iCATHÊS. Basilicin!.. nous sommes sauvés
i, BASILICISI. Grâce au oici , j’ai pu me débarrasser de mes partisans... Courrons déij Doncer le complot avant qu’il éclate.
(, ag.ATIIÈS. Arrête!..
U BAStLlCI». Encore le.s Islens I
AGvrnÈS. Arrête, César!
a;. E.tSlLtClA'. Eu.x aussi 1 ^ 11 TaU im uiüUTecnL'Dt pour se sauver.
Èj XG.UHÈS. Necherchfi plus à te soiislraire à tes tlesUnées. Tu a.s été césar; tu dois mourir empereur.
n li.vstUCIA. Citoyens, je n’y liens pas.
jj AGATHÈs. Les matelots rassemblés sur It port n’attendent que ta présence pour
15 prendre les armes et te proclanter...
BAStLICIA. Je viens de l’apprendre, et je fuyais pour ne pas bouleverser l’empire.
ICATllÈS. 'fu refuses une couronne?
'■ BASILICIA. Hélas! comme je l’aurais prise aujourd’hui, on me la reprendrait
* demain.
JlCATHÈs. Assex; tu vas suivre ces hommes qui te sont dévoués.
BASiLtetK, Nais...
t> AGATUÈs. Il faut être césar là-bas, > ou mourir ici.
BASIUCM. Ln moment ! je demande à réfléchir. {A lui-même.) Accepterai-je?..
1 s’accepterai-je pas? Si j’accepte...
AGAToés, Upoignard d la main, lui saisismllibras. Allons, décide-toi... le peuple le veut pour maître.
BASILICISI. Du moment où il m’en prie comme ça... Ces gcns-là me massacre-
• raient par dévouement. Jlais vous meprod’ mettez de tous Taire tuer pour moi ?
USBLECS, en riant. Oui, tous.
B.tSILlctA. Et quand vous ne voudrer.
plus de moi pour empereur, tous me don- Di'* ocrez le temps d’abdiquer?
D"' IBS BLEl'S. Oui , césar.
basiliciv. Allons... [A part.) Cli! la vieille sorcière de Venise.
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AGATHÈS, éu. Parte*... Jeté* cet liomitseaui matelots en criant avec eux : Kasilicin césar !.. ut pendant que la garde de l’empereur se iléfendra là-bas, elle nous laéscra maitros ici.
FHEuiEn blec. Ans. Mais si nous réiishsseni, que ferons-nous de l’associé à l'empire?
AGATHÈs. Le Bosphore n'est pas loin.
lESBLEis. Marche, césar!
EAStucis. Me voilà... J’ai le prcsscnli- ®cnl que mon second régne finira aulrc- ®cntquc le premier... Allons, défendezbien, et que la Sainte-Vierge me ftotége,
On l'eotiûno.
i SCENE VI.
AGATHÈS, Quelques COCHERS bleus, SARA, qui s' en perdue dans te groupe des mendians.
* AG ATHÈ.S, «zix A/eus. Maintenant, plus rien qui s'oppose à l’exécution de nos projets... Prévenons les nùtres que le zzinuvement en faveur de Basilicin n’est qu une ruse pour tromper nos' ennemis... Vous savez? le moment d’agir sera celui où je j(?tecai le manteau de pourpee sur les épaules de Manuel. Allnns!..
Le* cochers hieus s’éloignent r Agathe* lai-même SC périt (Isus ta foule qui . revenant de ta droite, garnit de nouveair la place , entourant 1 officier de l’empereur qui entre, précédé do gardes srrnnairt de la trompette; on se pousse pour écouter la proclamation qu’il va lire. Sara^ revient sur le durant de ta scène; I* foule n’occupe encore que te fond.
.-EClDiliS, lisant. • "Au nom de Léon s VI, le premier ministre Slroizas a été a puni de mort pour avoir calomnié l’im- 1 péralrice : que la mémoire de Strozias » soit flétrie. Longues années à Tempea rcur ! •
L’officier sort ; de* gronpes le forment. On reffiyque surtout les cochers verts à la colère qu’ila font éclater. Un long murmure accompagne la sortie de l'officier.
