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IV. Cocci

La transmission de l’état réfractaire semble bien établie par Zammit (1908) dans la fièvre de Malte (Micrococcus melitensis).

L'expérience est réalisée sur douze chevreaux (sept nés de mère infectée, cinq présumés sains). Ils sont tous nourris artificiellement. On constate que les sérums des sept chevreaux nés de mère infectée agglutinent tous, après la naissance (du cinquième au quarante-cinquième jour), à des taux variables (1/100 à 1/20).

Au bout de quarante-cinq jours environ, l’agglutination disparail.

Deux mois après cette disparition des agglutinines, les chevreaux reçoivent, à vingt jours d'intervalle, deux repas de lait infecté par M. melitensis.

Aucun pouvoir agglutinant ne reparaît dans le sang, et lorsawils sont sacrifiés, huit mois plus tard, on ne constate aucune lésion.

Quant aux cinq chevreaux témoins, leur sérum ne présente aucun pouvoir agglutinant jusqu’à ce qu’ils reçoivent le même repas infectant que les sept autres.

Trois d'entre eux donnent une agglutination un mois après cette ingestion. Un seul la donne après un mois et demi. Le cinquième est sacrifié.

Les quatre chevreaux restants sont sacrifiés trois mois après la deuxième ingestion de lait virulent. Ils sont tous trouvés infectés par le M. melitensis.

Burnet (1926) confirme entièrement les résultats de Zammit :

Il rapporte les observations de « chevreaux nés de mères infectées qui ont présenté, dès la naissance, un titre agglutinant du sang plus ou moins élevé et qui a décru plus ou moins vite. Ces chevreaux sont nourris par leur mère. Ils ingèrent le Melitensis injecté en abondance dans les mamelles ou les trayons de celles-ci; … ils ont été gardés un temps plus ou moins long : onze, sept et trois mois; deux sont morts de maladie; les autres ont été sacrifiés en bon état de santé; mais la signification de leurs observations est la même. Il a été fait avec leurs organes, surtout

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