec cet hydromel qu'on imite les vins de Constance, de Malvoisie, de Malaga, etc., etc.

Règle générale ponr faire des glaces à la crème.

Prenez 1 kilog. et demi du meilleur lait, le jaune de huit œufs et 375 grammes de sucre ; faites cuire de la manière habituelle, avec les aromates que l'on préfère et selon les recettes que nous allons indiquer. Il faut avoir le soin de la passer dans un tamis avant qu'elle soit froide.

Crème aa chocolat.

Prenez 188 grammes de chocolat superfin râpé et mis dans la crème, que Ton peut faire de deux manières différentes, soit au bain-marie tu entre deux feux doux , soit en mettant de la crème de lait avec moitié lait et un peu de sucre ; puis on fait réduire au tiers ; on laisse refroidir» ont met les aromates pendant un instant dedans , on la passe au tamis, et on la fait prendre entre deux feux doux.

Crème au café. ^

Prenez 188 grammes do café grillé que Ton met oniier

-dans la crème, et l'on procède comme il a été dit cidessus. .

Crème à la vanille.

4 grammes de vanille première qualité.

Crème aux amandes grillées.

Prenez 125 grammes d'amandes amères, coupées en 'quatre et grillées comme le café.

Crème aux pistaches.

Prenez 125 grammes de pistaches ; on les fait blanchir ^Ums de J*eau chaude , puis on les pèle , et on les coupe en quatre.

Crème à la fleur d'oranger.

Prenez 125 grammes de fleur d'oranger confite bien pilée avec le sucre.

Crème au cédrat.

Prenez la râpure de quatre cédrats.

Crème à la capnelle.

Prenez 16 granwnes de cannelle.

Pour faire tes glaces aux fruits.

Prenez 1 kilog. de sirop bien cuit, 500 grammes d'eau avec les parfums indiqués ci -dessous. Il faut avoir le soin de passer le sirop dans un tamis avant de glacer.

Pour faire le sirop de fraisier.

Il faut suivre la règle à l'article des glaces, et y ajouter Jes parfums ci-dessous, le jus de 1 kilog. de fraises et de â^atrdns. ' .

Giaceau citron.

Le jus de 12 citrons.

Glaee aux framboises.

Le jus de 1 kilog. de framboises et celui de 3 citrons.

Gtace aux pêches.

Le jus de 1 kilog. de pêches et de 3 citrons.

Glace a Qx abricots.

Le jus de 1 kilog. d'abricots et de 3 citrons. Glace à la rose.

Prenez 500 grammes d'eau de rose et le jus de 6 ci^ trons.

Glace à la fleur d'oranger.

Prenez 188 grammes d'eau de fleur d'oranger et le jus de 6 citrons.

Glace à la cannelle.

Prenez 188 grammes d'eau de cannelle et le jus de & citrons.

Glace au marasqain.

Prenez 20 gouttes d'essence de marasquin et le jus de 4 citrons. On peut en faire, comme on le Toit, de tous le» goûts, avec les essences et le jus de citron.

Procédé pour faire les prunes au sirop.

Il faut prendre les prunes vertes et les plue belles ; on le» pique avec une épingle jusqu'.au noyau, on leur fait cinq bu six trous chacune; on leur coupe lé petit bout de la queue, et on les jette à mesure dans Teau fraîche ; on met

la bassine ou chaudron sur le feu , çt , comme il ne faut que blanchir les prunes, on les retire au premier bouillon pour les jeter ensuite dans Teau fraîche, et on les fait goutter sur une toile métallique. Le lendemain , on met 4».sucre sur le feu et on le fait cuire à la nappe ; on y verse de Teau pour le mettre au petit lissé, et on y place les prunes qu'on laisse bouillir 5 à 6 minutes ; oli retire la bassine du feu , et on procèile de la même manière le lendemain : on répète la même opération pendant quatre jours, en séparant toujours le fruit du sucre, quand il y est resté 3 ou 4 heures ; mais, dans les dernières opérations , on laisse bouillir le fruit avec le sucre jusqu'au degré dit perlé ; ensuite on fait reposer le tout dans une étuve ou endroit bien chaud, deux nuits, puis on retire les prunes , et on les fait égouttersur uns toile métallique. On doit savoir qu'il n'y a que les prunes reine-claude que l'on confit au liquide.

Sirop poar les prunes.

On met sur le feu de la cassonade blanche avec un peu d'eau pour que le sucre ne brûle pas ; quand il est bien fondu , on met un blanc d'œuf dans l'eau; que Ton a eu le soin de bien battre ; quand le sirop commence à monter . on jette dedans cette glaire d'œuf battue dans l'eau , qui , en se cpagulant, entraîne toutes les impuretés ; on amène le feu un peu en avant, de manière que le bouillon pousse l'écume on arrière pour pouvoir l'enlever facilement ; quand le ^ucre est bien écume, on le retiré du feu ; on le laisse refroidir et on y ajoute un q'uart de volume d'eau-de-vie avec quelques gouttes d'essence de menthe ", puis on met 4anace sirop les prunes, qui se conservent très-bien et sans fermentation.

Sirop de gomme.

On fait fondre du sucre en pain en y mettant assez d*eaT( pour qu'il ne brûle pas ; on le fait bien écumer.au moyc» d'un blanc d'œuf battu dans de l'eau, qui, mêlé au sirop bouillant, se coagule, et entraîne avec lui toutes les impuretés, qu'on enlève au moyen d'un écumoir ; puis , pour S kilog, de sirop, on fait fondre 750 grammes de gomme dans six litres d'eau, et on la mêle au sirop froid poor qu'il ne devienne point opalin. Il ne faut point faire bouillir la gomme, parce que la chaleur la rend acre en développant des substances acides.

Pour faire le rhum avec de l'esprit-de-yin.

Prenez 100 litres d'esprit-de-vin à 33 degrés ;

500 grammes d'écorce de bois de chêne pilé frais;

16 grammes de cachou pilé ;

8 grammes de clous de girofle ;

8 grammes de goudron liquide.

On laisse infuser le tout quinze jours; après on y ajoute^ 40 litres d'eau , et l'on colore avec la même couleur que pour Teau-de-vie.

On ajoute à ce mélange le dixième de vrai rhum de la Jamaïque, et on filtre comme il a été dit pour les liqueurs; on le met soit en pièces, soit en bouteilles bien cachetées»

Procédé pour faire de l'eau-de-vie de pommes de terre.

On prend 60 kilos de pommes de terre et deux kilos d'orge germée, séchée à l'air et écrasée au mouKn ; puis on délaye l'orge dans un peu d'eau tiède, on jette cette orge ainsi humectée dans une cuve destinée à la fermentation, on y verse dessus environ 12 kilos d'eau bouillante , on remue bien ; on y met ensuite les pommes de terre

qu on a eu soin de faire cuire dans Teau ou à la vapeur et qu'on aura écrasées ; on les mêle avec l'orge à l'aide d'un bâton de bois; on les couvre et on laisse reposer environ deux heures ; on ajoute par portion 112 kDos d*eau plus ou moins froide pour ne laisser à la masse qu une tempéra* ture de 10 ou 12 degrés Réaumur. Alors on y ajoute un verre, ou même plus, de bonne eau-de-vie ; on remue le tout, et on laisse reposer. Quelques heures après, la masse commence à fermenter plus ou moins fort, suivant la quahté et la quantité de levure qu*on y a mise et la température à laquelle on Ta soumise , qui , en tous cas , ne doit point être au-dessus de 16 degrés. Il faut aussi que la cuve soit assez grande pour que le Uquide puisse s'élever au moins de six pouces sans déborder. On laisse la fermentation s'achever tranquillement ; elle dure ordinairement de trois à cinq jours ; on reconnaît qu'elle est terminée lorsque les pommes de terre sont tombées au fond du vase. Alors il est temps de distiller.

On passe une seconde fois à l'alambic le produit de la première distillation. Lorsque la fermentation a été bonne, on peut avoir sur cette quantité cinq à six pintes d'eau-devie marquant 20 degrés à Taréomètre.

Il faut toujours distiller à la vapeur, pour éviter le goût d'empyreume. En distillant une troisième fois , en obtient de Talcool à 35 degrés.

Nota. Il faut faire moudre toutes les semaines l'orge séchée. — Les résidus sont employés à la nourriture des bestiaux, qui boivent avec plaisir ces résidus délayés dans l'eau.

Pour donner le goût de vieux à une eau-de-vie nouvelle.

Il faut mettre par barrique d'eau-de-vie 4 bouteilles de bon rhum bien moelleux, et ajouter 5 kilos de sucre bien

ctiit et bien filtré, afin qu'il ne tconble pas Teau-de-vie ; on mêle ce sirop avec deux fois autant d*eauKle-vie, avant de le mettre dans la barrique; si ce mélange devenait troubfe, il faudrait le filtrer avant de le mettre dans la^barrique , et Ton donne un coup de fouet à l'eau-de-vie , afin de tâen mêler le tout.

Poar ôter Tâpreté de reaa-de-vlc.

En mettant, par valeur d'un litre d'eau-de-vie , une on deux gouttes au plus d'alcali volatil , et mettant 10 hireà de sirop de sucre blanc parfaitement clarifié par barrique, que l'on a soin de fouetter afin de bien mêler, on obtient de suite une eau-<le*vie douce et agréable.

Glarifler Tean-de-yie quand elle est trouble.

n sufiît d y mettre de la colle de poisson préparée comme on fait pour la bière, où nous donnerons la manière de l'employer pour n'être point obligé de répéter toujours la même chose.

Élixir stomachique de Gagliostro.

Faites digérer pendant 15 jours dans 1 kilo 1^ d'eaude- vie 8 grammes de girofle, de cannelle et de muscade , 2 gr. de safran, de gentiane et detonnentille, 24 grammes d'aloès succotrin, 12 grammes de myrrhe, 24 grammes de thériaque fine, 1 centigramme de musc ; filtrez ensuite et ajoutez 760 grammes de sirop de fleur d'oranger.

Cet élixir peut être employé avantageusement pour les pâles couleurs, les digestions lentes et les faiblesses d'estomac.

M, Cadet père cite qu*il se trouva un jour à dîner chez M. Détoumelle, directeur des domaines, où se trouvaient La Harpe, Le Moine , Linguet et la fille de Salmon , qui

avait été condamnée à être brûlée vive, et qui venait d'être acquittée par le parlement de Paris. Cette belle et intéressante villageoise était alors l'objet de la curiosité publique; on l'invitait, on la fêtait dans toutes les grandes maisons. Les festins somptueux^ et fréquents auxquels elle avait assisté avaient tellement dérangé son estomac, qu'elle ne pouvait digérer que les aliments trës-légers, qui quelquefois étaient encore rendus; une dyssentèrie la fatiguait beaucoup depuis quelques jours. Son teint pâle, son air languissant la faisaient questionner sur l'état de sa santé. Chacun l'engageait à, se ménager et à faire diète , quand •Cagliostro, élevant la voix, dit : Cet avis n'est pas le mien; mademoiselle peut manger à son appétit tout ce qui lui plfuit » et je réponds qu'elle sera promptement rétablie , si elle prend quelques gouttes d'un elixir que j'enverrai chercher.

^ Un domestique apporta par son onire une fiole dont le comte fit boire trois cuillerées à la malade ; quelques minutes après, Mlle Salmon se colora, ses forces revinrent ; on se mit à table, et elle fit honneur au repas, qui fut suivi d'une seconde prise d'élixir.... M. Cadet s'assura du bon effet de ce remède en rendant une visite le surlendemain i Mlle §almon» et le comte ne se fit point prier pour lui remettre la formule que nous avons donnée plus haut.

Tout le monde ayant entendu parler de ce fameux Cagliostro, j'ai cru qu'il n'était point déplacé de rapporter cette anecdote en donnant la formule de son élixir.

Procédé pour glacer sans le secours de la glace.

On fait mettre dans trois bouteilles différentes de l'acide muriatique, 750 grammes dans chaque bouteille, et dans trois vases différents, 1 kilog. 313 grammes de sulfate de soude. On prend un pot à fleurs de la contenance de 4 à 5

litres ; on bouche le trou qui est au fond, on met son sirop ou sa crème à glacer dans une sabotière en fer-blanc, vernissée au vernis copal, afin que Tacide ne la ronge pas. On met une partie de sulfate de soude dans le pot à fleurs , et une bouteille d'acide; on le remue bien, en évitant de respirer le gaz qui s'échappe en ce moment , et qui n'est autre chose que de l'acide sulfureux ; on met aussitôt la sabotière en mouvement comme pour les autres glaces, en prenant garde de ne la laisser que 15 à 20 minutes dans ce froid, qui diminuerait après ce laps de temps; il faut aussi avoir soin de remuer le sirop dguis cet intervalle deux ou trois fois.

On met cet acide dans un autre vase , et Ton rtmetla deuxième poche de sulfate de soucie en une autre bou* teille ; on procède de la même manière que la première fois , en le remuant avec une spatule de fer tout autour de la sabotière, afin de détacher la glace qui doit commencer à se former ; au bout de vingt minutes, on remet la troisième dose dans le pot, et on commence à détacher les glaçons qui se forment bien rapidement. On peut laisser la sabotière dans l'acide une heure et plus ; mais on deit toujours opérer dans un lieu frais. Cette nouvelle méthode de faire la glace ne revient pas plus cher que celle qu'on achète, et a l'agrément de se faire en tout lieu.

Boisson économiqae pour remplacer la bière.

Prenez pâte de pain blanc deux kilog. et quart au moment où le pain doit être enfourné , délayez le levain dans 8 à 10 litres d'eau, ajoutez 3 kilog. de mélasse; versez le tout bien pétri dans un tonneau de 150 litres , que vous achèverez de remplir d'eau ; fouettez fortement, laissez fermenter pendant trois semaines, soutirez au clair, et mettez en bouteilles.

Vous aurez par ce procédé «ne boisson peu coûteuse et d'un goût fort agréable ; il est beaucoup de personnes qui la préfèrent aux bières les plus vantées.

Procédé poar faire la bière économique dans une maison bourgeoise , sans ustensiles de brasserie.

Prenez 2 kilog. d'orge grillée comme on grille le café , ou de l'orge germée chez un brasseur, qui vaudrait mieux, et que vops pourriez moudre vous'^ihême en desserrant la noix d'un moulin à café ; 4 kilog. de farine de froment avec le son, 3 pieds de veau bien frais, 125 grammes de graine» de genièvre, 31 grammes de cannelle : on fait bouillir le tout pendant trois heures dans 40 litres d'eau ; on y ajoute, au 8out d'une heure de cuisson , 500 grammes de fleurs de houblon, et on continue TébuUition pendant trois beures au moins; puis vous passez la bière par un tamis de crin , et vous la mettez dans une barriqtie où il y a déjà 60 litres d'eau tiède seulement , attendu que, si elle était trop chaude, le levain ne ferait point son effet. On fera fondre séparément dans suffisante quantité d'eau 10 kîlog. de gros sucre ou cassonade , que Ton mettra dans le tonneau en même temps que la bière; quand le tonneau sera plein, on'en retirera un litre pour faire dissoudre 500 grammes de levain de bière que vous vous serez procuré chez tin brasseur; on le met dans la barrique, on remue avec un morceau de bois , de manière à bien mêler le levain avec la bière, et on a le soin de tenir la bonde de la barrique de côté et Ife tonneau toujours bien plein pour faciliter la sortie de récume. On la laisse jeter tant qu'elle peut, et, quand elle a fini de pousser, on bonde la barrique , qu'on laisse reposer quelques jours, pour qu elle puisse se clarifier. Si elle ne s'éclaircissait pas seule, ce qui arrive quel-

quefoiSf on la colle comme il est dit plus bas, et au boot de 36 à 48 heures on la met en bouteilles.

Manière de faire la bière de ménage dans quelques partiesde la Flandre»

Pour feire un hectolitre de Inère , il faut employer 1 kilog. et demi de houblon de bonne qualité, 1 kilog. et demi de ferine d*orge germée et réduite en grosse farine , et un peu plus de 100 litres d'eau. ^

On fait germer Torge dans un endroit bien irais : quand le germe est assez sorti, on la laisse sécher sur un plancher bien sec et bien aéré, on la passe sur une taie au-dessous de laquelle on a fait du feu , de manière à ce que Vorge sèche doucement ; puis on la moud en farine grossière, qui sert 'à former une pâte qu'on fait cuire pendant deux heures dans un four bien chaud, et qu'on coupe ensuite par tranches qu'on écrase et qu'on mélange avec une petite quantité d*eau.

Le cuvier doit être percé au fond d'un trou qu'on peut boucher et déboucher à volonté ; des bâtons sont placés à 5 centimètres de distance les uns des autres dans le fond du vase ; ils servent à mettre de la paille de seigle, qu'on recouvre avec une corbeillée de menue paille , sur laqudte on place la pâte d'orge germée , préparée ainsi qu'il e$t dit ci-dessus.