I SARA. Sirozzas n’est plus!.. Malhcu- [ rctisr!.. Qui me rendra mon fils à présent? Ah!Temperetir!..oui,Tcmpcrcur... Stroir.as me Ta dit : ce papier à la main, je I puis Tallcr demander à Léon VI. Cotirons; mais ce papier... je me souviens... je dois l’ouvrir... il renferme mon secret... üh, cepapiep! ce papier!..
Pendant que Sara ouvre et Kt r PHEAIIEH VERT, d «ZI groupe oà l’on remarque Théone. C’est nous qu’on a frappés dans Slroizas.
SARA. Ab! Manuel... Manuel, mon fils!.. .Mais je suis folle... ma tête se perd! Mon fil.i, lui!.. Mon Dieu! ne me laisse pas mourir encore !..
Elle tombe presque évanouie.
TllÉOAE, courant A elle. Voyez : celte femme s’évanouit. La faim... la misère, peut-être... .\itlcz-moi à la secourir.
PREMIER VERT. Qiic ne va-t-ellc chercher un refuge dans la maison fondée par l’impératrice?
TIlÉiOKE, riant. Oui... où elle force cinq cents femmes à pleurer leurs erreurs.
PREAllEll VERT, llépéte-moi plutôt tout ce que Basilicin t’a dit.
DELXIÈAIE VERT, entrant et courant au groupe qui entoure Sara. Aux armes j amis, aux armes! trahison! on veut renverser Léon VI et proclamer...
TlIÉOVE, riozit. Qui?.. Basilicin?
OEiiXiÈ.uE VERT. PjoQ... Manuel.
LF. MAGASIN THfclTFAL.
TOrs. Manuel!..
Sara qui est revenua à elle pr^(e l’oreUV. { DBI'XIÈMK VEBT. Au moment oi'i il toueliera le seuil de Sle-Soplne, on doit erier: Vive Manuel!., mort à Léon VI!.. Alors' on jettera sur les épaules du jeune auguste la pourpre impériale, et à ec signal, le massacre de.s nûtre.s commencera.
PHEMIEH VERT. Il faut prévenir l’empereur.
DEIIXIÈHE VERT. Il est à Scutari.
PREMIER VERT. Courir aux armes.
DEUXIÈME VERT. Comment rassembler nos partisans?
PREMIER VERT. Eh bien! meure Manuel.
Mouiemeiil de Sara.
LES VERTS. Oui... qu’il meure!
DEUXIÈME VERT. Que plusieurs d’entre nous courent au sénat ; i hex le ministre du palais ; les autres resteront... je serai de ceux-là, moi... Nous avons un poignard à la eeinlure : plaçons-nous sur les degrés...
le signal des Uleus sera le nôtre aussi.
PREMIER VERT. Oui, quand le manteau impérial se posera sur l’ambitieux, nous nous jetterons au milieu de son escorte, et l’un de nous, au moins, arrivera bien jusqu’à lui. Manuel mort, la révolte est éloufTéc, et nous aucuns ainsi sauvé l’empire et l’empereur.
DEUXIÈME VERT. Pas un instant à perdre : vous, au palais, au sénat : nous, .sur les degrés et la main sur nos poignards.
lu rroiuntent vers le fuad.
SARA, qui le rtléce. Ils vont le tuer!., le tuer!.. A qui demander du ^wours?
l’empereur... je n’aurai pas le temps d’arriver jusqu’à lui... l’impératrice... elle se croit la mère de .Manuel... elle le sauvera. .. {Courant d Throne.) Tu as eu pitié île moi toul-à-l’heurc ; conduis-moi jusi|u’à l'impératrice : il faut que je la voie; iTi'aul que je lui parle.
TliÉOXE. Elle va passer. Tiens ; voici le cortège.
Agathe, et quclqiiea hommes i lui sortent les preluivrs de la rue à gauche, et échangent des signes d’intelligence avec des humuics qui garnissent les degrcs de. gauche.