SCÈNE Vin
Les Mêmes, I.’EMPERElill, SÉBASTÉS, LEONCE THEODORE, ÆGIDIIS, Soldats de la garde, au fond, quatre Muets, qui se tiennent auprès de tempereur,
L’e.AIPERECR. On ne m’attendait pas ici cette nuit. Je n’ai pas coutume de quitter mon palais à celte heure- Par le Christ ! oa SC souviendra de m’avoir fait venir.
l’impératrice. Qui l’amène donc, seigneur? ^
l’euperECR. Tu le tais, toi, qu on ac-
Digi\
l’impératkice
^ CUSG lie Iroliison et (l*àdiiltt!re. 11 lallail an moins eaclinr tes cniipable» amours ni ne ^ pas faire Je mon nom la risée Je l'empire.
L'isil’ÉBATltlCE. <?ne lorJe.s-lu i me •• punir, tu me crois coupable?
'• l'eMPERECR. Je le ferai, sur mon ame.
‘ ftclaves! le poignard A la main, ear au
* premier signe, il faudra du sang. Réponds, Zoé, tu n'étais pas seillc?
L'tMPÉRATRlCE. ,\b ! l’on est allé te rata conter cela! que sert de le nier? Oui...
■> l’on l’a ilit rroi • un bominc m’aimait, cl
'• j’ai paru répondre à son amour.
REUPEREin. 7-oé!
“ L’i.siPÉRATRiCE. J’ai fait plus. Il a osé
pénétrer, la nuit, dans la chambre impé- »• riale, dans cette tbambre où toi seul a le
• droit d’entrer. ..
ît L'EAIPERECR. Zoé!
l’impÉr VTIilCE. Il est y Tenu... Tiens !..
»’ regarde .. il y est encore.
L’eiIPEREIT,, pi'ès de (a porte de ta chatnr 4re. .Mort!..
L’UlPÉRATlilCE. Oui !.. et c’est moi qui l'ai fait poignarder... entends-tu ?.. C est ainsi ({ue j’ai répondu ù sa fiJle passion... Oh! je l’ainiais, n’est-ec pas. le crois-ln » maintenant ? b’empereur instruit eÙt-il fait
plus que l’imiiératriec oITciiser?.. eùl-il > trouvé un eliâtiment plus prompt et plus a terrible? Faut-il encore que je me justiït fie? Je vengeais tou bonneiu*pe-ndaut qu on
oiitrajeait te mien 'L’action de cet homme était un crime : il l’a payée de sa tête.
i< [A demi ‘Vois,) Maintenant, César, il me
faut celle de mon accusateur.
f l’eiiperei'H. l’rends-la.
l’impératrice, arec la plus grande exphaijn. A mort! A mort!., l’empereur la ^ dit.’..
STR07.7.SS, tombant frappé de plusieurs la mpr. Ah! Zoé !..
L’isipératriCE, te regardant. Vengée!
M L’emperECR, ii«æ si'natrurs ejui sont re-
mis «tec lui. Amis ! notre festin n a été qu’interrompu. L’impératrice a du vin de Chypre. F.selaves! des tables et du vin.
Il remonte avec sa suite, pendant que lescselavea ,t!Ü comnu'nccnt .S eaécuter scs ordres.
# STR07ZAS. César!.. César!., elle t’a
Ironipé... Manuel... n’e.st pas ton fils.
l’uipératrice, fouillant sa poitrine. Il ne t’entend plus, Strorzas!.. et mon scft crel me revient.
STRO/.ZAS. Non... clic n’csl plus là la ÿ* preuve... que tu cbertlies... et qui te perdra un jour.... Devine qui la possède id maintenant.
L’impéralrice reste accablée , pendant que Ici tagt blei IC dreasent au fond.— Tableau.
ET LA JBITE.