Pour faire la bière le soir, il faut commencer à pétrira midi , et faire l'espèce de pain rond de la grosseur d'un pain de 1 kilog. et demi ; la pâte doit être retirée du four une demi-heure après que le houblon est cuit.

X.e houblon doit être tenu dans l'eau bouillante pendant deux heures, après quoi il est versé sur la menue paille placée dans le cuvier avec l'eau qui a servi à la cuisson; on verse ensuite 100 litres d'eau bouillante sur le tout, et l'ca

agite d'une mauiëre continue, avec une pelle de bois, tout le mélange qui se trouve au-dessus de la paille de seigle ; eiïsuite on laisse reposer pendant une heure au moins , et Von peut après âcfutirer la bière.

Lorsque la bière est soutirée , on la laisse refroidir; on en prend un seau dans lequel on met 500 grammes de levure et une couple d'assiettées de farine de seigle , de blé ou d*avoine , , qu'on délaye avec soin dans le seau ; après que le mélange a reposé suffisamment , on le verse dans la bière , on remue le tout avec soin , et ensuite on l'entonne.

La fermentation commence 6 à 8 heures après que la bière a été entonnée , et dure pendant 10 à 12 heures , suivant la température de l'atmosphère.

Savon pour noircir les moustaches et les favoris.

Prenez 62 grammies de suif de mouton , 31 grammes de poix que l'on rend liquide , 15 grammes de pierre noire tamisée, 15 grammes de laudanum et de vernis; on ajoute à ces matières de la lessive de cendre de saule ; on fait un mélange bien exact et on le parfume avee de l'amhte et du musc ; on peut aussi les noircir en les frottant souvent avec du bois de sureau.

Eau parfumée pour faire tenir les cheveux bien lisses et brillants.

On fait fondre de la gomme arabique dans de l'eau jusqu'à ce qu'elle ait la consistance d'huile ; on passe à travers m papier gris ; on y met par litre 31 grammes de sucre blanc fondu et bien clarifié , ou on le remplace par le sirop de gomme , c'est plus- tôt fait ; on ajoute à ce cosmétique le parfum que l'on désire. On peut en faire de toutes les couleurs pour la toilette des dames ; on emploie les mêmes éicyÉleUrs que pour les extraits.

Pour faire le fard yégétal pour dames.

Il suffit de faire une pommade ordinaire et sans odeur, dans laquelle on met du carmin bien fin , lorsqu'elle est presque refroidie. Cette pommade est la meilleure , parce qu*elle ne contient point de substances minérales qui peuvent altérer les couleurs naturelles.

Pommade & la sultane, ou crème pour le teiDt.

On prend 4 grammes de cire blanche et de blanc de baleine, 60 grammes d'huile d*amandes douces, 45 gram. d*eau pure , et 40 goutte^ de teinture de baume de la Mecque ; on fait liquéfier la cire et le blanc de baleine dans Fhuile , à laquelle vous mêlez par petite portion , en agitant toujours , Teau pure et puis la teinture de baume de la Mecque. On peut Taromatiser avec une eau odorante et suave.

C'est un des meilleurs cosmétiques pour dissiper les gercures, les rides et les marques de la peau.

Pour faire le ^iuaigre des quatre yoleurs.

On prend les sommités sèches de grande absinthe , de petite absinthe , de romarin , de sauge , de menthe aquatique et de rue , de chacune 6S grammes ; ail , racine d'accrus colamus , écorce de cannelle , clous de girofle» noix muscade , de chacun 8 grammes ; vinaigre rouge, 4 kilog. ; on casse la cannelle , on râpe la muscade , on. broie l'ail dans un mortier de marbre ,- et on coupe l^ plantes en morceaux ; on introduit toutes ces substance» dans un grand. matras, on ajoute le girofle entier, puis le vinaigre ; on laisse macérer le tout pendant un mois , on passe ensuite avec forte expression , et l'on filtre.

On ajoute à la liqueur filtrée : cdmphre , 16 gramitiès

dissous dans assez d*alcooU 16 grammes dcîde acétique; on agite bien le tout, et on le conserve dans un vase bien bouché.

Vinaigre aromatique à l'estragon.

On prend des feuilles d'estragon récentes et mondées , 500 grammes ; vinaigre fort , 6 kilog. ; on laisse infuser le tout 15 jours , et on filtre.

Vinaigre framboise.

On prend des framboises fraîches et séparées de leurs calices , 1 kilog. et demi ; vinaigre rouge et fort, 1 kilog.; on laisse macérer quatre ou cinq jours , on passe sans presser, puis on filtre.

Vinaigre de lavande.

Fleurs sèches de lavande , 250 grammes ; vinaigre fort, 4 kilog. ; on laisse macérer le tout 15 jours dans un vase fermé , en agitant de temps en temps ; ou passe ensuite et Ton filtre.

On prépare ainsi toute sorte de vinaigre par la macération.

Vinaigre camphré.

Ce vinaigre , employé aux mêmes usages que celui des quatre voleurs , s'obtient ainsi : on réduit en poudre dans im mortier de verre ou porcelaine 34 grammes de camphre , en le triturant avec quelques gouttes d* alcool ou d*éther ; lorsqu'il est pulvérisé , on ajoute peu à peu une bouteille de vinaigre, on met 4 grammes d'acide acétique, et on le conserve dans un vase bien bouché après Tavoir filtré.

Procédé pour préparer nne liqueur pour peindre sur le marbre de ma<^ nière que ça paraisse être naturel.

vVfenf» de rèau^^forte et de Teaurégale, deohacune 62gr«4

31 grammes de sel ammoniao , 8 grammei esprit-de^j^m , autant d*or qa'on peut en avoir pour dnq francs , etSgr. d*argent pur ; après vous être pourvu de ces matériaux et avpir calciné Targent , mettez*le dans une £oIe, et versez dessus les 62 grammes d'eau*forte » laissez-le évapcurer ; vous aurez une eau qui donnera d'abord une couleur bleue; et ensuite une couleur noire. Calcinez pareillement Yfx, mettez-le dans une fiole en y ajoutant Teau régale , laissele évapprer ; versez également votre esprit-de-vin sur le sel amipopii^ , et laissez-le évaporer, pour avoir une eau dof ée qui , mêlée aux deux autres produits , fournira différeptes couleurs. Vous pouvez, au moyen du mélange de ces produits ^ tirer des traits sur le marbre blanc de Tespëce la moins dure, qui sembleront , en formant corps avec lui, être faits par la nature. On peut obtenir bien des teintes en calcinant et traitant de la même manière d'autres métaux.

Lithographie. — Manière d'Imprimer sur la pierre*^

Prenez pierre calcaire compacte à grain fin et égal , susceptible d'être polie par la pierre poncé et avide d'humidité. Cette pierre étant disposée suivant la gravure qWpa veut faire , on se sert de Tencre ainsi préparée :

On fait, d^aittfier. un vase vernissé et luté intérienrement ; quand il est chaud , on y introduit une partie de savon blanc de Marseille et autant de maaticen larmes; on fait. fondre cesm«iti£res en les mélanigeant soigneusement; alors on y incorpore cinq parties de laque entablette ;. on conlinue à remuer pour que le tout soit bien mêlé , et Tcm y verse pieu à peu une solution d'une partie de sowle caustique dans cinq parties de son volume d eau; . on feitisette adcfiticm avec précaution pour tie poiilt foire délil^dérie Kqueur dn^^yase. Le mélange Uii & «m etia-

leur modérée , on ajoute tout le noir de fumée nécessaire , et , immédiatement après , la quantité d'eau suffisante pour rendre cette encre fluide et propre à récriture.

On se sert de cette liqueur sur la pierre comme sur le papier , avec les moyeiis ordinaires , soit une plume , soit au pinceau.

Quand le dessin est bien sec et qu'on désire imprimer , on prend de l'eau acidulée avec de l'acide nitrique dans les proportions de 50 parties d'eau sur une d'acide. Au moyen d'une éponge on imbibe avec cette eau la superficie de la pierre, en ayant soinde ne point exercer de frottement sur le dessin. On réitère cette imbibition aussitôt que la pierre est sèche. Il se fait une eflervescence , et , quand elle a cessé , on lave légèrement la pierre en l'arrosant avec de l'eau pure.

Dans cet état , et la pierre encore humide ^ on porte sur le dessin , avec le tampon d'imprimerie , du noir de graveur , qui ne s'attache quç sur les parties qui ne sont pas mouillées. Alors on étend sur la pierre une feuille de papier préparée pour recevoir l'empreinte, et on soumet le tout à la presse ou à l^ction d'un cylindre.

Pour conserver le dessin sur la pierre et le préserver de la poussière , on y met une couche de solution de gomme arabique , qu'on enlève avec de l'eau quand pn veut imprimer*

Au lieu d'encre , on se sert quelquefois de crayon gras pour dessiner sur la pierre ou sur le papier. Ces crayons se composent de la manière suivante :

On fait fondre ensemble, dans un vase quelconque, trois parties de savon, deux parties de suif et une partie de cire« Quand le tout est bien fondu et bien mêlé , on ajoute du noir de iumée de lampe ^ dit noir de Francfort, jusqu'à ce que la eeuleor soit bien intense ; on coule alors le mélange .

dïHi dés ihôùles où la liqueur se solidifie en refraidissant, ¥t Jirèiifi îà consistance nécessaire jour servir de ciiayoti.

Manière dé pef Adre nn tableau en deux heares.

On prèftd une eàtnmpe ^W sôit àur du pdpier ïe ^^ fort possible ; on met le côté iraprimé sur unB ser\îettë. et Ton TDOuîHe le dos avec une éponge et de Tëàu Bien feïàtfe ; quHild Téstampe e*t humide, où là colle èUï ttfe châ^éfe de grandeur convenable , de manière à ce qdë ïà gravure àoit en déàsufe du châssis ; on a un ûnith cliàâsife (jfài ëfitre juste (iàïïs l'autre , sur lè'qtiël on riïèt ûilfe feil'e dbiil (iti ddnnerà plus bas la j)rép'àra;tiôn. Qttànd vo^ffe cétam^ë ë^ Bien éëcbe, on ta ^os1ô sur une table à pkt ^ 'cm ^àsfeè dti Véïiiis éur le dos'dfe là gravure , et , quaùd îl est sec , on en passe une autre coUche de l'autre côté ^ èh 'j^fiSiil Ks irîemes précautions ; oh passe ainsi plusieurs "cou'cK^fe , èffin de là rendre tranèfparente côMme une glaée "tfàî laisse voir lés Vraits de dhaque cSté ; on pâlâSe ïe vérhls TJélîk folà dé jiKis siir le dos ; il aide à fondre les nuftndes lét à ràfféWiiîr le papier.

On broie parfaitement lés couleurs èiiîvètht'és un peu prûs Caisses que pour peindre le tableau : le blahc de ^lomb, le vèfmiHon , le bleu de Prusse ^ le jatiHe-d'oClfe. clair , le jkune de Naplès , Je rouge d'Angleterre , le rougB . de Prusse , Tocre de rue , la terre d'ombre , la terre verte fet le vfefï-dé-gris , avec de l'huile d'œillette ;

Le idârfnîn, la laque, le stil de gta'în de Troyeà^lejaune de Russie et le jaune de roi , avec 1 hûîle siccative;

l^e nôïr d'ivoire, avec Thiiile Siccative éotipée diluile tl*<iîllc?fté.

PoUr peindre , on tourne le tableau du côté imprime

-fet jour , et Ton peint derrière , ayant soin de tte pàs^

is'écarfer dés traits; on fait de ja même manière qu'il est

— i31 -indiqué ci-dessus pour la peinture sur verre ; quand le tableau est fini de peindre , on passe sur Tautre châssis couvert d*une toile de la céruse broyée à riwiilfi fiixsqative ; oti le met dans celui où est peint le tableau , de manière que , bien serrés dan^ éette position , et les feiîssant deux ou troîs jôtrrs âdtis presse , \h se collent parfaitement. Amï ' %ôirt de ee tempà on coupe avec pf ëcautîon Ife tbtir delà graVnte, et on donne tme ttafuf)le decôucbfes dé veimis, puis oh î'encadfè de toanîèrc à de que lesleltries du^J'api^nr restent blanches , afin de hacher le moyen qUë tou^ àtè^ empJcÇrè. • i

H^thdde eurlètiie pcfet f^titér dos pefatut^s atec fé- nllràie ^'accent . »

. Couvrez du papier avec une solution de nitrate d'argent -dans Teau distillée , metlez-le derrière une peinture sur verre que vous exposerez aux rayons solaires; les rayons qui traverseront le verre noirciront le papier , mais Jes nuances seront en raison de la lumière transmise : partout où le verre est transparent, le papier noircit ; la où le verre est opaque , il se transmet peu de lumière , et le papier reste blanc. 11 y aura donc des nuances de couleurs entre ceà deux extrêmes.

Cette peinture est à peu prèà inaltérable a la îuiriîèr^ des chandelles ou des lampes; maïs la lumîëre dû jour la détruit très- vite. ' .

On peut employer ce moyen toiites les foiis que Ton désire représenter des objets en partie opaques et en partie tranèparents.

Les fibres des feuilles , les ailes d'insectes peuvent être représentées avec exactitude par cette méthode. Il*suffit de fidre passer les rayons solaires à travers un papier sur lequel elles 45ont fixées. ^

Procédé pour 4él8cher les tableaux peints à Thuile qui sont sar 4e Tieilles toiles, et les mettre sur des toiles neaves.

On d^tadie le tableaa d^ son cadre en le fixant sur une taUe bien unie, la peinture de^u9 ; il faut qu elle ne fiasse aiiouB {di ; on donne une couchç de colle forte sur la pein* tui:e; on applique, au furet à mesure, de grandes feuilles de papier blanc; on les éten^ parfaitement et,on les laisse sécber ; on décloue eîisuite et l'on retourne le tableau, pour que le papier soit dessus. et la .toile dessus; on mouille une éponge d'eau tiède , et Ton imbibe peu à peu toute la toile, en essayant de temps en temps de la déprendre de la peinture. Vous détacherez alors un côté de la toile, en la roulant à mesure quelle ^e déprend. Il ne faut pas craindfe de renouveler souvent Teau, afin de ne pas arracher la peinture en enlevant la toile; puis on lave bien le derrière de la peinture » avec beaucoup de propreté et de précaution. Quand la peinture est sèche, on lui donne une condbe de coU^ forte» on étend une toile neuve, qu'on laissers^ plus longue et plus large, afin de pouvoir clouer sur le .châssisr On passe légèrement une molette, afin de bien faire. prendre la toile sur la colle ; on laisse sécher et on donne une couche de la même colle sur la toile, ayant soin de passer la molette aussitôt la colle mise dessus, afin de la faire rentrer à travers la toile et aplatir les fils trop gros qui s'y trouvent; et, lorsqu'elle est bien sèche, on là doue sur son cadre., de manière qu'elle ne fasse pas de pli^. Cela fait , on mouille le papier^ qui recouvre le tableau ; on lave bien pour détacher la colle , et, quand le tout est Lien sec, on vernit le tableau. >

Manière d^ôler les taches d'encre sur des estampes, modèlos, graimrcft; lithographies, etc.

On étend la.gravure^ttr une table propre; on tient d'une iâain de l'eau forte dati^ une bouteille, et ée Fatitre de Teau ordinaire ; on laisse tomber de l'èau forte sur la tache assez pour la couvrir. Quand, par Teffet -de l'acide; elle est disparue, on jette aussitôt de l'eau, afin d'ôter Taction dé Teau forte, qui rendrait le papier jaune et le brûlerait. On Tétend après sur une corde , et on laisse sécher.

l'rocédé poar blanchir les estampes et leur donner le premier lastre*

Il faut faire une petite lessive avec des cendres do bar*ments de vigne ; un demi-boièseau de cetidrès suffit pour deux seaux d'eau de rivière qu'on fait bouillir pendant sept ou huit heures. Au bout de ce temps, quand la lessiVe est parfaitement reposée, on tire à ckir, ou , si Ton ne veut point attendre ce temps, on filtre à travers la chaux, qui la clarifie en lui donnant plus de causticité. On lie ensemble toutes les estampes que Ton veut nettoyer, avec une ficelle, entre deux cartons , de manière â ce que la lessive puisse passer dans Tintérieur; on les met botliUir un quart d'heure dans cette lessive, on les retire èiïôtjité, on détache la ficelle, puis on les passe à la presse , afin d'en faire sortir la lessive, qui sera imprégnée de lëJôr crasse; on laisse sous presse un quart d'heure, er^ûfte on les remet dans la même lessive » puis soUs presse, ^t vice tersà : on répète cette opération trois ou quatre fôië, selon le besoin, et l'on termine le blanchiment en les faisant ix)uinir dans un chaudron d*eau claire pendant un quart d'heure , pour les débarrasser entièrement de la lessive ; on les trempe ensuite dans de l'eau d'alun, afin:

demmettre la cdle qu'elles aâraient iperdne eafaouHfmt, et on les met séober sur des teeNes, dans «u endMôi'tjQ il ne se fkit pas de poussière.

