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L'IMMORtALIÎÉ t)ANS LA GAULE.
En 1854^ me trouvant à la campagne et agitant avec un ami Ife problème de la foi nouvelle, la croyance de la Gaule dains Timittortalité nous saisit dans notre entretien^ nous inspirant une certitude que nous ne nous étions pas sentie encore.
Me retrouvant seul, je lui écrivis, sous l'impression de cette affirmation instinctive, des lettres qui furent Forigine de cette recherche et dont je donne un fragment intitulé la Bonté de Dieu \ Mais que j'étais loin d'espérer qu'au milieu de cette recherche isolée, où je n'avais d'autre guide que ma logique intérieure, d'autre contrôle de certitude que le recours à mon arrii, la confirmatidn Isl pliis Cdrtiplète, la plus heureuse, la t)luè ihiprévUe, nous serait donnée par une
^ V. à la suite des lettres de LeibifUz.
découverte qui nous a rendu les développements de la foi de nos pères pendant le moyen âge, lorsque le catholicisme romain semblait avoir pris partout la place des croyances de la Gaule !
J'eus pourtant ce bonheur, plus grand que je n'ai pu Texprimer, de retrouver, dans un monument récemment découvert *, la religion de notre vieille mère, la Gaule proscrite, si bien d'accord avec notre conscience. La plus grande partie des pages qui précèdent fut écrite dans cette émotion.
En transcrivant le texte des Triades, je n'ose espérer qu'aucun lecteur ressente ce que j'éprouvai. Il faudrait être aussi avide que je l'étais alors de concordances avec mes instincts sur l'immortalité.
Il ne m'appartient pas de dire que j'ai ajouté rien d'essentiel à la source où j'ai puisé, lorsque tout mon désir eût été d'exprimer les vérités que j'y trouvai pour ma conscience. En un mot, je me suis senti en accord avec nos pères, mais comme un flls qui les continue librement.
Quant à l'authenticité des Triades, j'y crois avec MM. Pictet, Henri Martin et Gatien-Amoult, par les excellentes raisons qu'ils ont données et sous les réserves qu'ils ont faites.
Mais cette authenticité serait-elle démontrée fausse,
* Le mystère des bardes de VUe de Bretagne, ou la doctrine des bardes gallois du moyen âge sur Dieut la vie future et la transmigration des âmes. (Bibliothèque uniyerselle de Genève, novembre et décembre 4853.)
je réponds que la question archéologique ne peut infirmer dans ce monument les vérités de la conscience^ d'où qu'elles viennent. H importe peu pour les besoins que j'ai de croire en l'immortelle vie, que je doive les meilleures assurances qui s'en sont encore produites, ou à une succession de bardes proscrits, ou à un philosophe anonyme.