CHAPITRE VU
LK
MÉCANISMK DK l’iM.MUMTÉ AATURKLLK
CONTRK LES MICROBES
La (leslruclion des microbes dans l’immunité naturelle est un acte de résorption. — Héle do rindammation dans l’immunité nalurelle. — Importance des microphages dans 1 immunité contrôles microbes. — Chimiotaxie des leucocytes et englobement des microbes. — Les phagocytes sont capables d’englober les microbes vivants et virulents. — La digestion des microbes dans l’intérieur des phagocytes se fait le plus souvent dans un milieu faiblement acide. — Propriété bactéricide des sérums. — Origine phagocytaire de la substance bactéricide. — 'l’iiéorie de la sécrétion de la substance bactéricide par les leucocytes. — Comparaison du pouvoir bactéricide des sérums et des plasmas sanguins. — La substance bactéricide du sérum ne doit pas être considérée comme un produit de sécrétion des leucocytes ; elle reste dans l’intérieur des phagocytes, tant que ceux-ci sont intacts. — Les cytases. — Deux espèces de cytases : macrocytase et microcytase. — Les cytases sont des endoenzymes, se rapprochant des trypsines. — Changements de la colorabilité et de la forme des microbes dans l’intérieur des phagocytes. — Absence ou rareté des fixateurs dans les sérums des animaux doués d’immunité naturelle. — L’agglutination des microbes ne joue aucun rôle im[)ortant dans le mécanisme de l’immunité naturelle. — -Absence de la propriété antitoxiquo des bumenrs dans l’immunité naturelle. — Les phagocytes détruisent les microbes sans que leur englobement soit précédé de la neutralisation des toxines.
Les faits que nous avons exposés dans le précédent chapitre nous autorisent bien à conclure que la destruction des microbes dans l’iinniunité naturelle, se réduit à leur résorption par les phagocytes. Nous voila donc rentrés dans le chapitre que nous avons déjà étudié et dans lequel nous avons essayé d’établir quelques règles fondamentales. Il nous reste à voir jusqu’à quel point ces règles s'appliquent aux phénomènes de l’immunité naturelle contre les microbes infectieux.
L’introduction dans l’organisme animal de sang étranger, de spermatozoïdes de même espèce ou d’espèce étrangère, ou de n'importe quelle autre catégorie de cellules, de meme que la pénétration des microbes dans les tissus ou les cavités du corps d'animaux réfractaires amènent avant tout une inflammation localisée, avec diapédèse d'une grande quantité de globules blancs. Au lieu d'inflam-