Autre manière de blancblr {es estampes.

Chutai &*est «ervi ayec (avantage di^ gaz acide œuciatique OKj(gépé pour blaiiçhir les estampes et le papier; elles acquièrent par ce moyen une blancheur éblouissante. L'encre ordinaire disparaît par Taction (le cette substance gazeuse, tandis que ceRç d'imprimefiç n'en souffre aucuoe atteinte ; mais il ne faut pas oublier de bien laver à Teau claire^ pour que le papier ne souf&e point de l'action de Taeidô k la suite des temps.

Pouf ftilre a¥6è do tIq blanc , san^ le secoursKJi'aacun acide , pn yId lÉldiBseux et 9\ doçx, qn'fiU le praMrait pour du champi^iie.

Il faut, autant que possible, que le .raisin suit ramassé par un beau temps ; on remplit une barrique à moitié de vin de goutte, on fait brûler un m&tfe 80 centimètres de mèches ; en bat bien le vin pendant un quart d'heure ; oa fait le plein de la barrique; le lendemain oh ôte encore I^ moitié du vin, on fait brûler encore un mètre 30 centimètres de mèches, et on bat encore le vin : on répète cette opération quatre ou cinq fois dans autant de jours, et on le laisse reposer.

On tire le vin au clair après trois ou quatre jours de tdpos. Au moyen de ce procédé , vous aVex un vîn qui ne ièrmfente jamais et se conserve parfaitement : on Tappelle vin nmet, car il n'a pas bouilli, ce qui lui fait conserver as douceur.

Pour conserver les fruits en général.

Il faut prendre les fruits lorsqu'ils ne sont pas tout 9 fait mûrs, les mettre dans un endroit chaud pendant qu^l-

qiie» jours , afin d'en retirer rhuojiîdité. Ensuîtie « a une caksQ OQ une barrique parfiiiiement eI<M ; on y met une

copche de farine ou de son^biép ;$ee , H npê eoucbe. de fruits, de manière à cç qu'ils ne se touchent pas j çn en remplit ainsi le tonneau, .que l'on fonce parfaitement et' que Toh met dans un endroit sec : oh a dû prendrç lé soin de ne pas en mettre qui soient pioués, et de cacheteir peux qui ont leur queue. ,. > .

., Autre moyen pour cons^ryer les fruit».

Ayant cueilli, par ùii tewips ^,'ctâ fruits (j[ui jdc s^çt pas piqués, on les met dans qne étuve pendant qi^itre' ou cinq jours ; au bout de ce temps* on ïait fopdre de la cire blaiiciie ^ dans laquelle oji met un peu de suif, et l^'on treoifi^ l^s fruits dedaps pQur qu'ils s'imbibent d'une coucbe égale ;' il ^aut que la cire ne soit quç tiëd^ , ^^n de ne pas echauder le fruit; si une couche n'a p^ garni parfair tement, on en met une autre ; on a soin de les envelopper dans du papier et de les mettre dans du son. On n*a qu à

PTifS^r^r 'j? fr^,H V^^M 9^ ^^ÇU* lie ^c^rvir, e^ l^ ^^^ ^^ cire sf . brisé aussitôt. Ce moyen revient un pejf cbçr ppuf le premier débg^rsj^, pais la pire ne p^f^ R?§ Çft flWi^l^^^ fit. a toujours soi) prix .

Empêcher l'huile de rancir.

L'huile se raAçi,^ ppr |ç ppptijipj; d|e V^ i^t l'ab^oqption de Toxygène ; il suffit donc de mettre par chaque bouteille d'huile 5 centimètres de hauteur d'eau-de-vie ou espritde-vin , de manière que la bouteille soit parfaitement pleine ; on la bouche avec une vessie , et on la tient debout.

— 1 36' - Conserver le lard frais sans saumure.

Apres qu'il est resté dix-sept jours dans le sel., on le met dans une caisse, bien entourée de foin dç toutes parts ; on peut en mettre plusieurs couches Tune sur Tautre , en évitant le contact au moyen du foin : il se conserve ainsi tris-longtemps sazis rancir» et acquiert un goot excellent.

Distinguer les bons champignons d'avec les mauvais.

. Lorsqu'<m voudra préparer des champignons cpm^stibles, il faudra prendre la moitié d'un oignon, blanct ordinaire, dépouillé de sa membrane externe ; pn le metti^ cuire avec les cbampignpns : si la couleur deToignon vient brune ^ ou noire , ou bleuâtre, c'est un signe évident quQ parmi eux il y ^n a de vénéneux; si, apr^s une ébujlition convemble^ il ne change pas de couleur, on n'atira à craindre aucun accident.

Contre les ve^ qui se œfiilteiit au fromage.

Brûlez jusqu'au blanc des os de bouclierie, que vous pulvérisez et passez au tarais, pour eii saupoudrer le fromage ;. comme la mouche, par ce moyen, ne peut y pénétrer, ils se conservent longtemps. A mesure que Ton en prend, on racle le dessus, afin d'ôter la ôrème où fte trouve la poudre.

Conserver les oranges et les citrons.

Il faut les prendre bien sains, et faire sécher du sable, dans lequel on les met, afin qu'il n'y ait pas d'huraidit^^ et mettre la c^sse ou tonneau dans un endroit bien sec; ils se conservent ainsi six mois et plus. 1'

Pour ôter l'odeur forte du poisson.

Il faut le nettoyer et Téchauder plusieurs fois dans de Teaù salée , et , quand il ne sent plus \ le laisser dand de reàu U plus froide possible pendant une couple d'héuh».

Moyen de purifi.er la viande et le poisson gâtés. '

' Mettez dans une marmite avec de l'eaii le morpeati d^o viande gâtée qu^ vous voulez purifier; ,écumez-la lorsqu'elle bout, et jetez ensuite dans la marmite un charbon ardent bien compact et sans fumée. Laissez-!^ deux *^u trois minutes; il aura attiré à lui l'odeur fétide delà vîainde' et du bouillon. Si vous voulez faire cuire ce mortieéti de viande k la broche , mettez-le dans Veau jusqû'keequ'eflte bouille. Après l'avoir écumée , jetez un châftéfï! aitléni dans Teàu bouillâiite ; au bout de deux minutes, retirez-^te^ essuyez-le pour le faire sécher, et mettez-le à la broché;^ Le même procédé jpeut s'appliquer au poisson.

Empêcher que le lait ne sé'éâfe à ta cîiateiïh

On fait fondre 8 grammes de sel neutre de tartre âans une demi-bouteille d*eau chaude, dont on met une cuilleV abouche par demi-bouteille de lait. ' '

Manière de rendie au lait caillé fia fluidité ordinaire. . , .

On peut rendre au lait caillé sa fluidité natarrflle en Jr ajoutant, lorsqu'il est encore chaud, une cuillerée de lait ordinaire dans lequel on fait fondre une pincée de ^e^ végétal ; c^tte substance , peu dispendieuse et qui se trouve .che^ tqus les pharmaciens ^ est saine , et ne (Communique au lait aucune saveur dé^agréaîîie. Il est bon d'en mettre dans le lait avant de lé faire bouillir, quand on craint qu'il ne tourne ou ne s'aigrisse, comme il arrive souvent en été

pendant les grandes chaleurs , et surtout lorsque le temps est à Torage.

Cpn^eryçr le lal^eq bouteille^. d^xaos et pins. .}

. Qfi Pft lé lait; Mm 4^ li^ttteiRe^tten ^Wjt^s, H'oa ] laissjB as) bain*marie nendant douze heures ; il diminué de moitié , et Teau contenue s'évapore par le bouchon : après ce temps , on caiehetiie Ids bouteilles, il se (M^nserirë ainsi deiiKanaetphis.

IÇnlçver au beurre sa rancité.

. Obi |)|j| I9 \mm^ 4fl»s| u^ie WMitité.4'^^9^illmfi^§» tqv^\mm\ 85 ^ ^P.fOHttosJte. fiblor^Jt-di^ clm»H »V çfeAT

\w^ repo^f deui; (leures , pt 0^ le rç^at 4f^^ de Te^^ frlîd^ : le in^Rifi m^ye^ e#^(B }p g^auyfti^gpgj d^ t)pvfse

Ealçyer la , raujcit^ ^ 1§ ^J^iW.

On fait r|^Cm4f(i^< ^^ %ma^ àe^%M\^^ bqçi)laHte , ou bien ton y met^.quaod ell^ e^t fionàue, une qufi^té d'ah^ol éga).^ à son poids ; dn (^tient un résidu formé d*oléine et de stéarine non altérées ; Talcopl s'empare d'une matière ' jafuiie doide q«i lui donne une odeur puante , et qui n'^est qu'une altéiraiiQD 'da l-P^B^ ^t de la rofurgarâié que l'air a ^i^ifi^^, ,

On les plonge danf un lai^ de chaux, où l'on met de la craie,; la matière , s'attachant aux parois de la coquilljR , bouche les pores et empêche le contact de Tair, qui les (ait g$]ter, et on les inet d^ns une cave.

> ' " TalsIflcBtIoii' du sucre. ^ ^

Si le sucre contient de Vamidon ou de la farine , en le traitent j^r Veau froide, on disso»dra, le su^îre, «t l>mi4an 'OU lafarine se déposera de sa dissol^u&>n, et^ siQnjrbjoï^te quelques gouttes dç teinture 4*iode , le mélange prendra i^ia belle coloratipoi bleue.

Si le sucre. a été falsifié avec la glucose (sucre djs fécule ) , on pëse dans un flacon 2 grammes de sitcrç que L'on fi^t dissoudre dans 30 grammes d^eaii distillée ; on y ajoute Jî décigrammes de potasse a îatcool, et 1 décigramme de depfo-sulfate de cuivre ; on agité et on ferme ïeflacoh. S'il é^iâte de la gliico^e dans le mélangé , il ne tarde pas à se déposer un précipité rouge de prôt'oxyde de cuivre. .

Procédé ç<^y «X^i^^rY*!? \^ ppp}|]^ 4^ {^Wy^W^^W^, 9f^^^

Il suffit d^ les éçh&udep » a*estrà-rdiBe de les laisser quelques itoinutes dans Teau chaude ; pourvu que k pe^u ne :sibI pas atiaquée , elles se. conserveront ainsi sans Janiais germer ni dereiBr géUvts , et am pèirdrôlit ni letirs qualités farinduses lâ la&rsaveUfl^ d^ucé pendant pluâièurs années, en les séc^t bieti Idraqài'eilas sont soi^ties de . r«aQ, La ebalfflnr li'un four peut «.ufsplèer à édie et Peau «t firaut beasemip mieux , pûttsvii que les poïnineâ déferre V» soient pas trop sëehes quand on les y met , cwthif iewa. Btt déchirerait. Prour fTJokmg^ ur temps infini la durée des pommes de terre en substance, il faut leur faire subir dans Teau quelques bouillons , ce que Von nomme vulgairement blanchir ; les couper ensuite par tranches , et les exposer au-dessus d'un four de boulanger ; là eHes acquièi*ent la 8jé)eheress,e et la transpgirenjpe de la corne. Exposée^ ensuite 4^3 ,un pot, avec yn peu d'eau ou tout autre Hqu^Aç , spr lyi feif dpjii;, e^es fournirent un alimept s^iji , cqmpafaWe

à la racine fr^aîdie. Bn Ica réduisant en poudre, «ille^i donnent une purée et des potages très-salutaireB.

Moyen de rendre aux noii sèches leur fraîcheur et leur goût primitif.

Il suffit de les faire tremper pendant cinq ou six jours dans dé l'eau pure ; Thumidité , pénétrant peu à peu par les pores de la coquille dans Tintérieur de la noix , en iaît renfler la chair et la rend tellement fraîche , qu'on peut eik enlever la peau jaune et amère, comme on le pratique pouTj les noix nouvellement cueillies.

On peut joindre à l'eau , si on le désire , quelque peu de sel , qui l'empêche de se corrompre et enlève aux noix le léger goût astringent qu'elles pourraient avoir contracté en séchant.

Pour connaître quand Thuile d'olive est falsifiée.

On met dans une fiole 94 grammes d'huile à essayer, et 3 grammes de nitrate acide de mercure ; on bouche la fiole d'un parchemin mouillé , et on la remue bien toutes les dix painutes pendant lieux heures , ce qui blanchit le mélange. On débouche alors la fiole , on la met dans une cavç jusqu'au lendemain; si elle est pure, elle se congèle et vient en consistance de suif d'une couleur jaune-citron»,S'il y a dessus de l'huile ou tout autre liquide plus ou moins ti^^sparent et re^ipli de' petits grumeaux , c*esjb un fait certain qu'elle est mêlée avec de Thuile d'<eillette , de noix ou de colza , ces dernières huiles ne se combinant point ^a nitrate acide de mercure. . '. ■ ^ ■■

Préparation du citrate de.mercure.

On fait dissoudre^à froid 12 grammes de mercure daoïf 16 grammes d'acide azotique â 48^ r8granMnesdjpi«ettè sohïtign, agité^è toxiSes les cinq minutes, pendant quëlq^ctet

— Mt —

béures, avee $0 grammes d'huâa d^oU^^e^ doivent donner nn mélange «on&islaist , h<>mogène' et à suar £400 imie. Vm consistance douteuse et une configuration en choux-fleurs indiqueraient un mélange frauduleux.

Pour faire du vinaigre de râpe qui ne se décompose jamais.

On prend des râpes aussitôt qnû Y on a cueilli lés raisins ; it ne faut pas qae la râpe ait bouillie ni qu'elle ait été pressée. On égrainé les raisins, on lave bien les râpes 4 plusieurs reprises^ et on les met sépher au soleil- oiï dans, uit four ; plus êiies sont sëches, meilleures elles sont.

On défonce une barrique par un bout; on établit au milieu, c*esl- à-dire jusqu'à la bon<le, un c^cle e^n bdis retenu avec des taquets cloués en dedans de la barrique, afin de pouvoir faire un lit à supporter la râpe que Ton met dessus; on met sur ce lit deux ou trois couches de sarments de TÎgne, eh travers lés unes des autres, afin que ça ne fléchisse pas; oA met la râpe par-dessus , jusqu'à hauteur du fond de la barrique , de manière que 1e fond soit vide jusqtfau milieu, et que. du milieu où est ce support jusqti'èh haut, elle soit pleine de râpe. - '■ On verse un seau de vin le premier jour ; il faut que le vin n'aiit aucun goût, si ce n'est celui d'aigre ; on couvre la barrique avec une couverture, et aussitôt la râpe ^ fiféchaûfFant, aigrît le vin que Ton y a mis; le surlendemain on y met un* autre seau de vin= avec les mêmed précautions. On a le soin de mouiller la râpe également. Il faut tous les jours mettre un seau de vih sur la râj3è, jusqu'à ce que le vin vienne à fleur du lit que l'on a fait avec des sarments, ce dont on s'assure en perçant un trou à travers et à haufeor voulue* On tke pat ce trou un $eau 4e vin^ on ie remet sur la râpe,^ et on continue ainsi Vàxfik ce que le vijiaigre devienne &rt» On peut pasg<^

énr tne hàrnqae derâ(ye dix Wrriqfâes de vin, et lès retiârè lotîtes en excellent vinaigre qui ne âe côtix)m{>t jamaid ; tAx tùl AaMe le tiôtt dé vinaigre Hectîs^el, 6ar â n*etïm aucun iugrédient pour lé faire. H &at àvbif sdin' de fM& jamais laissçr sécher la râpe, car elle moif^irait et perdrait le vina-igre. Aussitôt que Ton a fini , il faut la retirer et rteittô le Vinaigre eh baifriqùfe.

Pour extraire de Thuile des pépins de raisins.

Parmi les produits qui sont négligés, on peut placer àa premlet reng les /pépihs de raisttisv qui, dans les pays vîghoUes, pourraient être d*i»i;grand rapport, attendu que Tcxpériènce noUs a prouvé que Ton peut en tirer de l'huil? à brûler et en cessez gramle quantité. Le procédé est trësrfocile : tm sépare du «lare de raisin (qui peut être encore efmptoyé à divers usages) , à Taide de Teau et d'un tamif^ les pépins, que Ton met sécfher ; lorsqu'ils sont secs, on tes porte au moulin , et l'on opère de la même manière qi|s flour les àuti^s graines oléagineuses.

