DE L UNIVERS
« Toilà le merveilleux spectacle que noai ptéseûté Tu* nivers. C'est un nombre infini de forces, d'unités Vivantes, identiques dans l'essence, différentes dans le degré du développement. Ces degrés divers les classent en familles, en genres et en espèces qui s'élèvent, par une gradation continue, de la nature brute, où la vie sommeille, jusqu'aux splendeurs de la vie spirituelle, et il faut y comprendre, avec les minéraux, les plantes, les animaux et Ids bommes, tous les êtres grossiers ou sublimes qui comblent les intervalles, peuplent d'autres mondes et complètent Tènsemble infini de l'univers. Or chacun de ces êtres n'a besoin que de lui-même pour se développer à travers les siècles et tirer de son sein la suite entière de ses évolutions et de ses transformations successives* . Et cependant, comme tous les êtres sont mêlés les uns avec les autres, comme il y a une certaine correspondance entre leurs développements, il semble que tous ces êtres agissent Tun sur l'autre; il semble que la vie de l'imivers soit une lutte. Non, c'est une harmonie. Chaque âme, sans sortir de soi, agit en parfait accord avec toutes les autres ; elle est comme un petit monde en raccourci, elle représente tout
^ Thaïes, Pythagore et Platon appelaient Fâme un principe qui se meut de soi-même ; et c'est sur cette conception^ identique à celle de VAwen, que Platon fondait Ti mmortali té de Tàme.
lunivers selon son point de vue; elle est comme un miroir ▼ivant cil l'univers entier vient se réfléchir. »