‹ L'Immunité locale et ses applicationsChapitre 27 sur 33 · INTESTINALE · texte numérisé non relu

INTESTINALE

L'étude des rois grandes : maladies. intestinales {infections dysenteriques, lyphiques et cholériques) nous a montré de façon évidente le rôle prépondérant et même exclusif joué par les cellules réceptives de l'intestin. Dans tous les cas, nous avons constaté qu'une première lésion de Ja barrière muco-épithéliale est nécessaire pour que le passage des microbes vers le sang soit empêché. La première effraction est toujours suivie de l'apparition d'anticorps dans le sang. Et cette réaction humorale s'explique aisément. Le virus dysenterique tué et même sans bile es{ capable de produire cette violation nécessaire el indispensable.

Le para B Lué, exigera le concours de la bile, tandis que le vibrion cholérique devra être absorbé vivant et avec de la bile, pour créer les lésions capables d'assurer une immunisalion solide. La production des anticorps semble suivre une courbe inverse de celle de l'Immunité.

Nous voyons ici toute l'importance de ce mécanisme de défense qui intéresse seulement un territoire bien déterminé et semble mettre en œuvre des moyens purement locaux. Pour qu'il y ail apparition de l'Immunité, il faut que les organes lymphoïdes de l'intestin aient été lésés une première fois. Ils seront alors organisés pour Ja lutte et ne toléreront plus une nouvelle effraction,

Le: Goure

La théorie de Metchnikoff sur la phagocytose ñe perd aucun de ses droits: tout au plus peut-on remarquer qu'il y à vraisemblablerment une adaption leucocytaire à dés territoires bien déterminés de l'organisme el que ces leucocytes mis en garde contre des attaques mierobiennes, seront capables, le cas échéant, d'assurer

une résistance plus solide et spécifique.

DE L'IMMUNITE LOCALE EN GENERAL UTILISATION PRATIQUE DES VACCINATIONS LOCALES

Nous avons vu comment dans certaines infecüions, la peau el l'intestin, peuvent, après une Immunisation locale, opposer une barrière puissante à la pénétration des germes, Ce qui est vrai pour là peau et l'intestin existe également pour d’autres organes, peut-êlre même pour tous les organes et tous les tissus. C'est ainsi que le poumon, dans certaines maladies, oppose une résislance naturelle à ‘certains micro-organismes. Besredka a montré loute l'importance de ce filtre pulmonaire el il nous à prouvé combien l’Immunité naturelle locale de cet organe pouvait êlre exallée artificiellement par la vaccmation. Il a injecté à des cobayes, days la trachée et à plusieurs reprises, des bacilles diphtériques tués, landis que des animaux témoins recevaient dans les mêmes conditions le vaccin sous la peau. Les premiers réSistèrent à l’inoculation intra-trachéale. d'une dose mortelle de bacilles, tandis que tous les témoins succmbaient. Comme la vaccination, par voie: trachéale

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