L'huile de pépins de raisin est limpide , d'un jaunç ver* dâtre, fluide à 8 degrés , t^rûlant avec une belle flamme shns répahdre d'odeur désagréable, et est supérieure pour l'éclairage à Thuile de cotea .

Eau conservatrice pour les oiseaux empaillés.

On prend seize parties d'eau , qjiatre de chlorure de ohaux, deux de sulfate d'alumine et de potasse , -une ie salpêtre ou nitrate de potasse, le tout mêlé ensemble ; oli en passe avec un pinceau dans Tintérieur des oiseaux qu^on veut conserver.

Pâte pour tes rossignols, -

Prenez. 4 grammes de pois diichès,'600 grammes de ïnillet en poudre, 260 i^mmmes d'amandes douces^ pétées

etjjiîééfe, 125 gfàmfïies de miéî Marte, tttJis ^oBuffe. l()ft. ^rah)iheà dé t^ârre frais et â granllpeâ de safran ôii pûâse ; tt^ez et ^itës biiii^ sUr tm feti t¥è^-dbux jû^ti^i 'ce q^U tt&te ëdit âëVeiitiè bièù gféV^efée, ^yâïftsàSl) de

Dette |iàté, ttêïée db cièut dé hcëtth^dié ùi ftia Vttilde,

fativBttés.

Pour empêcher qae les Terres à qainquets ne se cassent au feu.

Il suffit de eotipef* le bas. du reire , avee vm dinmant , d une I«if)gr(ieùr dé 16 à iO imHSÉièib<(«;

Hôyeli d«"8e procurer deTalcool bté^a fecà'ûépdur diverses bpéràlTons

On prend ïe la potas^ bien desséchée , on la verse sur de Tèsplrit-dé-vîn ; Talcali s'unira à l'èau / et Téspritde-vîfi, plus *pùr, surnagera; on décante alors , et Fôn répète rôpénitîon jusqu'à ce que la potasse que Ton met dans î'esprît-de-vinhe sorte plus humectée. H dévient trëspur par ce moyen, maïs il se colore un peu; il faut'le distiller dans une cornue et n'en retirer que les quatre premiers dïiqùiëmes, qui seront parfaitement rectifiés.

Faire d'excellept bîschof d'oranges.

Od|>rend trois vertesdelâit ^^Ili, ua v^nleide'lbmeh^ wasser, trente-trois ceotigrama^ade ëucorai éf» jouèlles. d'obaçtgies^sans écorce ; on fait bouillir le tpat quelques minutes.

Procédé pour faire une glacière de ménage.

On prend une futaille , vieille ou neuve ; on la fait bien ëèrblôf ; au fond de oètteftitailîe, iétettâez ëxactemént^artout 6 ou 8. centimètres ^cbarèon ent)6udre; dârië celte

première futaille mettez*en une autre de moitié de capacité» de maniëFB à pouvoir mettre également autour de eette futaille 6 à 8 centimètres de charbon; cette seconde futaille intérieure doit être de huit centimètres moins haute que celle dans laquelle elle est , afin de pouvoir y adapter un couvercle de 18 à 20 millimètres d'épaisseur. On fait deux fonds pareils, dont l'un est percé d'un trou de 5 centimètres de diamètre ; attachez ces deux fonds avec des taquets qui aient 5 centimètres de hauteur , afin de tenir ces deux fonds à cette distance ; achevez ensuite l'assemblage en clouant au pourtour une bande de fer-blanc ou de , zinc de 11 centimètres , de manière à ce que cette feuille, faisant saillie de 3 centimètres sur Tune des faces du fond, puisse par cela entrer de 3 cgitimètres dans la poussière de charbon et s'opposer plus facilement à la communication de l'air extérieur. Vous aurez soin de mettre la saillie de fer-blanc du côté où le fond n'a pas été percé ; cette ouverture est destinée à l'introduction du charbon en poudre dans l'intérieur de ce couvercle, et, ce but rempli, un bouchon de bois formant saillie servira de poignée pour ouvrir et fermer cette glacière de ménage.

Manière de produire la glace.

' Prenez 11 parties de muriate d'ammoniaque sec , 16 de sulfate de soude, 10 de nitrate de potasse, et 32 d'eau de fontaine; le mélange de ces poudres unies à Teau produit,^ en se dissolvant, un froid suffisant pour former de la glace au milieu de l'été.

Autre manière. x

Prenez deux kilos de glace et ua demi-kilo d'aeide nitrique ; lorsqu'on mêle lacide nitrique k la glace, le

thennomètre peut descendre jusqu'à 22 degrés au-dessous de zéro.

Un mélange de muriate de soude et de muriate de chaux produit un effet à peu près semblable.

Pour faire un arbre de saturne.

Mettez dans une gr.ande carafe de verre blanc, ou plutôt dans un globe à poisson , deux litres d'eau et 62 grammes de sel de saturne ; remuez bien, afin de faire fondre le sel : Veau devient blanche comme du lait; on la filtre alors au papier gris, pour qu'elle soit transparente et sans couleur. On la met dans le bocal de verre , et on forme , avec du fil de laiton , plusieurs cintres , arbres ou portiques , en laissant plusieurs bouts de laiton où Ton a attaché à chacun gros comme une noisette de zinc. Ayant formé avec le fil ce qui a pu le mieux vous plaire , on réunit tous les bouts et on les passe dans un bouchon qui ferme bien juste l'ouverture du bocal ; il faut alors que , le bocal fermé, les boules de zinc soient enfoncées à 3 centimètres dans Teau , et aussitôt vous voyez une ébullition s'opérer autour du zinc , qui s'empare de l'acide de l'acétate de plomb, qu'il revivifie pour qu'il aille ensuite se déposer sur les fils de fer. Plus il est vieux , plus il est beau.

Méthode pour bien blanchir les fils de chanvre et de coton.

On fait tremper les tissus dans l'eau quelques jours , en les lessivant à plusieurs reprises , et les plongeant , après chaque lessive, dans le chlore liquide ; on les traite ensuite par l'acide sulfurique très- faible, en les lavant à grande eau après chaque opération ; puis on les azuré, on les tord et on les fait sécher. Il est toujours très-utile, dans ces opérations, de ne se servir que d'eau très-limpide : on jugç

. de la concentration du chlore par son action sot Findigo ; il est au point de force convenable , lorsqu'il peutdétruire la couleur d'une fois et demie à deux fois ^Tk volume d'une, dissolution faite d* abord avec une partie d'indigo et sept parties d'acide gal&irique» et étendue ensuite de neuf ' cjept quatre-yingt-dou;5e fois son poids deau, dans laquelle on peut mettre en toute assurance les pièces à blanchir , saiis crainte que le chloré n* attaque le tissu ou le âl. Quant aux le^ives ., of^ les obtient en mettant daps un cuvier une certaine quantité de chaux vive qu'il faut éteindre , jeter dessus deux fois son poids de potasse du commerce , ou de sous-carbonate de soude , puis ajouter une certaine quantité d'eau plus ou moiçs grande, selon la force qu^on veut donner à la lessive ; on brasse le tout, et on Tabandonnè à elle-même; bientôt uu dépôt abondant se rassemble au fond du cuvier ; alors on décante le liquide surnageant, on lave une ou deux fois le précipité ^ l'eau qui sf}rt à ces lavages est réunie à» la première le^ive , et si le mélange n'est pas au degré convenable , on Ty porte p^ d'autre lessive plus forte. Quoique ce procéda, soit simple, il est sans contredit le meilleur quand qn l'emplçie a.vec précaution et intelligence; cependant , si Von voulait de plus amples renseignements, il faudrait qu'on consultât les éléments de teinture de Bertbolet, attendu qu'il eçtreda^s de^ détaîk qu^no^s avopsi penp^sjup9i:flu»jdans un ouvrage qui doit contenir tant de matières diverse^ pour que chacun y trouve quelque chose à glaner.

FcépaBation^ de rea«i-de-yieitam]Mirée«

04î met 32 grammes de campHre dans une bouteille d'eau-de-vie bien bouchée ; nmis , si l'on veut que sa dis;' solution se fasse plus facilement, il faut le mettre en poudre a%*ant de l'y introduire. On obtient cette poudre en tritu-

rant le camphre dans un mortier , en y ajoutant quelqueiSgouttes cFiEtfeooI ou d'éther ; il est certain poiirt)ant qu'en morceaux il s*y dissoudra également avec le temps.

MAniàre d*einpk>yer reaa-de-vie camphfée.

1*» En lotion : on en remplit le creux de la main , qtic l'on promène sur les surfaces qui correspondent au siégé de la douleur. Pour les personnes maigres et les malades de la poitrine , on doit étendre Teau-de-vié canbphrée d'assez d'eau pour là ramener à 18*.

2<* En compresse : on en verse une quantité suffisante dans lihe cuvette ou assiette , et Ton imtïbe une des surfaces d*tin linge ployé en* quatre qu ofi se hâte d'appliquer à frdiff sui' la surface malade , pour éviter que ralcoorné passe dans les autres parties du linge , et, afin de rendre son actîori plus durable sans que Todorat du malade en soittk-op vivement affecté , on recofuvre la compresse avec un mouchoir de mousseBne empesé , dont on mouîlîè iéà bords pour qu'il adhère aux cKàirstout autour de la compresse'; Tëata-de-vîe , qui né dissout pas Pamidoii' de' l'empois , se trouve ainsi emprisonnée sous cette enVèiot^pe , comtne elle lé serait dans un flacon bouche k réiïiériV D'après la médication de M. Raspaîl et tien dés expériences, c'est un remfede qui s'applique avec efficacité à toute maladie qui n'est due qu'à une cause accidentelle.

Moyen curatif du choléra, diarrhée ou dyssenterie.

Si nous ne voulions point que notre ouvrage soit . pour ainsi dire, indispensable à tous , nous nous serions abstenu d*ê fàîrè connaître les médicamentfî que nous àvon'sertiployés avec succès contre les attaques mortelle^ du choierai ; îïiais, ayant le désir de soulager toutes les souffrances;'

nous ne croyons point devoir négliger celles-là , d'autant plus qu'elles frappent le pauvre encore plus souvent que le riche.

Les symptômes sont si bizarres , si variés et si subtils , qu'il naît des écueils au moment qu'on s'y attend le moins ; cependant nos réussites ont été trop multipliées pour que nous puissions hésiter à recommander tout spécialement ce remède aux personnes qui seraient affectées de ce mal indomptable.

Faites bouillir six têtes de pavots , après en avoir extrait les graines , dans un litre d'eau pendant un bon quart d'heure ; passez à travers un linge ; laissez refroidir ; battez dedans trois glaires d' œufs, ajoutez 20 grammes de liqueur d'Hoffmann et du sucre pour rendre la boisson agréable à prendre.

On donne cette boisson au malade par cuillef ée à soupe de quart d'heure en quart d'heure , jusqu'à ce que les grands accidents soient éteints ; puis de demi-heure en demi-heure , d'heure en heure , c'est-à-dire qu'on doit éloigner les cuillerées au fur et à mesure que les symptômes s'affaiblissent.

Nous n'avons pas besoin, de recommander la diète , même quand le ?nalade est hors de danger ; elle est indiquée d'elle-même après d'aussi cruelles souffrances.

Remède contre les différentes espèces de flèTtes, d'apirès Af.RasjpaU.

Fièvre intermittente. — Symptômes apparents : le pouls bat vite et irrégulièrement ; on éprouve alternativement de la chaleur et du frisson ; le visage devient hâve et pâle, et le corjis tombe dans le marasme.— Médication : usage constant de la cigarette de camphre ; camphre à l'intérieur trois fois par jour, aloès tous les deux jours,

lavements vermifuges , application de compresses d'eau , sédative, ou de cataplasmes vermifuges arrosés d'eau sédative , sur le ventre ; lotions fréquentes et alternatives sur tout le corps à Talcool camphré, à Teau sédative ; comprises de la même eau autour du cou et sur le crâne , deux jours de suite seulement; calomel tous les huit jours jusqu'à guérison.

Quant â nous, nous conseillons contre cet\;e fièvre, souvent si tenace qu'elle résiste à tous les moyens qu'on peut employer , la teinture éthérée de quinquina , dont le malade prend un petit verre à eau-de-vie deux heures avant de manger, le matin, et deux heures après, le soir. Cette teinture se prépare en mettant 90 grammes de quinquina jaune finement concassé dans une bouteille d'eau-de-vie à 18 degrés Réaùmur et 10 grammes d'éther; on laisse infuser pendant quatre jours» puis on filtre; on la renferme dans une bouteille bien bouchée et on la prend de la manière mdiquée plus haut.

Ce remède est celui sur lequel on peut compter le plus contre cette longue et dangereuse affection. Le régime ne doit être ni trop succulent ni trop végétal.

Remède contre la fièvre cérébrale.

La fièvre cérébrale, prise au début, se dissipe dans les \ingt-quatre heures , et elle est soulagée à l'instant même par le traitement suivant : on entoure le front d! un ban* deau épais , afin de protéger lès yeux contre l'action de l'eau sédative ; on arrose alors fréquemment le crâne. avec <îette eau , on entoure le cou avec une compresse imbibée d'eau sédative, on en lotionne le corps, et Ton exerce par-dessus de fortes frictions à la pommade camphrée.

Dès que le malade reprend la raison, on lui administre trente centigrammes d'aloès et un lavement vermifuge ; on

lui applique un cataplasme vermifuge et laxatif Bur I^ centre; tii^ane chaude de bourraebe avec ua petit gru* 9i^j^u de ean^phre à^cba^ue Vjerre. On ne cesse Jes Iptions à Yi^w sédative que lorsque les symptômes cérébraux smfi «i^tièrement dissipés* l^es migraiues dçnt l^^pause iij;t.4^f)B )es fosses pasple^^u^risseut en pjris^nt le camphm. Les injections à l'huile camphrée gpéiôi^^t Q^lles .dontlaç^u^e est dan^ le tuyau ,fuditif.

Remède contre la fièvre bilieuse et fa fièvre typhoïde.

Di9l«s premi^ps syitiptômes, on entoure to ooa et les poignets d'une cravate im^bibée 4'eau âédaëve; cm en arrose le erftfie en pri>t^«aat les yeux ; on en iotîome le corps, et Ton friponne par^desmiê, aussi longtemps qu'mi le peut , avec la pommade oam{}brée; cataplssmes anti* vermineux /sur le ventre. Aux grandes personnes on fait prendre trente centigrammes d'aloès avec bouillon aux herbes, et des lavements vermifuges. Aux enfants en ba» %e/ au lieu de l'alo^ , on donne , au moins deux foispar joùf, une forte cuillerée de sirop de chicorée , dans lequel on ajoute gros comme un grain de blé de camphre.

B^mède contre la mmarede la vipère on autres animaux Tenimeax, piqûres d^alieilles, de guêpes, d'araignées, de scorpfons, etc.

Appliquez aussitôt sur k plate de Feaa sédalîvci et snème de l'ammoniaque pure , si l'on en a sous. I^ main; lôlions fréquentes d'eau sédative dans le voisinage du mal, et même sur tdut le eorps , si le mal a déjà fiût des progrès, et cela jusqu'à cessation de toute espèce d'accidents; donnez à boire aussi un verre d'eau sucrée, alcalisée avec quelques gouttes d eau sédative, de temps en temps.

Coatre*poison du vert-de-grU. .

Ce nK)yen trëcH^fiopIe consiste à iaire pre&âre a<i Ynfttftâie, dfceles jpTemiem sotrpçons, une assez grkitde qtuÉfitîté de Terres d'ean, dans chacun desquels on aura ^fait dissonaiNs un blanc d'œuf. Pour que la dissolution soit pariaîte , chaque blanc d'œuf deVra être battu dans une asiiette et mêlé au verre d'eau à donner au malade. Ce' moyen, ifei facile à faire^ l'emporte sur tous ceux connus jusqu'ici ; c'est un contre-poison d'une puissante efficacité, parce qu*il décompose le vert-âe*gris et les autres sçls de €£q,tvre, de manière à laisser Toxyde à un état qui n'eBt plus /dangereux. Quand les colique seront à peu prfeà cal^e»> on prendra deâ boissons et des lavements adouciiastots préparés avec de la graine de lin, des feuillfs de mauvei»,.etc.

Recette poar foire la colle à boache.

Prenez une once de colle de Plandre trtfs-clwre et MaiM^e ; laissez-la jtremper pendant dix heures dansusie suffisante quantité d*èau que vous pku»ez ensuite sur la cendre chaude dans un poêlon de terre neuyei jusqu'à parfaite solution ; puis ajoutez 32 grammes de sucre Wanc , verse? le tout dans le creux d'une assiette que voui posfez sur une table d'équerre, afin qu elle soit partout de même épaisseur; une fois refroidiie, poupez.la^o^e ^t^lette d!ttn poœe d9 largç sur 5 on 4j de loï^g,^^t d'pnfi ligpe et 4lefoie d'épaisseur au'.moin^i;. Si on ajputa4ltj^3 4e>.çi);i^9<^ ou de l'eau de fleur d'orai^er pendaiit.qu^ la.cplle. est ea ittsion, on lui procure un gwt agi;4ablfi< .- ' • >

Procédé facile poar étamèr le fer.

