‹ L'impératrice et la juive drame en cinq actes et en proseChapitre 51 sur 57 · IS · texte numérisé non relu

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''*»«! SARA. Je ne tremblerai plus pour sa vie a. u!it 3jorj

l’iMPÉR.\TRICE. Ainsi, tu tcux attendre l’empereur, lui livrer mon .secret! C’est l'arrift de ma mort que tii prononces !..

18.1. Bien !.. tu te vendes : mais en même unl.ioi temps c'est celui de Manuel. Fils de l’empereur, son père lui eût pardonné sa rémui Tolte, peut-être ; mais, étranger, mais jeté Lui!., dans la chambre impériale, sans droit, sans titre, par un crime! rien ne peut plus tepipis le protéger... il mourra!.. L'ne mère... une mère si aveugle... qu’elle ne sent pas cela! qui ne comprend rien!

Kja SARA. Oh! ne cherche pas à profiter de tattas frayeur, à me donner le change sur

1(1 ht dangers. Je lis dans ton amc : c’est

Kiipri *l“o tu voudrais sauver bien plus que Manuel; car c’est sur toi que pèse le chdliment. Mais lui, que peut-on lui reproonéB citer? une sédition ? on en saisira les chefs, «!eai '■* peut-être découvrira-t-on la main qui pka ° ’ôlC' tâi un lui fait un crime de î'jiéi ccB *t de son titre d’Auguste, parce Iti’ils sont, pour ce peuple avide de ehanlaél fenien.t, un prélevleà la révolte; monaveu le dépouille de l’un et de l’autre. I/empereureraindra-t-il maintenant un enfant obscur, le fils d’une femme du pcufde, qui mendie? à qui pourra-t-il faire ombrage ?

otl seront scs partisans? Il est bien moins ij.jt, dangereux de lui pardonner à lui qu’à l’héritierdu trône. On le chassera honleuse- ?4) ment du palais? Eh bien ! il trouvera à la fint P®c*o sa mère qui le suivra dans quelque ■ jla lointain, et dont l’amour lui tiendra . lieu de la pompe impériale.

t-’mpÉR.ATnice. Rien! rien! et le ■Jsa Ictttps s’écoule I Elle me brave : elle ne i,j, veut pas m’entendre!.. Ce sont ces palin plots qui te font tranquille et forte... ces papiers!*., insenséel.. Nous sommes scu- ^ les... oublies-tu que je peux les prendre?

S.AR.A. Il faudra me tuer avant... De la violence pour te sauver! comme si elle in*> P'’“''oit le .sauver!.. Mais tu es perduo!.. I-'IMPÉR.ATRICE. Pas encore...

SARA. Eh bien ! arrache-moi ces preutes; cl quand lu les tiendras, que tu t’applaudiras de ton triomphe, l’empereur viendra et je lui dirai : Cette femme,

■jj. avec qui tu as partagé ton lit impérial,

1 ^, dont tu as fait la maîtresse de l’Orient, celte femme qui se fait appeler Zoé, qui j ne me reconnait pas, mais que j’ai reconnue, moi , c’est 'iheodora de Thessalonique. . ïhéodora qui m’a perdue, qui a partagé mahonte; la courtisane Théodnral ^ I-’IAIPÉR.ATBICE. Mon Dieu! mon Dieu!

Sara. Laisse-iui donc au front la cou- ’^i ronne des Césars, qui a remplacé sa cou- ^ route de fleurs; sur les épaules le man»

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