‹ L'Immunité locale et ses applicationsChapitre 12 sur 33 · LES · texte numérisé non relu

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prévus découleront de la vaccination directe des tissus : combien de personnes pusillanimes, ayant refusé ia vaccination typhique sous-culanée, auraient absorbé per os, sans contrainte, les corps bacillaires tués qui les auraient mis à l'abri d'une infection mortelle ! Combien de souffrances et parfois d'accidents graves évités, si la simple application de pansements vaccinaux pouvait venir à bout des Staphylococcies cutanées rebelles !

La vaccination locale préventive ou curative consistera donc à faire agir directement sur les tissus réceptifs” les corps microbiens atténués, tués, ou même dans certains cas, leurs sécrétions. Les réactions organiques, biologiques seront-elles les mêmes dans tous ces cas ? Dans la vaccinothérapie curative, où l'on emploie ‘de préférence les produits . solubles microbiens, les « antivirus » de Besredka, l'Immunité entre-t-elle en jeu comme dans la vaccination préventive: ou bien nv a-t1 là qu'une action préventive passagère, antiseptique el spécifique ? C'est ce que nous tâcherons d’éclaircir dans les pages qui suivront. Nous allons donc dans ce travail jeter un coup d'œil d'ensemblé sur les travaux effectués dans le cours de ces dernières années. Nous envisagerons d’abord les maladies à localisation cutanée, maladies où l'infection locale s'impose et pour lesquelles on a si brillamment démontré le rôle exclusif joué par la péau. |

Nous verrons quelles sont les énormes conséquences pratiques que nous devrons en déduire pour la vacci-

nation préventive et la vaccination curative, Puis nous

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passerons en revue les tr‘vaux relauis aux infections intestinales et au grand problème de la vaccmation par voie buccale. De cette revue générale de travaux el expériences maintes fois renouvelées et contrôlées, se dégageront les grands principes que nous adopterons comme conclusions.

En terminant cette entrée en matière et avant d’aborder notre sujet, nous tenons à rappeler qu'en 1907, le terme d'immunité locale, était invoqué, crovons-nous, pour la première fois. Dans un travail sur l’immunisation antituberculeuse, publié dans les Annales de lnsüitut Pasteur, notre Maître, M. le Professeur Vallée, faisait remarquer que les jeunes bovidés vaceinés per os, sont à l'abri, pendant une année environ, des dangers de l'infection bacillaire par la voie digestive L'auteur avait déjà entrevu un mécanisme de défense bien localisée et il concluait : « On peut considérer cette aptitude, comme une manifestation d'immunilé purement

locale. »

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