Ce procédé s'applique aux boucles de harnais , aux mors de brides , aux étriers , etc. : on fait dissoudre un

peu de résine dans Tacide mnriatique » ou esprit de sel , dont on frotte les objets qu'on veiit étamer , puis on les passe dans de i'étain fondu, et on les enduit ensuite d*une légère couche de graisse ou de résine pour empêcher le contact de Tair.

Moyen pour percer le verre.

Essence de térébenthine, 60 gr.;

Gousse d'ail ;

Sel d'oseille, 125 gr.

On met le sel d'oseille dans l'essence, on y ajoute le suc ou l'ail lui-même coupé, et on laisse en macération pendant 8 jours, en agitant de temps en temps.

Lorsqu'on veut percer du verre, on verse une goutte de ce mélange sur l'endroit désigné , et l'on perce à l'aide d'un trocart (sorte de burin) plus ou moins gros , selon la grandeur du trou que l'on veut obtenir.

Ce moyen, qui peut paraître empirique , est cependant celui qui est employé^ans les industries où le perçage du verre est fréquent. Du reste , nous ferons remarquer que Tessencede térébenthine seule aide beaucoup le percement du verre.

Composition chiioique à l'aide de laquelle on perce facilement le^ vene et rémail.

Mettez dans une bouteille 4 gr. de sel d'oseille en poudre, 4 gram. de bois de santal rouge en poudre, 31 gram. d'essence de térébenthine ; mêlez le tout dans une bouteille, bouchez bien avec un bouchon en liège. Pour opérer, on trempe dans cette eau la partie du verre que l'on veut percer; cela le ramollit de façon à ce qu'il soit trèsfacile de le percer, soit avec un burin, soit avec un poinçon à main.

Procédé pour nettoyer les bijoux en or.

On sait qu'il entre dans leur composition une quantité plus ou moins grande de cuivre , et que les bijoux se ternissent plus promptement en raison de la plus grande portion de cuivre qui s*y trouve alliée. Il sera donc facile de leur donner plus d'éclat en faisant disparaître le cuivre qui, se trouvant à leur surface , leur donne une teinte désagréable : il suffit de faire bouillir ces objets dans un 'litre d'eau où Ton aura mis 75 grammes de sel ammoniac ; l'or qui recouvre seul la surface après cette opération leur donne l'éclat qu'a ce métal lorsqu'il est sans alliage.

Procédé facile p^r nettoyer les cadres dorés.

Battez ensemble 15 grammes d*eau de javelle et 45 grammes de blancs dœufs; lavez votre cadre avec une brosse douce trempée dans cette liqueur ; après cette opération , nriettez une couche du vernis qu'emploient les doreurs sur bois» que Ton trouve cbe? tous les peintres en bâtiments.

Pour bronzer le canon d'un fusil.

Nettoyez bien votre canon à i'émeri jusqu'à ce qu'il soit blanc comme l'argent ; passez une couche de beurra d'antimoine , et laissez sécher. Brossez-le avec une brosse trèsdure . et passez une seconde et troisième couche ^ s'il est besoin , jusqu'à ce que vous le trouviez assez foncé.

Pour hollander les plumes d'oie.

Plongez pendant quelques instants le tuyau des plumas dans un bain de sable fin chauffé environ à 50. degrés ; frottez ensuite avec un morceau de laine ; mettez^les dans de l'acide hydrochlorique (esprit de sel) très-étendu d'eau, et faites-les sécher.

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Procédé pour œoirer le ler4«talsuB aujKK^en 4e MtshAleur.

On {Miend de Tesprit de sel fumait qœ Tob étend de iQoitié de son poids d'eau ; ^n fait chaafier une claque de IpfnblanC' laminé BUT des charbons ardentSien même temps on y répand la liqueur pnéparée dont bous veaons de parler, et an rétend vivement ou moyen d*im tampon de linge; on voit aussitôt la s^rfaee du fer-blanc «et^biKeer de reflets argentés. On plonge la plaqué dans reau , cwi^k lave bien et on appliqiie une ou âeii» cock^s de vernis à la laque et à re^rit-de^in , Uancou cdoré; o» vam les ^ nuances en substitfianjt i l'esprit de sel fusaftoA partie égalée d*huile de vitriol ou d'acide citrique^ ou en ai^:nientant les proportions des acides qui attaquent plus ou moins vivement de métal.

Remède très-efficace contre les rbumatismes*

Faites bomllîr dans trois bouteilles d'eau de îivîkte , pendant un demi-quart d'heure , une poignée de scdopendre , un peu de réglisse verte et de chiendent. Ajoute» :

Follicule de séné , 30 grammes ;

Rhubarbe / 2 grammes ;

Sel dé Crlauber, 4 grammes.

' Faites bouillir encore deux minutes , laissez infuser une couple d'heures , passez. *

On prend de cette tisane un bon verre deux heures avant chaque repas , et l'on ne mange point de crudité pendant si^ semaines^

On fait préalablement transpirer le malade pendant deux jours en appliquant des briques chaudes au siège de la douleur, ou des frictions avec l'essence de térébenthine , qu'on répète matin et soir jusqu'à ce que la partie soit bien rouge. .

-^ 156-7 B^iirâtton ée toutes iortes d'hitUe et de beurre, par Gurandaib

Ce précédé «tt sans contredit le meilleur dé tons ceux qui ont été publiés. Voici comment Curaudau s'exprime :

« On ajoute à cent parties d*buile dix parties d'eau dttps laquelle on aura délayé une ]^rtie de farine ; On agite tnetï le mélange, ensuite on le fait chauffer jusqu'à ce que l'eau ajotïtée soit évaporée, ou plutôt jusqu'à ce que l'huile ce$ae d'avoir de rhomogénéité avec les substances qu'elle tenait en suspension. Au bout de vingt-quatre heures, elle en sort claire , et elle ne diifëre pas en qualité de celle qui a été préparée par les meilleurs procédés , en perdant tout srni mucilage.

n Dans la pratique de ce procédé , oa aura soif) de chauffer graduellement , et de ne pas élever ta températut'e W-dessus de 80 degrés du thermomètre deRéaumur, Cette chaleur est suffisante pour opérer la coction de la farine ^ de la substance muooso-extraotive que ooDÉieut^llhuile ; i|De plus forte chaleur colorerait Thuile^ ce qui lui ôterçit la coi^eur favorable pour la vente» , r.

n J'ai été conduit à ce procédé , ajoute Ourwitd\l^u i par une observation que tout le monde a pu: être à naétiie de f^re : ou sait qu'une sauce, blanche , lorsqu'elle Oât trop 4*pte,.$^ sépare e» deux, parties; Vune ,est épaisse et occupe le fond du vase , l'autre est claire etsurp^f) le 4^t ; la preioière substance e^t la partie caséeiisj^ du . I^ffiure qui s'est réunie à la farine qu'on a ajoutée .4 la sauce , et que la coction a séparée de rhuile,; }^.s^oi)de i^b^tance est le beurre dépourvu de tous pi^nei|^s étranges. Dans cet état , il peut être appelé beurre <lépuré* ^ . «r Ce que je dis ici du beuire est parfaitement ^pli- Cftbteàl'biyle et aux graisses». . r.

n C'est à cette simple observation que ]^.,^s^ XïiéQ

que j*ai eue de dépurer les huiles avec la farine et Teau ^ ce qui préisente de grands avantages. »»

Les huiles à brûler ont besoin de dépursttion, afin de les rendre plus propres à la combustion. La dépuration de» huiles à brûler n'est autre chose que leur clarification après les avoir privées de la substance mucoso-extractive , qui , jointe aux substances hétérogènes, qui s'y sont mêlées, l'empêche de donner à la combustion une lumière pure. C'est surtout depuis qu'on a introduit dans l'économie domestique Tusage des lampes à double courant d'air, qu'on s'est occupé des moyens de purifier les huiles qu'on y consume.

Procédé de M. Thénard , modifié.

A cent parties d'huile de colza nous ajoutons une partie d'acide sulfurique du commerce, à 66 degrés, étendu dans six fois soi\poids d'eau, qu'on bat fortement, et, dès que le mélange est exactement fait , on le laisse en repos jusqu'à ce que l'huile se soit éclaircie : lorsqu'elle est parfaitement claire, la dépuration est faite. Il y a au fond du vase une liqueur acide et un peu colorée. On sépare l'huile d'avec le dépôt, et , pour s'assurer que l'huilé ne contient plus d'acide, on ajoute quelques onces.de craie ou de marbre blanc en poudre ; en agite fortement , et on laisse de nouveau reposer l'huile , qu'on décante.

Le rôle qu'a joué ici l'acide sulfurique , quoiqne étendu d'eau , a été de priver l'huile de toute son humidité , et de lui enlever une substance mucoso-extractive dont la présence dans Thuile diminue l'énergie de la combustion , charbonne la mèche et produit beaucoup de fumée. Cê&t donc de la soustraction de ces principes étrangers aux huiles que dépend la qualité* qu'elles doivent avoir 'j^oor bien éclairer.

Procédé utile dans les ménages.

Nous terminerons cet article par un procédé que nous venons d'employer , et qui a parfaitement réussi. Nous avions fait notre provision ordinaire d'huile à brûler , qui était de mauvaise qualité, charbonnait beaucoup et donnait une lumière obscure. L*idée nous vint d'employer à la dépuration le procédé qu on emploie dans les ménages pour préparer le beurre fondu , et qui consiste à le faire bouillir à petit feu , en y ajoutant huit oignons entiers par cent livres. On soutient la cuisson pendant trois heures sans écumer \ on retire ensuite la chaudière du feu, et on laisse reposer pendant une heure. En faisant subir à l'huile la même opération , elle s'éclaircit, et il suffit alors de jeter dans 500.gram., petit à petit , un demi-verre^ d'eau froide, de bien brasser et de laisser reposer jusqu'à ce que les impuretés qui ne sont pas montées à la surface aient le temps de se déposer au fond. Après un repos suffisant, on enlève l'écume , et on décante l'huile en la versant assez doucement pour ne pas^ remuer le dépôt , dont on tire encore partie en le passant au travers d'un tamis ou d'un linge, fin. L'huile qui reste vient à la surface; on Tenlève avec une- cuiller. ,

Après cette préparation, notre huile fut excellente ei ne charbonna plus.

Pour donner à la fonte l'apparence du cnine.

On commence par tremper la fonte dans un bain d'acide sttlfuriqlie à 18** ou 20<>, ensuite dans de l'eau propre , et enfin dans un bain d'eau et de sel ammoniac , dans laprop<^tion de lil9 de sel pour Teau employée.

Puiô on fait fondre de Tétain très-fin dans lequel on met 90 grammes de cuivre rouge pour 50 kilog. d'étaim.

Logrsque la fusion estvopérée et la chaleur convenable, on trempe la fonte dans le mélange , qui prend de suite la couleur du cuivre.

Si on veut que la pièce soit polie , il faut la passer au tour et au brunissoir.

Pour que les 90 grammes de cuivré rouge puissent 6e fondre facilement , on les met avec 3 kîlog. d'étain séulemerit» et on a soin , pour que l'alliage soit parfait , ^y plonger Une gousse d'ail piquée au bout d'un fil de fer, et de verser cet amalgame dans Tàùtre partie d*étain qu'on a fait fondre préalablement.

Cooiposition pour Mre couper les rasoire, etc.

Kerre ponce. . » . . > . . . . 40 grammes.

Bd d'Arménie ^S

tinraille de fer 40

Ces substances, mises en poudre impalpable, doivent âtre exactement mêlées à 45 grammes de graisse de bceuf^ soit à chaud , soit à froid , pourvu que la' pâte soit bieii homogène. On étend ensuite sur du cuir de cette compo^ ^ sitionr ppur redonner du' fil au rasoir en lé paâsaht desÉ^tlsr.

Cylindres pour couper le verre , d'après Berzélius.

Gomme arabique 6l grammi^I

Benjoin. :.;.•.'.... 30

Storaxcqjftœite, . . ^ . . . . 16

Nilare. . .; . . . . ; .: . . S

Charbon. . * . . . . . . . S!50

Eau. . . . . ; . . . . .123

On réçluit toutes ces substances en poudre fine , à Texception du benjoin et du storax , que Ton fait dissoudre dansTaloopl en quantité suffisante. On met les poudres dans un mortier de f^r ; on y ajoiité Teau et les solutions

atcooUqueSf et Ton pile }ùsqa"àee q«e le mélange jseit coniferti en une masse bien homogène. On en ftdt aloni sur le marbre de petits cylindres de k grosseur d'une /pltune, en les roulant sous les doigte, ou mêsie eneone dans des moules disposés à cet effet.

Lorsqu'on veut se servir dé ces cylîndres , on fait une trwe à la lime au fragment de verre que Ton veut couper ; pi^» on fyH passer lentement le cylindre sur Tendroit ,-qui se détacbe. facilement. De cette Blani^]^e , on peut , avec des débris de comue ou d'autres vases, faire descapsoks qui ont Tavantage d'être égales dsAS tdvites leurs par* ties , etc.

Prçcédés poar faire de la bonne moutarde.

Dans les département^^ méridionaux , chaque ménage fabrique la moutarde qu'il consomme; voici le procédé que j'airais adopté , q«« }'ai donné à beatscoup de personnes , qui en uni été très-satisfiiites :

Sfé un kilogramme de moutarde très-fine, je mêle quïnte grammes (âdrai^onoe) de chacune des 'plantes suivantes ; pefttil, cerfsuit , céleri et eetrag^cm, fraîches, une tête d'ail ' et àmz& anchois salés. Je broie le tout avec la farine de moutarde, jusqu'à ce que ce soit biefn fin. J^ajoute du moût de raisin rapproché au tiers par l'ébullitiofi , afin de don» ner une douceur suffisante , sa«s être trop forte , et je dSlaye , en contiBuant de broyer, avec de l'eau , après avoir saupoudfié le tout de 30 grammes (une once ) de sel bliaiiB en poudre* J.'en;forme une pâte bien liquide , donljë rem^ ^k des pot'S ; mais , avant de les boucher , j'éteins dans chacun d'eux un morceau de fer gros comme le pouce » rougi au feu. Par cette opération , j'enlève une partie d^ l'âcreté de la moutarde , je fais évaporer une partie de

l'eau que j'avais mise en trop grande quaiAité, et la mou-

tarde est parfaite. Avant de boticher les pots, je mets aussi par-dessus un filet de .vinaigre blanc de bonne qualité , pour que la moutarde se conserve bien et acquière de la qualité en vieillissant.

PréparatioD de la moutarde simple ordinaire.

Cinq litres de graine de moutarde de premî^ïre qualité . cinq litres de bon vinaigre blanc ordinaire. On fait infuser la graine dans le vinaigre pendant huit jours en\nron , en agitant le mélange deux fois par jour, et ajoutant du vinaigre , de manière que les graines soient toujours humectées ; ensuite on broie au moulin et Ton délaye , avec le vinaigre, en une bouillie claire, puis on met dans des pots.

PréparatioD des nonvelles moutardes aromatiques.

Pour douze litres de graine de moutarde , on prend une demi-botte ^persil, une d^mi-botte de cerfeuil, une demibotte de ciboules, trois têtes d'ail , une demi-botte de céleri, 250 grammes de sel marin en poudre , 125 grammes d'huile d* olive fine , 62 grammes des quatre épices fines , dont on trouvera la composition ci-après, quarante gouttes d'essence de thym , trente gouttes d'essence de cannelle , trois gouttes d'essence d'estragon.

On hache toutes les plantes et les racines , aprèô les avoir bien épluchées ; on les met ensuite macérer pendant quinze jours dans une suffisante quantité de vinaigre blanc de première qualité. Au bout de ce temps, on les broie au moulin y comme on est dans Tusage de le faire : on y ajoute les douze litres de moutarde broyée et très-fine. On réunit à ce mélange le sel , Fhuile, les épices et les essences; on délaye dans le vinaigre dans lequel les plantes et les racines ont été mises en macération ; on mélange bien le tout.

Au bout de deux jours . on remplit de cette composition des pots de faïence bien blanche , qu'on bouche et qu'on goudronne.

Composition des quatre épices.

500 grammes de cannelle de Ceylan ; Idem de bon girofle ; Idem de muscade ; Idem de poivre de !a Jamaïque.

Le tout pilé ensemble et passé au tamis de soie fin.

Moutarde en poudre des Anglais.

