‹ L'impératrice et la juive drame en cinq actes et en proseChapitre 4 sur 57 · III. I · texte numérisé non relu

III. I

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L’niPt’.RATnlCB IT LA jniVE.

des éclats d’une joie bruyante ; puis bicnlitt «es oris tipétés par cent iniHe voix :

Cloii-e à Basilicin Ailgiisicl à r^mpcrciir Basiliciii!.. J’«vais lieaii me boncher la seule oreille qu’on m’ait lai.sséc, j’entendaii toujours : Gloire à Ba.siliein 1.. Les irapnidcns! vouloir de nouveau me proclamer!.. Si runipcrcur était arrivé en ce ninmenl, l’enlliousiasme de ce peuple m’cùt perdu.

mS'LE.S COCHERS, riant. Ah I ah I ah 1

B,tsil.ici». II me semble que j’entends encore ses acclamations.

PRF.MlF.lt VERT. Dis plotdt ses hiice.s, pauvre insensé !

R.t.siMClN, acte joli. Tu crois?.. Je me serais trompé ?.. Ah ! elles m’ont cau-sé une fayciir!.. j’ai pensé qu’ils allaient me présenter au sénat, comme 6t, il y a ilix-neuf ans, fempereur Michel, et que le sénat dlaii crier, comme alors ; Honneur A Basilicin Auguste! qu’il règne! qu’il règne! Sous ma couronne impériale , je n’ai laissé jadis qu’une oreille ; mais , une seconde fois, on m’y ferait laisser la tOtc.

TIIÉO.VK. Rassure-toi, César; elle restera long-temps sur les épaules du palefi-enicr.

basilicix. f laisc au ciel 1 mais j’ai de.s partisans, vois-tu; des partisans uombreux, d’un attachement!. . Ah, si je les tenais!,, fie rier. pas... Ils cau.seroiit ma perte. L’empereur se délie de moi ; il me traite plus mal encore que de coutume.

L’autre jour, en visitant ses écuries, Ca.slor, son cheval, lui a douné un coup de pied fart peu respectueux , et l’empereur a loulu m’en punir en me tirant l’oreille.

Jlallicureusement , il s’est trompé de côté, etna lien trouvé, ce qui lui a fait dire qu il voulait que j’eusse deux oreilles ou pas une... et comme eu pareil cas il est plus facile d’ûter que de remettre...

7.0Ê. Mais, iiiseosé, qu’allais lu faire au milieu du Cirque?

n.ASiLICIx. Ne fallait-il pas obéir à mou illustrissime maitressc,'rimpéralfice? elle maordoiiiié do conduire ici deux superbes chevaux arabes qu’elle veut voir attelé à l’un des chars qu’elle protège. Maudits chevaux ! ils sont cause...

FREneR BLEU. Sois le bien-venu , Baliliciu , et longues années A l’impératrice ! c’est à nous qu’elle envoie ce noble présent; nous en serons dignes... Au Cirque, compagnons I

TOUS LES BLEUS. Au Cirque!

Ils lottcni.

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