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LA Y, M. C. A

Le "coinseil national des associations de jeunes gens chrétiens du Canada" (The National Council of Young Men's Christian Associations of Canada") a créé un service qui s'occupe spécialement d'oeuvres par-

mi. les immigrants, 'Tiie Immigration Department". La Y. M. C. A. h ses représentants partout où il y a des groupes assez nombreux d'immigrants, à travers le Canada. Dans une brociiurette intitulée "Educating the Corning Canadians", de M. Frank Yeigh, nous trouvons des renseignemenis sur l'oeuvre poursuivie par cette association dans les différents milieux d'immigrants étrangers. Elle s'occupe aussi de l'immigration de langue anglaise; mais ce qui inou-s intéresse surtout, c'est l'accueil fait à ceux qui ne parlent pas cette langue. Dès leur arrivée la Y. M. C. A. s'efforce de leur apprendre l'anglais. L'immigrant en a besoin, surtout dans les provinces nouvelles, vers lesquelles il se dirige eu grande partie. Grâce à la méthode Roberîs, — dont des observateurs Intelligents, et qui l'ont étudiée à l'oeuvre, nous disent des merveilles, — • il est possible d'enseigner en trente leçons à l'étranger, — qu'il soit de n'importe laquelle des quarante-deux nationalités distinctes qui vivent au Canada, — un anglais usuel comprenant un vocabulaire de mille mots. Il apprend à le parler d'abord, puis ensuite à le lire, et enfin à l'écrire. A l'heure présente, plus de vingt mille immigrants étudient l'anglais, grâce à cette méthode. Ces classes d'anglais se rencontrent surtout dans les camps de construction de chemins de fer et dans les milieux ouvriers de grandes villes comme Winnipeg, Toronto et OLtawa; l'an dernier, la Y. M. C. A., dans toute l'Amérique du Nord, avait établi mille cours réguliers semblables à l'usage des immigrants étrangers. Il est donc facile de voir quel puissant instrument d'assimilation la Y. M. C. A. tient ainsi dans ses mains, au profit de la langue anglaise. Ceci devrait faire songer ceux des Canadiens-français qui voient grossir le flot de l'immigration, chaque année, et se demandent s'ils ne pourraient en faire bénéficier un peu leur race, et l'influence qu'elle a au Canada. A l'heure présente, et de manière incidente, mais sûre, la Y. M. C. A. enrôle chaque année dans les rangs de laugue anglaise des milliers de nouveaux-venus, grâce à l'esprit public et au dévouement désintéressé d'universitaires du McGill et d'autres institutions analogues.

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