Les Anglais préparent une moutarde en poudre qu'ils •envoient aux Grandes-Indes et autres pays éloignés, -dans des petits flacons hermétiquement fermés. Ils font bien sécher la graine, la réduisent eji poudre très-fine, et €n remplissent les flacons.

Avant de s*en servir pour Tassaisonnement des mets, on k délaye dans du jus de citron ou du vinaigre. On doit prendre gardé de laisser éventer cette poudre, lorsqu'on a ouvert le flacon qui la contient. Les principes piquants et savoureux de la moutarde sont très-volatils, et s'échappent promptement au contact de l'air. Les liquides en empêohent l'évaporation. Les Anglais y mêlent aussi des arcmates secs et en poudre.

Moularde des Jésuites aux anchois et aux câpres.

Ecrasez dans un mortier de marbre douze anchois et 200 grammes de câpres ; délayez avec une pinte de vinaigre bouillant, passez à travers une étamine avec forte expression, et ajoutez 500 grammes de moutarde en poudre à ce liquide, que vous conservez dans des pots bien couverts.

Préparation du kari.

Le kari est une poudre qui nous est apportée des colo-^ nies, et qui sert à fiiire une espèce de naoutarde incomparablement plus forte que celles que nous venons de dé* crire. Voici sa composition :

On prend 125 grammes de piment enragé , et 92 gram^ de racine de curcuma. On pile chaque substance séparément ; on les mêle après les avoir passées au tamis fin, et Ton y ajoute 15 grammes de poivre fin, 2 grammes de girofle et 4 grammes de muscade en poudre. On incorpore cette poudre dans de bon vinaigre blanc, comme on le fait pour la moutarde , ou bien on la met en poudre dans les sauces. On conserve cette poudre dans des flacons de cristal bouchés à Témeri.

Moyen simple de faire caire les légurûeâ dans de Teau de puits.

On sait que les légumes cuisent mal ou ne cuisent pas^ du tout dans l'eau de la plupart des puits, ce qui est dû à là présence du sulfate de chaux, connu vulgairement sou» les noms de gypse, de sélénite , plâtre, etc. iPour détruire cet inconvénient de l'eau de puits, il suffit d'ajouter deux grammes de -sous-carbonate de potasse par seau d'eau. Après cette addition, qui a pour but de décomposer le sel calcaire, les légumes cuisent parfaitement bien, et les haricots particulièrement acquièrent une qualité remarquable et un très-bon goût. Le sous-carbonate de potasse ajouté à l'eau de puits tl'est pas malfaisant, il la rend plus légère et plu* fbcile à digérer ; d'oi^ l'on peut conclôre que Teaé dè-Mèrteotir, dé navets, de choux, etc., peut très-biert ser^r à préparer des potages , ainsi que cela se pratique dans beaucoup de maisons.

Moyen d£ rendre les eaux de poitB propres aux savonnages.

Il consiste à décomposer les sels calcaires par la potasse ou la soude : 40 grammes de ces substances sufGsent pour vingt seaux d'eau. Il se précipite une poudre blanche qui est la chaux. On conçoit que toute l'opération consiste à biczi répartir la soude ou la potasse dans la masse d*eau à purifier. Dans cet état, elle devient non-seulement propre aux savonnages, mais encore i tous les autres usages domestiques.

Destruction des limaces.

M. de Mortaux vient d'indiquer un moyen très-simple et d'une exécution facile pour la destruction des limaces ; voici son procédé : il fit porter sur son terrain un vase contenant 104 kilogrammes 1(2 d'eau. Le lendemain , au point du jour , avant la retraite des limaces , on fit jeter dans cette eau une pierre de chaux récente et vive, d'environ 22 centimètres cubes ; quand elle fut fondue, on remua cette eau avec un bâton, et, lorsque le mélange fut achevé, on arrosa les plantes avec ce lait de chaux : les limaces et autres insectes périrent immédiatement. M. de Mortaux croit avoir observé qwe celles qui n'avaient point été frappées^ par cette eau se sont éloignées du lieu arrosé. Cet arrosement ne nuit en rien à la végétation.

Moyen d'empêcher les légumes de geier»

Lorsque les serres dans lesquelles on réunit les légumes pour passer l'hiver ne sont pas assez abritées pour garantir les légumes de l'effet de la gelée, voici un moyen employé avec succès en Angleterre pour prévenir la gelée de ces substances :

On place près des ta» ^ légumes un tomieau plein^

d*eau ; aussitôt qu'elle est gelée, on le remplace par un nouveau, ou on ajoute de Teau à la place de la glace : tant que ce tonneau contient de l'eau non congelée , on est certain que les fruits ne gèleront pas ; une longue suite d'expériences semblent confirmer ce fait , dont nous devons conseiller l'essai à nos lecteurs»

Destraction du ver blanc et du hanneton.

Un anonyme vient d'écrire à la Société d horticulture que le meilleur moyen de prést^rver de la présence du ver blanc le terrain que l'on veut ménager est de répandre sur cette partie une couche de 15 millimètres d'épaisseur de cendres de charbon de terre , au moment du printemps ; cette substance préserve non-seulement de la présence de ces vers, mais elle sert à produire un amendement favorable , les substances qu'elles renferment n'apportant , lorsqu'elles sont mélangées à la terre, que des matières utiles à la végétation.

Destruction des taupes.

M. d'Albret, après des expériences nombreuses et positives-, assure que les noix bouillies dans la lessive causant promptement la mort des taupes. M. d'Albret place ces noix dans les galeries 1«^ plus fréquentées ou à l'endroit que les chasseurs de ces animaux appellent passage/ Cet agronome est parvenu en peu de temps à débarrasser un jardin qui* était infesté de ces animaux, et il n'hésite pas H croire que le même moyen doit être funeste aux mulots, souris et musaraignes.

Destruction des courtilières ou laupes-grillbns.

On enlève avec la bêche des plaques de gazon avec l'herbe bien Iraîche, d'environ 6 centimètres d'épaisseur ;

on place les gazons dans les carrés ou plates-bandes, enfin dans les endroits où Ton voit les traces des courtilières. On arrose ces gazons tous .les soirs , et le matin , de bonne heure, en renversant les mottes de gazon , on trouve assez ordinairement ces animaux dessous. On renouvelle de temps en temps les gazons , on les change de place , et on les tient toujours frais par des arrosements répétés.' L'époque la plus favorable pour mettre cette méthode en usage est le printemps : avril , mai et juin ; on peut cepen- * dant l'appliquer tout Tété. .

Encaustique pour conserver le tatn des glaces.

On sait que le tain des glaces s'altère assez promptement lorsque ces meubles sont exposés dans des lieux humides ; il en résulte, comme chacun le sait, des arborisations qui se manifestent sur différents endroits de la glace , ce qui produit un effet disgracieux. Voici la recette d'un enduit que Ton place aves succès sur la couche métallique, afin de la préserver dé l'humidité :

Prenez un demi -litre de vernis blanc à l'esprit-de-vîn ,

Mélangez-le avec 30 grammes d'essence.

L'encaustique coloré est celui que l'on emploie ordinwrement ^ il se fait ainsi : on mélange à 250 grammes de vernis : blanc de céruse , broyé à l'huile blanche, 125 gr.; 92 gr. de vert-de-gris , broyé à Thuile de lin , et 31 gr. d'essence.

Huit jours après que la glace est étamée , on la place sur une table , le tain au-dessus; on frotte cette partie très-légèrement avec une flanelle douce ; on répand avec une houppe de ia poudre à poudrer sur la surface du tain , puis on donne deux couches de vernis à quarante-huit heures d'intervalle , à l'aide d'un pinceau en blaireau à l'usage des peintres. Lorsque le vernis est sec (au bout

— 166 -^ de sept à huit jourd ), on place la glace dans le parquet.

Cidre artificiel.

•Quoiqu'on ait déjà donné diverses recettes de cidres agréables qui peuvent remplacer avec avantage des boissons que , trop souvent , la cupidité du vendeur porte à altérer, nous ne croyons pas inutile d'offrir au public une nouvelle recette qui perofiettra de varier ces sortes de vins, et qui mérite toute la confiance de nos lecteurs; elle aura sans contredit le succès de celles qu*on a déjà publiées, et que Ton reproduit, comme tant d'autres recettes que nous faisons connaître , .dans une foule de journaux différents , ce qui prouve leur utilité.

Prenez : Eau 100 litres.

Cassonade commune. ... 6 kilog.

Acide tartrique 250 gram.

Ou, à défaut , crème de tartre. 750 —

Esprit-de-vin sans goût ^ à 86*. 2 Htres.

Fleurs de STîreau 1S5 gram.

Fleurs de mélilot 125 —

Mélangez bien le tout , brassez fortement, ôtez la bonde et laissez fermenter dans un lieu élevé à une température de 15'degrés Réaumur ; lorsque la fermentation est finie , on bouche, on descend à la cave ; au bout de dix jours, on soutire à clair , on colle avec la coBe de poisson et on met en bouteilles , que Ton couche ; aussitôt que tes bouchons partent , on relève les bouteilles pour les coucher de nouveau lorsque la fermentation cesse de se faire sentir. Cette boisson a quelque anategie avec le vin muscat, et des palais peu exercés pourraient s'y tromper; chaqae bcuteille revient à quinze centime. .

- im -

lianière de reconnaUre si les vernis de poterie ne soqt pas nuisibles»

laes vernis avec lesquels «« î^evUtTintérieur ^s pote« «es ou des faïences communes , étant peu solides , s*c(ltè^ rent et cèdent souvent , aux subétances allimentairôs aeides <juî y séjournent , des oxydes nnëtôlliques qui peuvent quelquefois donner lieu à des -indispositions et même à des accidents pins ou moins grarés.

Le procédé â mettre*en usage pour reconnaître la bontÉ des vernis consiste à y faire séjourner du vinaigre . à 'y faire 'bouillir de cet acide , puis à examiner si ce Vinaigre s*est chargé ' de substances métalliques susceptibles de nuire à la santé. A cet effet, on verse, dans la vinaigre qui a bouilli ou séjourné dang le vase qu'on a examiné , de . l'hyîipfljgène sulfuré liquide , qui détermine une coloration et un précipité en noir pu brun , si le vernis a été attaqué jpar le vinaigre.

Cette coloration n'a pas lieu si le vernis n'a pas été attaqué.

Antre.

L'emploi des vases de terre vernissés est souvent nuisible par l'effet des substances métalliques qui entrent dans la composition du vernis. Les vases blancs sont préférables aux autres.

Avant d'en faire \isage, on devrait faire bouillir .dedans fin peu de vinaigre » qui ne ^oit point altérer le vernis ou Téra^il ,^s'il est de bonne qualité ; en cas contraire ^ il ^e faudrait se servir de ce vase qu'avec précaution.

Manière de nettoyer les gants de peau sans les mouiller.

IHacez vos gants sur une table propre , preiiie^ rune {brosse duce , et brossez-les «vec un mélange de ^terre à

foulon bien sèche et d'alun pulvérisé. Après les avoir bien frottés et battus pour faire tomber les ordures , répandez dessus du son sec et du blanc d'Espagne , et irottez-les bien de nouveau : cela suffira, s'ils ne sont pas trop sales. Dans ce dernier cas , enlevez-en la graisse avec de la poudre d'os brûlés , mise sur les endroits tachés; placez un papier.de soie par-dessus cette poudre , puis , à l'aide d'un fer chaud , faites fondre la graisse qui se trouve absorbée par la poudre d'os ; frottez-les ensuite avec de la flanelle imprégnée de poudre d'alun et de terre à foulon. Vos gants deviendront blancs sans les laver, ce qui les gâterait beaucoup.

Saponioe à gants , oa gaotéine.

Savon en poudre, 250 gr.; ammoniaque liq. 10 gr.

Eau de javelle, 165 gr.; eau. . . 155 gr.

Faites une pâte dont on imprègne {des morceaux de flanelle avec lesquels on frotte le gant jusqu'à ce qu'il soit nettoyé.

Moyen d'aviver les vieilles limes.

On est quelquefois très-fâché de voir s'user un meuble utile, surtout lorsque la qualité en est bonne ; d'autres fois on Serait bien aise de pouvoir utiliser un vieil outil lorsqu'on est loin des villes où l'on peut se le procurer avec facilité. Nous croyons donc qu'il n'est pas hors de notre objet de donner à nos lecteurs un moyen fort simple d'aviver les vieilles limes. On nettoie les limes avec un peu d'eau chaude et de potasse, à l'aide d'une brosse un peu rude ; puis on les plonge, après les avoir essuyées, dans de la bonne eau-forte , et on essuie immédiatement les dents avec un liage tendu sur un morceau de bois ; l'acide qui reste dans les raies creuse l'acier à une certaine profondeur ; au bout de deux heures , on lave la lime à l'eau

avec la brosse, et, si les dents ne sont pas assez profondes, <m recommence de nouveau Topération précédente ; alors 4ses limes peuvent encore rendre des services qui payeront jûsément la peine et la dépense qu elles ont occasionnées.

Moyen de donner au vin on parfum agréable.

Il existe un moyen fort simple de donner au vin un parfcm agréable. Le voici :

Il faut recueillir avec soin et précaution les fleurs de la ▼îgne. Cette opération se fait le matin , lorsque la rosée est tombée. On a un petit panier, dans l'intérieur duquel on met une feuille de papier ; on frappe légèrement le cep avec un petit bâton; les fleurs qui sont épanouies tombent dans le panier. On les fait sécher à l'ombre ; on les pulvérise, et on les garde dans un lieu qui ne soit pas humide. Au moment de la vendange, on prend une certaine quantité de ces fleurs pulvérisées, et on les met dans unnouet qu'on suspend dans le tonneau , lorsque le vin fermente. Pour une cuve de dix hottes, il suffit d'employer 31 grammes de cette poudre ; et mieux encore, lorsque la fleur est sèche, on la fait macérer dans deTeau-de-vie, et on ajoute cette eau-de-vie dans les tonneaux.

Distillation de la fleur d'oranger. -

Ayez un kilog. et demi de fleur d'oranger, mettez-la dans TalambiCy versez dessus dix litres d'eau , recouvrez du chapiteau, collez sur les jointures des bandes de papier, ^t laissez en cet état vingt-quatre ou trente heures. Après avoir rempli le tonneau d'eau froide, qu'on renouvelle à mesure qu'elle s'échauffe , distillez à petit feu, surtout en commençant; mettez à part et mêlez les trois premiers litres obtenus : ce sera de l'eau de fleur d'oranger dite double. Continuez pour obtenir encore deux à trois litres

d'une eau pd^s faible , mais enoope assez odorante , puis cessez ie fen , qui , poussé plus ioin , donnerait une eau 'empyreumatique désagréable.

Les eairx de lavande, de rose, de mentbe , dse mélissCr se font de la même manière ; on peut les charger d'une plus oa moins grande quantité d'essence aromatique , en rediatillant les eaux déjà olïtenaes sur de nouvelles plaiAes.

^Manière d'obtmir des âeêskta qxi\ imitent It deateHe sw d«s feuilles d'arjinre».

On peut obtenir des dessins fort variés avec des feuilles de toutes espèces d'arbres ^ mais, en général , pour obtenir de l'effet , on doit choisir les feuilles les plus larges et celles dont la forme doit s'accorder le mieux a la destination du sujet que l'on veut reproduire ; le goût , Tidée , la bizarrerie ou le caprice permettent de varier à l'infini ces sortes de dessins , qui , par leur originalité, sont souvent d'un très-bel effet. On découpe , à l'aide d'une paire ie ciseaux, un dessin quelconque dans une feuille de papier, soit lin chiffre au tout autre sujet , conservant plein tout ce qui doit offrir le même aspect sur la feuille d'arbre ; la feuille bien étendue , on y place le dessin ,, puis , à l'aide d'une brosse rude , on fr^ypjpe la feuille avec les soies de cette brosse , qui s'introduisent entre les nervures de U feuille et en chassent tout le tissu cellulaire ; toutes les nervures de le feuille étant a jour, on enlève son papier, et Ton voit on dessin ta^^bien fait sur un réseau de fort belle dentelle. Avçc un peu de patience et d'habitude , on acquiert une dextérité très-grande à ces sortes d'ouvrages , fort beau délassement pour les personnes qui passent la belle saison à la campagne.

Machina propre à détruire le3 ionxnAs.

Cette machine consiste en une cloche de fer, ou de plomb, ou de terre (î). Si elle est de fer , Vintérieur doit être étamé ou peint à Thuile , pour qu elle ne soit point endommagée par la vapeur du soufre dont on se sert pour opérer. L'auteur assure que , par ce moyen, il a fait périr une quantité prodigieuse de fourmis. On doit placer un plat qui puisse être contenu dans la cloche, prfes de lafourmiliëre, et dans lequel on ajoute de la mélasse ; on recouvre ce plat avec la cîoche, laissant assez de jeu pour permettre l'accès aux fourmis; lorsque l'assiette doit en être bien garnie , on appuie dessus la cloche avec force, puis on introduit,, par un trou pratiqué sur le sommet de la cloche, une mèche de soufire enflammée , puis on bouche ; r acide sulfureux qui se développe dans la combustion a T)îentôt tué tous les msedes.

