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ne déciancha pas la formation d'anticorps, il était naturel de conclure à l'Immunité locale acquise par le. poumon.
Mais si les diflérents organes, d'un être vivant sont capables d acquérir ‘une linmunité propre contre ceriains germes, il Jaut également remarquer que certains MICrO-
wA
Org SaniSES peuvent S s'adapter à cerlains tissus et y développer leur virulence. Dans ce cas d'adaptation, Seule l'immunisation tissulaire sera efficace et de nombreux exemples nous Font démontré.
Le coli-bacille, saprophyte de Fintestin, pourra sous une influence quelconque, acquérir de la virulence et occasionner : des lésions dans cel organe; ce même microbe, pourra selon les circonstances, se cantonner dans une plaie cutanée et y entretenir l'infection. LT à là deux adaptations différentes d'un mème germe, il devra + avoir deux modes différents d'Immunisation. Nous vous rapportons l'observation d'une malade que nous présentions, le 10 janvier 1924, à la Société de Dermatologie, pour des lésions d’onyxis el de périonyxis à coli-bacilles
Me 1... est atteinte depuis le 1% mai 1923 de lésions des ongles el des bourrelets périphériques. L'affection débute par une inflammation périonguéale : chaleur, rougeur, battements douloureux, sont les symptômes précurseurs de l'apparition de nombreuses tournioles laissant soudre un pus épais. blanchâtre, inodore, Les ongles se décollent d'arrière ‘en avant et sur les côtés : ils deviennent durs, cassants, bossélés et desquamant par couches. Six doigts sont successive. ment atteints et l'affection procède par poussées. La malade
Qui souffre beaucoup et ne peut même plus se ganter, vi consulter plusieurs médecins qui ordonnent des traitements divers. C'est sans succès qu'on essaye l'eau d'Alibour, les préparalions 1odées, Le nitrate d'argent, l'Ichtyol, la pommade au collargol, le néol, l'alcool cumphré, le métacuprol, l'oxyde de zinc, les vaccins staphylococciques et le stannoxyi. Au mois de juillet la malade va consulter M. Debré qui nous demande un examen bactériologique du pus. À trois reprises, à huit jours d'intervalle nous obtenons des cultures pures coli-bacille. Ce germe qui présente tous les caractères morphologiques et biologiques de son groupe est agglutiné par le sérum de la malade au 1/200 en 15 minutes ; un sérut normal ne l'agglutine pas. L'inoculation sous-cutanée de 1/2 cm8 de culture virulente à la souris donne un abcès local sans amener la mort. Sur les conseils de M. Debré nous prépirons un auto-vaccin iodé renfermant environ un milliard de germes par centimètre cube. Les injections sont faites tous les deux jours à la pointe de l'omoplate aux doses croissantes de 1/4, 1/2, 3/4... jusqu'à 2 cm. Les réactions locales sont marquées. Après certaines injections on note une réaction locale nette : quelques heures après la piqûre, les doigts gonflent, deviennent rouges el battent douloureusement; presque toujoufs on note une réaction générale caractérisée par une élévation de température de 1° à 1°, des maux de tête, de la courbature avec frissons. Après une série de 20 injections trois doigts sur six sont guéris ; les trois autres sont simplement améliorés. La malade va fe une saison à La Bourboule et en septembre nous faisons ue nouveau prélèvement sur les doigts encore malades. Nous retrouvons toujours le même colibacille, mais les cultures plus difficiles à obtenir semblent moins abondantes. Une nouvelle série de 15 piqûres améliore les. trois doigts males mais comme la guérison définitive semble difficil»
‘établir, nous injectons dans les doigts, aussi près que PA des lésions, une petite quantité (1/4 de cm) de
vaccin, Les réactions locales sont vives, mais sont SUIVIÈS: ultérieurement d'une grande amélioration, Les ongles repoussent rapidement : ils sont unis, lisses el résistants. L'action, de cette méthode ‘thérapeutique semble être . plus rapide él plus efficace que les ijections pratiquées dans un territoire éloigné des lésions. Notre malade considérablement mé
liorée reste en observation.
Conclusion: — Nous croyons pouvoir conclure en disant que l'onyxis ét périonyxis à cob- bacilles est une affection tenace, rebelle, très longue à guérir.
L'aulo-vaccinothérapie et principalement la reche qe che. de lintmunité locale semblent ètre les méthodes thé rapeutiques de choix.
Nous avons revu notre malade à plusieurs l'Eprises, el la guérison se maintient parfaite, Seule la vaccinalion Hissulaire locale a pu venir à boul définitivement d une infection localisée durant plusieurs nos.
Goldenberg a préconisé l'emploi de vaccins polvvalents locaux dans la pyorhée alvé laire. Les microbes 6 la flore buccale (streptocoque, staphyloc oque, pneunpcoque, létragène, mierococcus catarrhalis el pheumo bäcille de Friedlander) sont tués par la chaleur €l mélangés à un vaccin à la soude qui sert d'excipient : la suspension microbienne contenant environ un milliard de germes par ec. est injectée localement au niveau cles gencives. Ce mode de traitement à permis d'enregistrer 92 % de guérisons. |
Mutermileh et Lavedan ont obtenu d'heureux résul- Lats en traitant les cancers infectés du col utérin, par des
auto-vaccins locaux. Les streplocoques aérobies et anaé-
PR hrs
fobies infectant ces lésions, sont généralement rebelles à tous les traitements locaux et généraux: le traitement Jocal pratiqué: à l'aide de pansements vaccinaux quolidiens amène en quelques jours une désinfection totale permeltant Faction efficace des radiations.
Levy-Solal,. Simard et Leloup, ont utilisé: dans Finfection puerpérale des filtrats streplococciques «€ vaccinants, microbiciles et atoxiques ». Une malade atteinte gravement, fut rapidement améliorée el guérie par ces applications locales : tandis que Ia température et le pouls -tombaient, on notait l'apparition d'une crise polyurique : l'involution utérine s'opérail, el une guérison rapide S’'affirmaut. Len
Jeanbrault et Bonnet 'e Montpellier ont rapporté un cas de cystite à pneumo bacilles de Friedlander guérie par des instillations quotidiennes intra-vésicales dautovacein.
Nous pourrions mulliplier les exemples, el pour être complets nous devrions consacrer une étude spéciale aux phénomènes si intéressants des Ectodermoses neurotropes mis en évidence par Levaditi, mais ce n'ést pas là notre bul. L'observation fréquente de ces phénomènes d'Immunisation lissulaire : locale nous montre sous un jour nouveau les éonceplions que on esten droit de se faire sur Fmmunilé. Celle dernière ne consiste pas comme on l'a cru pendant longtemps, en une réaction humorale déclanchée à la suite de l'introduction dans l'organisme d'une antigène quelconque. Des facteurs d'une grande importance sont mis
en jeu, et nous devons tenir compte non seulement de