‹ L'immortalité de l'âme chez les Chaldéens (volume 2)Chapitre 10 sur 12 · Avec lui on m'a ravi les enchanteurs et les enchan · texte numérisé non relu

Avec lui on m'a ravi les enchanteurs et les enchan

138. » Qu'ils remontent par les sacrifices, qu'ils flairent notre encens!....

La fin de ce récit est très-obscure, surtout les lignes qui précèdent celles de la tin. Aussi ne proposons-nous pas notre traduction avec celte confiance que nous peut inspirer le reste de notre traduction. Les douze dernières lignes n'ont pas été traduites par nos prédécesseurs, quoique les trois dernières soient complètes, et que le sens en soit presque certain. L'obscurité qui enveloppe ce passage provient des allusions à certains objets mystiques , dont nous ignorons l'histoire.

Nous ne savons rien de la disparition des Enchanteurs et des Enchanteresses; l'explication de ce terme, inconnu aux savants auxquels nous succédons, se trouve dans une glose grammaticale^

Le petit dieu Rejeton, qui joue un rôle à la fin de l'inscription, a probablement inspiré le commencement du document qui se reliait à une autre narration.

Les premiers versets contiennent évidemment un ordre ; cela ressort du suffixe de la première personne, qui finit la première ligne, et ainsi s'explique la répétition qui se trouve dans les versets 2 et 3. .

La description de l'enfer n'est pas un des passages les plus

i M. Lenormant^ qui a copié ce texte sur les documents inédits, a commis dans son travail une petite erreur, il écrit danninnu. Le mot est i4nnmntt(p. 45).

CHUU8 GHALDÉBM8. Î3

difficiles^ bien qu'il n'ait pas été compris par tous Ie3 énidits dans ses détails.

11 en 'est autrement du discours que /sfar adresse au Portier, et qui a été méconnu par tous^ parce qu'on a mal transcrit la phrase assyrienne ^

Selon mes prédécesseurs, Istar meudce le Portier de TEnfer de peupler le monde souterrain en tourmentant les vivants. Cela n'a pas de sens^ et n'est pas une menace à l'adresse du Gardien infernal. Ce qu'il doit vouloir empêcher^ ce n'est pas qu'il y ait beaucoup de décès^ mais que les morts confiés à sa garde ne s'échappent pas.

La réponse du Portier à Istar i été méconnue également ^, et de même le colloque entre les deux déesses dont on a fait un seul monologue de la Déesse des prof ondeurs.Gdle-^ci a peur d'istar qui la tranquillise, en lui expliquant sa propre tristesse^. Alors seulement Allât donne Tordre de l'introduire, en la dépouillant de tous ses ornements, dont quelques-uns peuvent avoir une vertu magique. Nue, comme il convient d'entrer dans la région infernale^ Istar est amenée devant la Reine des Enfers.

Celle-ci raille la nudité d' Istar ^ qui ne résiste pas à sa colère ' justifiée; la Déesjiedes ténèbres ordonne alors à son serviteur le dieu des Dçstinées^ (ou le Dieu du Jugement) ^, de garder Istai frappée de maladie.

L'absence d'/slar produit sur le monde supérieur des effets déjà expliqués par les versions britanniqueé ; les Dieux s*en

* Toutes les versions transcrivent d'une manière fautive'et ne donnant pas des mots assyriens.

* La plirase est lultasmuki, lusanni^ (c je veux t'obéir, Je veux référer à, etc; on a lu lullik mukilu sa anni, et l'on s'est donné toutes les peines possibles pour expliquer une plirase inexplicable.

* Le mot lubki ne peut être que la première )>ersonne du précatif. MM . Lenormant et Schrader ont traduit à tort^ l'un • qu'elle pleure » et l'autre « qu'elle reste. » La 3« p. devrait être libki,

^ U est parfaitement vrai que les deux signes, qui composent oeinom divin, expriment aussi le nom de la peste, ainsi que je l*ai expliqué dans le Journal asiatique (1, 1873, p. 289). M. Schrader p. 40 et p. 149 ne mentionne qbe

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émeuvent, et le Maître des Ondes seul y remédie, en envoyant dans Tenfer un être hybride, qui porte le nom de « Kenouvel- D lement de la lumière. »

Il annonce à Allât la décision des Dieux qui veulent que Istar reparaisse sur la terre.

La Déesse infernale se venge du messager, en le ma,udissani; mais force lui est de rendre la Déesse aux régions célestes.

Les cérémonies exigées à cet égard sont assez difficiles à comprendre pour nous. On ne se rend pas compte du rôle que joue ici le Dieu Anunnaki, ou Anu ; espérons que d'autres documents nous donneront ie mot de l'énigme. En tous cas, /s^ar est rendue aux régions supérieures, non sans regretter qu'elle c'ait pu atteindre son but, de sauver le Dieu Rejeton^ et en déplorant la perte antérieurement faite des objets mystiques comme la mort des Magiciens et des Magiciennes.

Tel qu'il est, le récit néanmoins est d'une grande importance. Il montre cette ancienne croyance du combat des deux mondes inférieur et supérieur; même les Dieux ne, doivent pas connaître le secret de la vie future, et la Déesfee, qui règle en haut les rapports de la vie, est sévèrement punie pour avoir voulu pénétrer ce mystère (G). Il est possible que, précisément, cette idée indique la cause pourquoi les rois d'Assyrie ne touchent jamais dans les inscriptions qui lesconcernent à l'idée de la vie future. Le règne de la Déesse infernale et dès Génies est exprimé dans un chant sumérien S accompagné heureusement pour nous d'une traduction assyrienne; sans

les savants qui ont emprunté les résultats de mes rechercbes. Mais ici le dieu Namtar n'est que le dieu du Jugement ou des Destinées. (Voyez B. M. 8, 7, 15, 18).

(G) C'est la fable grecque de Prométhée enchaîné sur le Caucase et tourmenté par le vautour qui lui ronge l&cœur pour avoir dérobé le feu du ciel. (BoniieUy). '

' Le nom de sumérien est le seul qui suit le nom juste; tous les efforts tentés^ sans argument^, pour Introduire le mot faux d'accadien, ne prouvent que l'inanité de ces tentatives. Et, après tout, il ne s'agit que d'un nom.

Le mot d'Accady comme le fait deviner le texte biblique [Genèse x, iO), est un terme sémitique, et la langue sumérienne est un idiome touranien. Là-dessus tous les savants compétents sont unanimes ; c'est une forme anUque et éteinte d'une langue agglutinante.

Nous reviendrons sur ces sujets.

CHEZ LES GHALDBBNS. 25

ce?a nous ne le comprendrions pas ^ En voici la traductio|i :

1. Le Jour de renterrement dans la plage fatale, Ymi comme touS;, (littéralement : eux tous).

2. Le jour du malheur, et la veillée qui le suit, Tun comme tous.

3. Le jour du malheur et la veillée qui le précède, Tun comme tous.

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