LP. MA.«\8IN
d*une idée. Jean! lu as U clé do 1a porte serrèlc ?
4EAK. Moi!
l’impÉBATBICE. De celle »|ui conduit dans mon anparlenirnl !.. la clé... oui.. .la clé... je le l'ai donnée...
jF.tN. la voilà! c’est elle!
l’impératrice, U poussant dehors. Sauvée! ail ! sauvée!
Au niument où il diiparait, la porte du food i'ou vrc. Slroraas entre.
SCE>iE VII.
L’IMPÉRATRICE, STROZZAS.
STR07./.AS. Pardonne-moi de me présenter à cette lieuredans ton appartement.
L’empereur me suit, et j’ai voulu te prépnror à .«on arrivée.
l’impératrice. L’empereur?
STI’.0/,/,AS. 11 a quitté pour toi .«a table et ses joyeux convives. Malheur à quiaura troublé ses plaisirs.
L’iMPÉIl.ATRIf.E. Qu’il vienne. Je répondrai aux accusations portées contre moi. Tes yeux cherehent le comte .lean...
( Atec un criai de joie. ) mais il n’est plus ici. î>troz7,as!
.STRO/7.A.S. ! ni!..
l’impératrice. Ah! il faut me convaincre du crime dont tu me fais coupable... La preuve?., donne-la donc, maintenant.
8TU077AS. Ne perds pas à te rejouir follenietit un temps précieux. Crois-tu que la porte secrète qui mène à ta chambre nie soit incoimne.
l’impératrice. Ciel!
.STR077AS. IN’esl-cc pas par cette porte que lu me fis passer quand je revins de Thessaloniqne, apportant dans mes bras un enfant dont on te croit la mère?
L'IMPÉRATRICE. Oh!., perdue!..
STRO/./.AS. L’issue en est gardée, il ne sortira pas.
JE AA, dans la coulisse. TrahisonI trahison '
STtl07*AS. Entcnds-lii?
1 ,’tMPÉR.ATRICE. C’est l’enfer qui t’a ins-
^ STRO/./.AS. 11 te reste un moyen de te juslilier aux yeux de l’empereur. Des soldats dévoués sont là... Jean est entre leurs
.... Cl I
l’impératrice. Ah! n achève pas!
STRO/./.AS. Tu m’as compris, Zoé!
l’impératrice. C’est une exécrable pensée que rclle-là.
STR07ZAS. En signe à cette porte... et il meurt !..
TnisTR.VL.
l’impératrice. Oh ! tu as cru que je le ferais?..
STR07ZAS, près de la croisée. Bientfit il ne sera plus temps... Voici l’empereur!
l’impÉR.ATRICE. Stroiias, je t’ai offensé... je suiscoupablc envers toi... bicneoU' pable... Ah! pardon! Que veux-tu denioi?
quel sacrifice exiges-tu? celui de mon amour?.. Ehl mon Dieu! c’était un caprice et rien de plus... Oui... oui... il était indigne de moi et lu avais raison... mais j’étais donc aveugle !.. Que cet homme s éloignc, qu'il parle... Est-il besoin de le tuer?
STROZ/.AS. C’était hier qu’il fallait dire cela.
l’impÉR.ATRICE, menaçant. Stroiias!..
en me servant aulrelois tu as compromis ta tête. Elle tombera aujourd’hui avec la mienne, songe.s-y.
STROZZ.AS. J’ai sacrifié ma vie; mais tu ne sauveras pas celle de Jean pour cela.
Vois si lu aimes mieux que nous mourions tous trois.
l’impÉR.ATRICE. Oh! mon Dieu!
STROZZAS. Choisis.
l'impér.atriCe. Nous mourrons.
ATROZZAS. Bien. (Moment de silence.) L'empereur est au seuil du palais.
l’impératrice, a tes pieds!., je me prosterne à tes pieds!.. Lu mot qui nous sauve... Mais tu n’auras donc pas pitié de moi!..
STROZZAS. Le temps s’écoule.
L’IMPÉR.ATRICE. Bien? Tu veux que je le tue?..
STROZ.VAS. Enlends-lu? les pas approchent.
l’impératrice. Oh! déjà!..
STROZZ.AS. 11 te reste à peine un instant.
L’IMPÉRATRICE, l’ilié 1 pitié!
l AE VOIX, dans la galerie du fond. L’empereur!
l’impératrice, s'élançant d la porte de la chambre te bras étendu. Ah !..
On entend un géini«ement qui part de ce c6ti.