‹ L'immunité par les leucomaïnesChapitre 34 sur 38 · OBSERVATION FINALE · texte numérisé non relu

OBSERVATION FINALE

L'état actuel de la science reste encore, selon Topinion de quelques hommes très illustres, aussi obscur que par le passé.

Wirchow a dit dans un discours que « la découverte des microbes n'a fait que reculer la difficulté sans la résoudre ; la lutte de la vie et de la mort, de l'organisme contre la maladie est devenue la bataille des cellules contre les bactéries; le terrain est plus circonscrit, mais les détails du combat nous échappent encore ».

Nous croyons, cependant, que la science a jeté beaucoup de lumière sur ces questions, dès qu'elle a présenté la grande découverte des microbes. Cette découverte doit nécessairement nous avoir approchés beaucoup de la solution, car nous avons franchi d'un seul pas tout un monde nouveau : celui des infiniment petits, et tout à la fois celui des infiniment puissants.

Aujourd'hui, dans les maladies infectieuses, nous n'assistons plus à la lutte incompréhensible de la vie et de la mort, nous assistons à la lutte de deux êtres ayant des besoins semblables.

Cette iulte se présente donc dans un terrain bien mieux connu et dans des conditions presque égales; car si les être organisés dont nous connaissons depuis longtemps rexistence, sont beaucoup plus grands, les êtres infiniment petits sont infiniment plus nombreux.

Qu'il y ait encore des points obscurs, personne n'en doute! Il y a même des contradictions parmi les expériences qui ont été faites, tout le monde le sait; mais personne ne doit s'en étonner car nous sommes au début des sciences micrologiques. Cette circonstance doit seulement nous servir pour ne pas accepter, comme irrécusables, tous les faits expérimentaux, et, surtout, ceux qui no seront pas d'accord avec les lois générales dont nous connaissons la vérité.

En cherchant des matériaux pour appuyer et développer le travail qu'on vient de lire, j'ai rencontré bien des faits expérimentaux qui ne sont pas d'accord avec ma pensée.

Je n'ai pas reculé devant des faits pareils, car on ne doit pas abandonner une théorie parce que quelques faits expérimentaux lui sont contraires, si elle a le bonheur d'exposer nettement, et en les expliquant, d'autres expériences et un grand nombre de phénomènes naturels qui étaient restés inexpliqués.

Parmi les expériences qui sont en contradiction avec ce que je viens de dire, la plus importante a été faite par M. Pasteur en 1880, mais, dans une note que luimême envoyait à l'Académie des sciences, le 26 oc-

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