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Le troisième jour après l'accouchement, une souris est immunisée avec une culture atténuée de rouget. Vingt et un jours après, mère et nourrisson sont éprouvés avec deux gouttes de culture virulente, Aucun d'eux ne présente de symptôme d’infection, alors que les témoins meurent en trois jours de rouget typique.
B. ABORTUS. — Williams (1916) note la fréquence des salpingites dans l’avortement épizootique chez les génisses nourries avec du lait pasteurisé.
On peut, semble-t-il, attribuer cette morbidité particulière à la destruction par le chauffage de substances immunisantes contenues dans le lait ingéré par ces génisses.
BACILLE DE KOCH. — Behring (1903) rapporte l’observation d’un veau né d’une vache hautement immunisée, qui possédait lui-même une résistance considérable. Il estime que cette transmission s’est opérée bien plus par le lait que par le placenta. Et il suggère que le lait de vaches hautement immunisées pourrait constituer un moyen thérapeutique de la tuberculose humaine, en même temps qu'un moyen prophylactique (?). ;
Si CONCLUSION
La présence d'anticorps dans le lait, ainsi que la possibilité de leur transmission au jeune par « l'allaitement » est solidement établie.
Nous devons toutefois remarquer que ces transmissions s’opèrent surtout dans les premiers jours qui suivent la naissance. Nous verrons que la réceptivité du jeune est fonction de la perméabilité intestinale et qu’elle n'excède pas un à sept jours. Aussi est-il permis de se demander si c’est bien le lait qui joue le rôle principal. Il semble qu’en réalité ce rôle revienne au colostrum. Nous allons le démontrer.
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Nous avons montré la possibilité d’une transmission de l’immunité par « l’allaitement ». Or, cette fonction ne comporte pas seulement l’ingestion du lait par le nourrisson, mais aussi celle du colostrum dont la sécrétion se poursuit jusqu’au huitième ou dixième jour après l'accouchement.
De nombreux auteurs ont démontré que le rôle du colostrum est capital.
Nous aurons donc à étudier successivement :
a) La présence des anticorps dans le colostrum;
b) La transmission au jeune de ces anticorps (qu’elle entraine ou non l’état réfractaire).