Moyen de détraire les fourmis. '

Il ne s'agit que de laver Tarbre avec une lessive de cendres de bois, après aiiroir fait couper toutes las feuilles, )i9isqu à ce qu'il ne reste plus rien d^ la i;oatièi:e gluante ; et, quand les Mu^mis se forment en clapier au pied de Tiarbre, on .le fait couvrir des cendres i^ la lessive à la hauteur d'uu pouce ; les centres de charbon de terre pro*duisent le mênoe effet.

Becette pour conserver les peaux des animaux empaillés.

Xiss personnes qui se livrent à l'étude de Tbi^tpire natureUe mm sauront gré 4e leur &ûre ^nuAÎtre uoe recette excellente qm uous ei^^t adressée par M. Laurent, pharaut"

(I) Un grand pot à fleurs est suffisant.

cien distingué à Haguenau (Haut-Rhin), et qui se livre avec succès àl'artde la taxidermie. Ce naturaliste emploie avec succès , depuis dix ans , la composition suivante^ qui pénètre aisément la peau des animaux, et les préserve mieux que les recettes connues jusqu'à ce jour :

Arséniate de potasse. . . 126 gram. ,

Sulfate d'alumine. . . . 125

Camphre et aloès. ... 8 de chaque ;

Savon blanc en poudre. . 15

Esprit-de-vin à 25 degrés. 185

Essence de serpolet. . . 30 gouttes.

On met l'arséniate , le sulfate , le camphre concassé et le savon dans une fiole à large ouverture ; on verse par» dessus l'esprit-de-vin à 25 degrés ; au bout de 24 heures, la combinaison est opérée ; on y ajoute ensuite l'essence, et on conserve dans un flacon bien bouché. Il faut remuer ce mélange chaque fois que l'on veut s'en servir, et l'étendre sur les peaux à l'aide d'un pinceau.

Moyen d'embellir et de conserver le poil des fonrrares.

Lorsqu'on voudra lustrer une fourrure d'une manière durable , on préparera le nitrate d'aï^ent à employer de la manière suivante : on prendra une capsule de porcelaine, on y fera dissoudre de l'argent pur avec de l'acide nitrique (eau-forte); on mettra cette dissolution sur des cendres chaudes, et on la fera évaporer jusqu'à siccité ^ on prendra ensuite le résidu obtenu, on le fera dissoudre de nouveau dans de l'eau distillée, et on filtrera à travers un entonnoir en verre, garni de papier Joseph. Cela fait, on évaporera de nouveau cette solution au point convenable, pour qu'il se forme des cristaux par le refroidissement et le repos; on les séparera, on les mettra à égoutter, et on continuera ainsi à concentrer les eaux mères pour obtenir

tous les cristaux qu'elles peuvent fournir ; on les enfermera dans un flacon à large ouverture , bouché en verre , pour s'en servir au besoin.

Emploi, — Faites dissoudre portion de ces cristaux dans de l!eau bie» pure, trempez'-y Une éponge, passez-la ainsi imbibée de la dissolution sur le poil de ia%fourrare , qui, en se séchant, prendra, d'après sa nuance particulière, l'aspect le plus brillant. Il est à demeure « et les insectes ne Tattaquent plus.

Observation. — Dans la préparation des cristaux , on remarquera qu'il arrive un moment où il ne saurait plus s'en former, bien qu'il reste encore une assez grande quantité de liquide. Ge résidu ne doit pas être rejeté, car , desséché dans un creuset , il se convertit par la fusion en nitrate d'argent fondu (pierre infernale), produit d'une assez grande importance pour être recueilli.

Modification. — Si on expose une fourrure ainsi préparée à la vapeur que produit le soufre brûlé, an a un courant de gaz hydrogène , que l'on peut obtenir en faisant passer de l'eau en vapeur dans un tube de fer rempli de fragments de même métal, qu'on fera rougir sur un four- ' n'eau ; l'endiit reprendra bientôt l'aspect métallique et formera une couche d'argent du plus bel effet. C'est par un procédé analogue que l'on parvient à appliquer sur la soie et d'autres tissus des dessins et des caractères ^ argentés.

Recette pour faire là craie pour les queues de billard.

Faites infuser à froid deux tiers d'amidon , un tiers de blanc d'Espagne ; teintez cette pâte avec un peu de bleu . de Prusse à l'eau , auquel vous ajoutez du stil de graia à l'eau pour l'avoir verte ; laissez sécher sur une toile, et, lorsque la consistance de votre pâte vous le permettra .

roulez-la en bâton& (fue vous faite» sécher. Plu» il y a d'amidon^ pki»la orale est tendre»

Vin de cerises.

On prend des eerises dites de Montmofency, les plaa» mûres qu'on puisse trouver ; ou en retire les noyaux , on écrase la pulpe et on la met dans un vase proportionné à la quautité ; on laisse macérer les cerises environ doux jours dans lear jus , afin que la peau lui communique sa couleur; on peut ajouter quelques livres de framboises et de cerises noires. On passe le tout dans un linge *de toile avec une fqrte expression, on ajoute 300 grammes de cassonade par pinte de suc; on a soin de remuer souvent pour obtenir ler dissolution complète de la cassonade.

On verse la liqueur dans un petit tonneau «i bois, qu'on laisse débouché pour donner lieu à la fermentation, qoi dure environ quinze jours , et qu'on peut faciliter en plaçant le tonneau dans un lieu où la température soit de 18 à 20 degrés du thermomètre de Réaumur.

.Ou réserve environ trois pintes sur vingt de liqueur pour remplir le tonneau , qui perd en évaporation et en écume pendant la fermentation.

Il faut conserver les noyaux , les bien laver » les faire sécher, et, lorsque la liqueur a cessé de fermenter , on les casse et on les met dans le tonneau : ils servent à donner une odeur agréable à la liqueur.

On bouche le tonneau, on le met à la cave , et Ton n'y touche point pendant trois ou quatre mois ; après ce temps, on peut le mettre en bouteilles et le conserver aussi longtemps que Ton veut.

Ce vin a fait les délices de bien des tables somptueuses ; il sert surtout à mettre les dégustateurs en défaut.

On prend la quantité que Ton veut de guignes ou autres cerises douces bien mûres et bien saines , avec lesquelles on peut mêler un quart ou un cinquième de merises et un huitième de framboises.

Après avoir séçaré ces fruits de leurs queues , on écrase le tout dans un grand panien'^lacé au-dessus d'un cuvier ou d'un tonneau défoncé , au bas duquel vous adaptez une cannelle , et on pétrit jusqu à ce qu'il ne reste plus dans le jMinier que les peaux et les noyaux , que Ton réunit alora au reste. On brasse le tout pendant quelques instants pour délayer parfaitement la pulpe avec le suc.

Bouchant exactement votre cuve, vous laissez fermenter vos substances pendant quelques jours , en plaçant pourtant la cuve dans un lieu frais » pour que les fruits n'aigrissent point. .

Dès que vous sentez s'exhaler une odeur agréable de Totre cuve, vous tirez le jus par le robinet , et mettez le * marc sous la presse , et vous en remplissez un tonneau nouvellement vide de vin , en recouvrant la bonde d'un linge ; et , lorsque le vin ne fermente plus , on le laisse ainsi pendant trois mois , après lesquels on le soutire , on le colle et on le met en bouteilles.

Quelques personnes y ajoutent 62 grammes dé sucre par litre de liqueur, et un quart de bonne eau-de-vie.

Le suc de la cerise contient ordinairement en proportions convenables tous les éléments de la fermentation; on est cependant obligé de le délayer quelquefois avec un peu d'eau , ou d*y ajouter un peu de sucre, ce qui est plus rare , surtout si les fruits sont bien mûrs et de bonne qualité ; mais on peut , dans tous les cas , y mélanger un peu '

de levain ; quelquefois aussi./?^ remplace la framboise par une très-petite quantité d'iris en poudre.

Vin de pèches.

On choisît de préférence la pêche de vigne , qttoîqu*elle scit peu agréable à manger et peu par^mée , mais on y ajoute un sixième ou un hmtième de pêches fines. Après avoir essuyé ces fruits pour en enlever leduvet , on les ouvre en deux pour en séparer le noyau , et on les jette dans un cuvier en îes écrasant à mesure. Après avpir laissé Teposer cette pâte pendant quelques heures, sans, lui donner le temps d'entrer en fermentation . on y ajouteehvîrori 500 grammes de levain artificiel par quintal de fruit ; on la pétrit soit avec lès mains , soit avec dès billdt» de bois; on délaye la masse en consistance de- bouillie claire avec 'de l'eau chaude ; enfin on ajoute les noyaux saris les casser , très-peu de cannelle ou de girofle , si oa le juge à propos, et Ton met en fermentation comme pour le vin de cerises, après avoir couvert le eu vie? avec des planches ou toute autre chose capable d'intercepter Tair extérieur.

LorsQue la pâte a été bien préparée et délayée en consistance de bouillie claire, la fermentation est mve et proiïîpte.; Le vin-de pêches est l'un des plus agréables que 1 on puisse boire. Quelques personnes y ajoutent, après le premier soutirage, un peu de vanille ^triturée avec du sucre ou quelque» gouttes d'ambre ; mais le parfum naturel du fruit et celui du noyau suffisent. Ce vin , étant trèsliquoreux; a besorn d'être gardé pondant un an en futaille; il se fabrique en grahâ âaAs t)^ cantons où la pêche de vigne est feojnmune.

Qoogle

ytù de eorngs.

Ce fruit» malgré le peu de matière sucrée qu'il semble contenir, fournit une liqueur vineuse très-bonne et qui n'est point assez connue. On extrait le suc du fruit comme pour le ratafia, et l'on met fernaàier ce suç avee environ quatre à cinq kilog. de cassonade ou ie mie) et ua kitog. de levain pour cent litres de liqueur : cette métbode est > sans contredit la meilleure ; oa bien Ton coupe les coings . par quartiers, on enlève la peau, que l'on met de côté, efr < Ton rejette les pépins ; on fait^ensuite cuire les fruits dans Teau jusqu'à ce qu'ils s'écrasent aôsément ; on les jetfae^ dans un fort tamis de crin ou dans \m cu^& de fil de laiton pour les réduire en pulpe. On ajoute le sucre et le levaia, on délaj^e le tout d'abord avec le produit de la déooc-* ticm» et ensuite avec de l'eau chaude, si la matière est trop pâteuse ; on ajoute alors la peau desfriidts, un ou deux dous de girofle par litre, et l'on se conduit du reste en tout point comme pour le vin de pêches. Ce vm corserve encore de rareté, mais il s'en dépouille en vieilfissant et devient même tpès^agréable.

vin de jrolrcs ef de pommes.

On prépare ce vin par les mêmes procédés que «pour le coing, et avec les poires de rousselet ou les pommçs de fenouiUette ; ces vins ne dififbrent du cidre et du poiré quç; par le mode de préparation.

Vin d'abricota.

Ce vin se falurique exactem^ntcomme cefaii des pèchts^ etki cède peu en qualité quand il est bien préparé;, cm^ cluôsit da préférence des abricois qui croissent en pkîn i vent. Il est inutile de rappeler que ces fruits et tous c«it3i';

que Ton destine au même asage doivent être aussi mûrs que possible. On peut parfumer le vin d'abneot&avéc %in peu de framboises blanches.

Manière d'obtenir sans frais de la salade fraîche pendant tout Thiver.

En général, durant Thiver, la salade «st à; un' prix plus élevé que pendant Tété : la raison en est simpië, pui^tie celle que Ton mange à cette époque dei'aqnée ne peut se conserver ou se reproduire que par des procédés particuliers. ' ; • ' ' '

Pendant tout rhiver^ on^ mange à Paris une salaide connue sbus le nom de barbe de capitein* beaucou)> de personnes usent de cet aliment et ne savent probablement pas quelle est la plant« qui le produit, ni dé quelle maniera les jardiniers obtiennent ces longues feuiK^ qui sont si blanches; cette plante rv'est lîependant que Jai chicorée amère^ chicorée sauvage (cMcorium infybus)i et dont 2a racine préparée est emp^yée |e niatin pour le déjeuner, en guise de café, dan^iin st* grand nombtèidte moénages de la capitale. On arra(&&Jes iracines avairtr^l^ gelées, afin de les placer dans un lieu dont la tempét^ature ne soit pas au-dessous de 8 degrés, chaleur qui doit permettre à cette plante de végéter pendant la durée & l'hiver.

Lorsque les racines de cette plante sont arrachées, on en forme des bottes dont la circonférence est de 10 à 12 centimètres, puis bn les range en ordre dans un tas de sable humide disposé convenablement dans uhe cave ou dans tout autre heu obscur, et dont la température ne sera pas plus basse que celle du degré que nous avons indiqué plus haut, ayant soin que le sable ne recouvre les racines que de 3 ou 4 centimètres ; bientôt en voit s'éleva de la surface de cette espèce de couche des feuilles falaff-

ches, grêles^ très»juteuses, qu*il faut couper souvent si on ne veut les voir pourrir, attendu que ces feuilles sont très-aqueuses. Les jardiniers de Paris, qui eittplak^nt pour cet usage les racines de la chicorée qu'ils ont semée au priiîtenips , enlèvent lés racines et les feuilles dûmênie <soup, et ooèt aiasi qu'elle est vendue en bottes aux riiar- <;hés fie. la capitale. . i. . . .. .

Un moyen non TOOïJiçsirïiple d'obtesnir de cette salade, et qui convient partout par la facilité qu'on troiiVe à ^e iUf\iYe à exiScution, est celuiqui'coîïsiste'à-di'^liïCrêér dans «ne. cave une vieille futaille ou une vieille caisse » autour <(e la circonférence de Ifitquelîè oh a peité (tes ' tro\i$ pltis ou moins grands; puis on place .lOonchè par èôucffe, un lit <}€ sable et un lit do racines; les feuilles dé 1a^ chicorée vieiuJOQt se présenter ftaxoiivertureà que'rï)n à pratiquées dans les parois des fiitaill^, et, du moment bù oti lès voit assez grandes pour être ^otîpées , oùï fes' én%\ë: cette <ipéfation doit être répétée iréquerfiment i une seule iu'tàîîle , ainsi garnie suiEt grandement a là donsomÎTiatîon^dt'ùn jnénagç npinbreux. ÏJa éfeiewée n'esît ph^, sans doute, Ja.seulq plante qui puisse servir à eet usage.' PsToos engageons les amateurs i teht^ quelques eiBsaïs , n^^tamment sur la scorsonère , scorsonera hispanica , salsifié hoirs , ,4ontl0s JQunes. paisses KfeinYîent une excellente à^>.dfç.

Manière dQ conserve^ le j^o'^^^ fr^^j - ..iio >" --

•■ On trempe de la mie de paîh dans de Teau-de-vie , et, îorsqu'ellexest Iriéh* gonflée, oii en remplit'. exactement, toute la capacité '^e la boudie du poisson, soit brochet ou <^rpe j on y verse ensuite un détriiA'ierre'd*ee^u-de-vie,* Le poisson wjste immobile et semblé pâmé ; on Tenveloppede . piwllè firhîchê , que Ton assujettit avec de \k ficelle, et on <5ouvre le tout d une toile.

Après huit ou dix jours, on le débarrasse sur-le-champ de tout ce qui a servi à sa conservation , on le jette en pleine eau , où il ^ dégorge et reprend la vie.

De la préjparation des jambons. ' >

Comme les bons jambons sont trës-estimés et donnent lieu à une branche de commerce considérable , il ne f\pu» paraît pau^ inutile de traiter de leur préparation.

Les jambond d'Angleterre^ qui ne sont point fumées à la nouvelle méthode , trouvent plus de partisans parmi les personnes non accoutumées à la chair fumée, que les jambons de Westphaliç , appelés jambons de Majence.

La préparation anglaise se fait de la manière suivante : Ton prend un deroiTkilogra.rame de cassonade pour 9 ïtire^ de sel, et 6 décagrammes 4 grammes de salpêtre. On fait bien sécher le sel dans une poêle , ensuite on le pile a^ea le sucreet le salpêtre, j.i^qu* à ce q^u'il soit réduit en poudre fine •, après quoi on râble fortement les jambons , et on^les^ laisse pendant trois semaines en saumure, en. ayatit 9oii> qu*il^ soient entièrement recouverts ; ensuite on les suspend à l'air jusqu'à ce qu'ils soient secs, ^ ;

Cette qi^antité de saumure suffit à peu prè^ pour ^ saler trois jai]?bpnsj les petits a ont besoin que de quinze joursde salage*; .^

Dan§ la ^Westphalie* ^ dont les jambons forment une branche de cogimerco si importante , ils sont râblés de set et mis en fijtaille^ d'une manière si serrée, que Ik saunfiure les pénèti^ av^ peine.

