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lui, effrayée. César... Cé.sar, que dis-tu?
Léon l'éf cille : aperreerant Zué , il piMc |a main aursonriontcontnicpuur rappeler sesidéi s. puis il rcpuunç du pied les paifums qui brûlaient près Hp ttiî. • 4
L lUPÉAATAlCË* Un rCre pénible tait ? ®
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l’empebcVR. Oui , un rûTe affreux ; je te Toyais, tu étais suppliante; mais Taincment tu embrassais mes genoux ; vainement tu criais grâce... le poignard était déjà entré dans ton sein; et Stroizas triomphant, souriivut à ton agonie. Bien-venu soit le réveil. C’est Stroszas et non pas toi qui me trompait. .. c'est Strozzas et non pas toi que j'ai puni.
l.’lMPÉu.VTniCE. Voilà donc le sort qui m’attendait, si à la délation d’un calomniateur je n’avais eu à opposer une preuve sanglante, irrécusable.
l’eupereiK. L’outrage eût-il mérité moins? un souvenir cependant eût pu l'aire tomber le glaive. .. Tu m’as donné un fils, Zoé , et j’aurais peut-être fait grâce de la yie à la mère du jeune Auguste ! ’ L’impÉR.ATRICE. Oh! s’il apprenait...
l’euperEIR. Oublions l’un et l’autre ce qui s’est pa.ssé cette nuit. Il y a deux esclaves de moins dans l’empire, voilà tout. Je te rends graco de ton hospitalité ; donne des ordres pour mon départ, je retourne à Con.stantinople.
l’impératrice, a Constantinople !..
déjà ? Oh ! laisse-moi te retenir quelque temps encore dans ce palais, que je n’ai fait élever si magnifique que pour qu’il fût digne de te recevoir.
l’EHPEREI'R. 11 faut que je voie Manuel.
l’IMPÉR.ATRICE, mec empressemint. Manuel... La galère qui le ramène à Scutari touche peut-être en ce moment au rivage ; mais que veux-tu donc au jeune Auguste?
l’EHPEREL'R. Le disposer à la cérémonie qui se prépare pour demain à Sainte- Sophie. Manuel a quatorze ans ; c’est à cet fige que d’ordinaire les Augustes s’agenouillent devant la sainte table ;1e patriarche me l’a rappelé.
l’impératrice. Et César sans doute veut lire à son fils un des saints discours qu’il aime à composer?
l’empereur. Oui.
l’impératrice. Eh bien! ne peux-tu lui faire entendre ici les instructions que tu voulais lui porter? et pour la première fois depuis que je l’ai fait construire , ce palais ne réuuira-t-il pas et mon époux et mon fils?
l’empereur. 11 faut que l’empereur ou l’impératrice assiste l’Auguste dans cette pieuse cérémonie ; c’est un devoir. Ma présence d'ailleurs sera utile à Constantinople. N’est. ce pas demain encore que Manuel devra faire connaitre au peuple la couleur qu’il adopte? La faction bleue dont la mort de Jeaa va réveiller la haine, es-
THÉATBAL.
père trouver demain un protecteur. Qui sait ce qu’elle oserait si elle avait pour chef l’héritier de l’empire? Il faut que par mon ordre. Manuel... Mais tu ne m’écoutes pas, Zoé? à quoi songes-tu?
l’impér.atrice. Je pensais. César, que tu me permettrais d'accompagner Manuel à Sainte-Sophie. On ne peut refuser à une mère d’aller prier l’ ktcrncl pour son enfant ; ma place est prés de lui. Mais toi, ta présence est-elle donc si nécessaire à Constantinople? Manuel obéira à toutes tes volontés : il adoptera la couleur que tu lui diras d’adopter... l’ardonne; mes avis sont intéressés; mais si tu quittes Scutari, lu n’y reviendras pas de long-temps ; et puisque le hasard t’y a conduit, je suis eicusable de chercher à t’y retenir. D’ailleurs, c’est une réparation que tu me dois peutêtre pour tesinjustessouppons.
L’EMPEREUR. Allons! lu le veux? remplace-moi demain : je m’en repose sur loi de la conduite de l’Auguste. Mais, Zoé, que ton palais me rappelle le mien; que ta magnificence égale la mienne.
l’impératrice. Oh ! je m’efforcerai de la surpasser. César. Déjà mes esclaves ont tout préparé, et personne ne viendra troubler les plaisirs ; personne ne pourra pénétrer jusqu’à toi : c’est ainsi que lu l'ordonnes toujours, n’est-ce pas? Moi, je ne .serai qu’uu jour absente; mais pendant ce jour, si mes ennemis cherchaient encore à me calomnier, car maintenant je vais craindre sans cesse, promets-moi do ne jamais condamner Zoé sans l’entendre; quelque témoignage , quelque preuve qu’on t’apporte contre clic, Zoé saura toujours SC justifier. Promets-moi cela, César.
l’e.UPEREUR. Le châtiment de Stroiias n’a-t-il pas été assez terrible pour effrayer ceux qui seraient tentés de l’imiter? Eh bien ! je te prouverai qu’ainsi que ma colère ma justice n’a pas de borne. Ta vengeance s’étendra au delà du tombeau. Je veux que tout Constantinople apprenne que c’est par mon ordre, et pour avoir osé t’outrager, que Strozias, après moi le plus puissant de i’empire, a été renversé. Ægidius!
L’dfllcicr qnî était au fond a'avauce.
l’impératrice, d pecrl. Que va-t-il faire?
l’e.mpereur. Qu’au nom de l’empereur, il soit crié sur toutes les places de Constantinople, que Strozzas, le premier ministre, a été puni de mort cette nuit pour avoir calomnié l’impératrice.
L’iMPÉn.VTRlCE. Non, non. César, ne fais pas cela.
l’empereur. Je le veux, je te le dois.
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L’mihkniez ET U miTs.
(L'officiir ml.) On dit tes jardins la mer- Teille du Bosphore... Z.oé, lu m'enTeiras Manuel.
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