‹ L'immunité dans les maladies infectieusesChapitre 2 sur 171 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

mais j’ai la conviction que la lecture de ce livre évitera certains malentendus. Un des savants les plus compétents a avoué récemment dans une publication que, pendant toute une série d’années, il ignorait les expériences de M. J. Bordet et les miennes sur l’Immunité contre le vibrion cholérique, expériences qu’il considère maintenant comme tout à fait fondamentales pour la compréhension de l'Immu-

nité. J’espère qu’après l’apparition de ce traité des oublis semblables ne se produiront plus facilement.

Au cas où je n’arriverais pas à persuader mes contradicteurs de la justesse de la cause que je défends, j’aurai tout au moins renseigné mes critiques et leur aurai permis de discuter en vraie connaissance de cause. Ce résultat me justifierait déjcà assez d’avoir entrepris

cet ouvrage.

J’ai eu d’abord l'intention de joindre à l’explication de l'Immunité une théorie des phénomènes de la guérison dans les maladies infectieuses, mais j’ai bientôt dû renoncer à ce projet, car son exécution aurait de beaucoup augmenté l’importance du livre qui sans cela déjà a pris de fortes proportions.

Il m’a semblé préférable d’exposer l’état actuel de la question sans trop me préoccuper de l’ordre historique des découvertes et de réserver pour un chapitre spécial, à la fin de l’ouvrage, l’aperçu de l’histoire de nos connaissances sur l’Immunité.

Avant d’inviter le lecteur à parcourir ce traité, je dois lui dire que j’ai été secondé dans sa confection par beaucoup de mes amis et collaborateurs. J’adresse mes plus sincères rcmerciments à MM. Roux, Nocard, Massart et J. Bordet qui ont bien voulu lire mon manuscrit entier ouïes parties qui concernent leurs spécialités. C’est ainsi par exemple queM. Nocard m’a rendu un très grand service en corrigeant les paragraphes du chapitre XV qui se rapportent aux vaccinations contre les épizooties et M. Massart, en me donnant ses conseils au sujet de l’Immunité des plantes.

Je dois une reconnaissance toute particulière à M. Mesnil qui a

PUÉFACI-:

l)ieii voulu me cloimer un appui très efficace dans la tâche si aride de la correction du manuscrit et des épreuves.

Je prie MM. E. Ucmy et L. Barnéoud d'accepter mes remerciments pour les soins qu’ils ont apportés à l’exécution des figures de mon ouvrage.

Eue

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