Au bovtdçquiiizç jours» on les retire de 1^ saumure, et on les accroche dans une cheminée où Ton brûle" çii-âSiairement du jtK)is d^ hêtre , mais à une hauteur telle . Ipi'il» ne puissent êtr^, atteints par la fumée chaude. '

-^ 181 - ;., Après être restés à la fumée 'pendant trois semaines, ils «ont descendus et transportes âans un lieu sec.

Les cheminées des paysans de Westphalie ne s'ouvrent pas en haut par le sommet comme presque partout ailteam, mais derrière ou sor le coté de h maiscm, et elles jqe montent guère plus haut que le plancher.

ÏJÊL fumée se répand ici par toute la maison ; mais Tèx-

' {)érience a appris que les jambons qui sont exposés à cette

Ibmée ne sont pa^ aussi bond que ceu& qui se fumêht dabs

les cheminées des ViRes où Yotï fait ce comm^tH^.

. tl y à encore une autre méthode pour la pt^paration des

jàinbons.

Le lard râblé avec ào. sel pilé, et chaud, se met sur line Uible pendant vingt^quati^ heures ; puis oh en ôte Wiit le sd<ng et le sel au moyen d'un linge tnouillé ; ensuite il est tins 4fiù» la èaumu^e suivafite : on preiid, potîr 64 kilogrammes de lard, 1 kilogramme de cassonade en poudre, 4 kilograhimes de sel et 1 quart Aè kilogramme de salpêtre ,|)ilé-, on y verse 12 litfes d'eau de fiuitaine ^ue Ton fait chauffer jusqu'à ébullition ; on remue bien pendant te temps k saumure^ on récume, et, lorsqu'elle est refroidie, 4m 1à tfimisev

Le lard est ensuite mis dans ime b&rrique, et Y M répand €ttr chaque couche un mélange de 3 décigrammes de girofle, autant de poivre^ 8 dëcigirammes des quatre épioes, le tout pilé \ on verse également de la saumure sur chaque <U)Udie*

Le lard est retourné tous \eé itm jours dans la barrique, «t au bout de douze à seize jours il en est retiré pour être |)endu à l'action d'une fumée froide : celle du chêne est ^ préférable.

On peut se contenter d'exposer pendant dix ou douze jours ces jambons à la fumée, si elle est continue.

Le goût des jambons ainsi préparé? surpasse pejit-être celui *de3 jûipbone de Westphalie.

^*Mbyèn de ilhncïiir^t de nettoyer les mîirbreg.

ï^^ip^fJbi;e.$ blancs, 'bleus Qu gris peuvent S0 bliHichir ^ par. qn.incye;) analogue à ceJKii mis en u^ge pour Ic^ tcnies^ et l^.cire. Pa place da,ns tj» jardin, sur deux rottle^ux ea boiâ;bl«pc; dont l'un pl^a élevé <jue lautre, }a pièce de marbre tachée ; on la savonne avec un linge très-doux»! on I%.f Qcpuvje ^ycH) ui^ linge peu derré et très-itsé > et en rarr^fa. exactement ^ix et buit Ibis par jour f^vec de reau dans laquelle on peut mettre 30 grammes de sel de tarltiç-: par seau ; car ]& savqu ne s'emploie qu'en commençant. Si la saison est favorable et le soleil ardent, le marbre se blandiit en moins de six semaines; mais, s'il existait des tac*feà* profondes , il faudrait continuer plus longtemps et découvrir le marbre poiH' Fexposer aux rayons directs da sol^: Les fentes, le.-* érfats, les cavités peuvent se reboucher eiïsuiti?, powiles marbres Wancs, avec de l'eau de colfe et'de'^raftfitre en poudrei^de l'ardoise pour le gris, et de 4'bcré rouge pour ceux qui sont rouges. On repolit en parffé ôu-en^totàlité^avec de la pierre ponce de plus en phsfinéî- du tripoli et du Wana d'Espagne. Cette manœuvre demande de l'habitude et du travail ; aussi les marbriers^ pour l'abréger, sei servent d'un encaustique coflpposé d'un peu de cire blanche fondue à froid dans l'essenèe de térébenthine; c'est ce qu'on appelle le vernis des marbriers. Il faut éviter de se servir de l'hujle, car une seule gputte ; de ce liquide traverse de part en part le marb/e le plus épàîs, ' '

Procédé pour nettoyer à fond les mtbbrefi et IbB poireolaines.

On préparera un bain ^jcuujïo^é^ d'une partie d'acide nitrique (eau-forte) et de 50 parties d'eau. Si Tobjet est un peu Tolujnineux , on se ^contentera de le plonger dans le bain, et presque au moment de l'imm^sion le nettoiemetA s'opère de lui-meniie ; il sfuffit ensuite de le rincer à Y'^^M ptir0 et iraSGhe et de le laisser à Tabri de la pous* sièi^*' '--•■••

On est imrvenu ainsi à rendre leur valeur à des ouvrîigès très-précieux que le temps «t la négligence avaient ternis: ■' ■ - ■•

Moyen pour augmenter la 'doreté du pifttre.

La solidité qu'acquiert le plâtre après être gâché est produite par l'arrangement des particule^ du plâtre ; mais cette solidité est , pour certaines espèces » singulièrement augmentée par f addition de 10 à 12 pour cent de cbaux éteinte au-moment de l'emploi, Oiii ^aitq^e4€s.pi^rrcs à plâtt^e de. bonne, qualité en apparence .iouj^nias^nt. par la cal^ination un plâtre de qualité mjédiocre. Avant. d9 les rejeter, on devjra essayer le mélange que nous venoos d'indiquer, rarement employé, quoique. conseillé par M. Giiyton-Morveau. - ! ' ' ',

Procédé ;pour faire croître les cheveux. -

Prenez 250 grammes d'aurone fraîchement cueillie et pilée grossièrement, que Ton fait îcuire d^ns 7$0 grammes de vieille, huile et un demi -litre de vin rouge; retirez cette préparation du feu et exprimez bien le suc de cette plante dans un linge ; on recommence trois fois cette opération avec de nouvelle aurone ; à la fin, Ton ajoute dans la collature 62 grammes de graisse d'ours. Cette huile fait pronjptement repousser les cheveux.

Aalre.

Prenez SI gremmesée moelle debœtrf, ajotrtez-y 31 f ranimes de ^atsse de pot âQ feu avenl qu^il sdit calé; ûiteft^es bouillir ensemble dan^ Un pot de terre neuf ^ pftsseiz'-les et jetez enïmite'par'^desErQS 91 grammes d'iiuile de noisette : eette pommade fait croître et ifevéaiir les cheveux dans les endroits dénudés ; nous en avxms vu nous-même les heureux effets.

Autre.

En générait tous iea corpti gras nourrissent l^rtfaulbe capillaire ; jnfiA^.a'il^. sont surabondant», ils Tétoi^iit.

La moelle de hœuf , unie à Thuile d'olive^ le suod^^^ons blancs, ie beurre frais, la graisse d*oie, paraissent mériter la préférence»

flniiè po«ir &ii» poster les ofae^eux. ;

Mêlez parties égales d'huile et d'esprit de roma^ , ajoutes quelques gouttes d^fauile de muscade ; oignez et frottez tous les jours les cheveux d un peu de cfe ^ittîment , en augmentant «haque jour un peu la quantité. ' '

Ponotmade souveraine poqr les cheveu^t.

, Faites fondre au bain-marie 500 grammes de giifisse de irioutdn et autant de gr^dsse de porc, toutes tes'^eux bien épurées, et ajimtez-y 1^ grammes dé eel blanci l>ien tin. Lm gir#ifi8e6 :^ant fôndiies , m^ttèz^Ie^réfrôidiiH en, remuant toujours, pour que le sel s'incorpore le mieux posfiible avec la graisse; ajôutez-y ensuite iSB graihthes de graine de persil en poudre très-fine, 15 grammes de graine ' 4*aiw?1fc et dîé|raiôe4eieiiouilv et incitez la pomm^ dans 0» ppt.

Moyen pour rendre èlonde une chevelure roasse.

260 grammes d'eau deiplatitaiitt^ SI frMMMs: dé savon

4e Yoiise, IS gratiNMB de gf^nft»e'«r«biqii8, i» tmit fiêlé

«t foirmt &ik dngofi0t dont o»' «e fMlte amkIm et id^im^the-

¥ékii«v<!w, ^pbè8^lle^pleteatfps, dcwieiitdrm

^réf^» . ^» .•,."-■-. ^-.:. ,1.

Remède qui embellit les cheveux , les fait croître et empêche qu'ils ne tômhént. ' ^ '

On fait bouiUir 500 grammes de bois de buis vert, coupé trës-fin, dans une bouteille d'eau pendant ûné lieure ; on fait égouttef ce liquidé pour le mêîer axèc unel'égale quantité de vin vieux, 62 grammes de bAumè éa^ Pérou et 31 grainnies de teinture de quinquina, qtr^oa mélange bien dans un .mortier. Le matin et le soif , dn en fiàbtt^ la tête jusqu àc la peau >a,v^ Ift qwi^tit)é'^*une cuillerée à bouche. . , , '

Remède contre la sueur des pieds'. -

^ t*^ {personnes qui suent habitudlement des|âed9«ont un moyen d'y remédier sans danger : aeçit de se les essuyer avee un linge sec en sortant du lit et lorsqu'ils sont encore dans un état de moiteur, pdsdîèfj^ter dessus q}je\' qa^g9\M^4!e^\Jt^-n9ihesi p^n» absbirbkrirt^kîetf esprit <|uà inqpfiitte da< ^oit au sg^ gé3iéBal\etrjilt.:âflT»le la totç» ie s'aàBÎmiier «se évacustfon itieoniâHKld^ CT^tait tout la «eer0t 4« grand FtUtàm^ ^ Ji*«oiçl^yiutTficr««i3nt.

JReffièdo cooibw Jn douleare occ«sloni)ées.p$tf;)a $én^ 4fi. la el|«<^|8ttre

ou Iii fati|;ue d^ la danse*. ' ^ ^

<Jï»nd tin soulier trop étroit ou tes |)liÎ3 ^deà^'bas'trop longs, ou les coutures des semelles en toile aurdni frbissé te pied, on en apaisera aussitôt la souflrance en mouillant

Tin tnoTeeaa de savon blanc avec de l'eau- de-vîe, et en frottant de ce savon Tendroit affecté. On termine par laver avfiô de TeauHle-vie pnre.

dette o|)ératHit) tsimé subitement la cuisson que Von épreuve à la planté des pieds quand on a trop dans^ ou maï%hé trop Ibngtenps. Bi Timpression douloureuse persistait après le premier frottement, on le réitérerait en employaKtunpeuphisd'eau-fle-vîe. .\

ReoaMQ contre la soeur immodérée des ataelles , des mains et des

LK sueur sous les aisselles est, sans contredit, la plus i incommode, parce qu'elle tache le dessous de lentournur^^ deâ tïîàncbes et la partie correspondante du corsage : elle donne au blanc de fil ou de coton une couleur jaunâtre et une raideur très-désagréable. Quant aux étoffes de couleur, de soie surtout, l'inconvénient est bien pire» car la sueur, contenant des principes acides, détruit complètement les couleurs. De plus, le tissu, toujours ainsi hu-; mecté 'd'acide, se crispe, se corrode et se déchire. à cej^ endî^ôit, tandis que la robe est encore toute neuve, La ,. santé' souffre aussi de cette importune sueur, parce que la maiicBédé chemise, l'emmanchure du corset, delarobe^, une ^ibis trempées, sont longues à sécher en hiver, se refroidîferit et causent des rhumes fréquents et de vives douleurs de poitrine. Pour surcroît, il arrive quelquefois . que cette sueur exhale une odeur extrêmement désagréable et ptesquè analogue à la vapeur méphitique du chanvre en rouis^gé dans Teau. Ce dernier cas est heureusement fort rare, mais là sueur des aisselles incommode les trois quartâ desdames.

Pfasîeurs pratiques sont pn usage pour combattre oette incommodité. On garnit le dessous des manches de Tem-

inaTichjire des robes de soie avec de la ppau Wftnch«»tie . gaiit, du coton en ouate, du t^ifatas gonun4* J'ai reotpériehce que chacune de ces choses a.9PQ désagrénœiit ■: la peau ^e tord, se durcit de manière à blesser* et produit une odeur infecte, même quand la sueur »*en a pas; le cofon apporte une chaleur gênante ; le taffetas. gDmkaé se décompose souvent^ et, quand la^ueur est d'une pâturé acre, elle sent aussi fort mauvais^^y^u reste, to^tcelane sert qu'à prévenir les taches, et ne combat nullement le mal que l^j)oitrine peut souffrir/Je vais dotmer un moyen potli? empêcher à la fois tous les- inconvénients de la sueur d'avoir lieu. La simplicité de ce moyen ne serait uu motif de défiance que pour les gens sans réflexion.

dbrtime il faut bien se garder d'arrêter le cours 4e c^e suctir^ dont la nature se sert pour sécréter des humeurs nuisibles, la seule propreté doit contribuer à vo«js en d^ . livrer : vous vous laverez, chaque matin, le ^dessous de^ . bras avec de Veau tiède; vous les essuierei bieç ^ve.ç ui^ . linge chaud en hiver, puis, dès que vous sentirez^la p^-^ mièrè^atteinte^de la sueur,' vous glisserez sur le .gousset de ; la mariohe dé chemise un petit morceau carré de toile fyi& ou dé batiste. Ce petit morceau, que l'on pjBut a^ppeler goxtssei mobile, aura environ 11 centimètres eri iouM^n^» il sera ourlé tout autour^ et, au milieu de Tune de^ faces, on adaptera un petit morceau de ganse plate pour attacher les deux goussets ensemble loi'squ on voudra .1^ blahçhir. Vous ferez bien d'en ^voir une prov^sion^ afin de les changer dès que vous les sentireK humides : de cette matiîire, la sueuj* ne peut percer jusqu'à la robe,^ et i»$me jusqu'au corset; elle ne demeure pas de n\i(^i^re,à.,fQ:. refroidir sur la peaii, et son évaporation, aiîui favprii3é^^. ne tarde pas à devenir moins incommode ; .Ie.contai;t.du. 'linge blanc, sans être froid, suffit quelquefois pour Var-

rêtër. Les bains sont aussi trës-bons pour la sueur immo* àMB des aisseRet, pafee qti*^n {kûilitant la transpiration fâiérale, ilè diminuent caHe de cette partie. Si cesre- «ttèdes Sont insuffisants (ce qui n*amveraît que dans le cas ^tfiiflizx ée sueur lextraordinaire), il faudrait laver encore le sofar le ^tessons du bras et le saupoudrer d'iris da ihaîèmm «n poudre, qui absorberait la sueur. Cette dernière pratiquent surtout convenable^ quand ^elle a de l'odeur/ »

La sueur des mains est moins désagréable^, ipçîs éUe Tcfat encore beaucoup, parce qtf elle ternit tous les ouvrages ifùt r<m fait; et salit horriblement les gants. On peut la teMibattra Aussi par la propreté et en saupoudrant de temps en temps les miiins avec de la p^ d*amandes en poudre tr^s-s^be.

Reste lli stieur des pieâs : elle est presque toujours^ 'a6- «oinpiigiiée d une odeur fétide insupportable, et Ton doit prendrô^ les plus grandes précautions pour s*,eu garantir : se • lai^ les fàeds avec de l'eau tiède soir et malin : prendre dèl4i)aS3 blancs ^ob^quièjdnr; porter des chaussons ae batiWte hu de pe^cîilô fin^, afin de ne pas grossir le pied, et I<rs reju^uvôl^ chaque matin ; avmt* dans son soulier un'é semelle de toile decoton velue pour absorber la sueur ; arroser '«otteSéftielfe' d'eau de Cologne, d'eau-de-vié, de lai^nde, de menthe, jetc; la changer fréquemment» et la fétidité de* ^SéÛB diminuera d*abord et disparaîtra bientôt. Je ne conseille pas l'usage d^une semelle de taffetas gommé, parce qu'elle reîSroïcRttibp le pied. lîVie excellente pratique est de saupoudrer les pieds avec de la poudre d'alun brûlé. Cette poussière absorbe la mauvaise odeur dt ne met point d*obstacle à la transpiration. Les personnes c^ui serraient ^jettes a cette horrible exhalaison ne trouveront pas qu* elles payent trop cher, par ces minutieuses pratique^» la fin d'une véritable infirmité.

- isa-

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