SCENE VI
Les Mêmes, Les Cochers Bleus.
PIIE-MIEH BLEU. Le voilà! ah ! misvTablo esclave, tu paieras cher ta perfidie; les verts vont gagner la dernière coursa. Mort à foi qui nous as conduit ces chevaux!
JEAX. Mort à moi plutôt qui les ai vendus à l’empereur!
TOLS. Toi ! '
BASILICIN. Comment?
PREHlEn BLEL. Dit-il vrai?
JEAX, indiquant Basilicin. Ücmaiidcz-Ielui. Votre défaite vous étonne; je la prévoyais, moi, qui savai.s que ces chevaux n’obÿraicntqu’à la main d’un seul liommc :
cet homme, c’est moi; moi qui les ai nourris, moi dont ils eomiaisscnt la voix.
Quand je vous suppliais ce matin de ma recevoir parmi vous, je voulais assurer la victoire à votre couleur, qui est la micnno aussi : vous m’avez repoussé... faile.s-lo doue cnisore maiiileiiaut que le siirccs vous échappe! Ah! laissez-moi prendra part à la dariiiérc couiac qui doit décider de cette journée, cl mon char attelé de ces coursiers dépassera tous les autres et arrivera le premier au but.
PIVBUIEB BLEU. Ca.storet l’ollujq o’eas-.
seul pas liiit ce qu^l veut faire.
LR MiOilini TSiiTtlL.
JEA». Laissez-moi donc le tenter ; que risqucz-\ous à présent? Oh ! tous les trésors de la terre, je les donnerais comme garaos de ma promesse... je n’ai que ma vie, eh! bic», prcnet-la. (J a dehors acclamations.) N’cniendei-vous pas ces cris? la course recommence... oh! vous allez abandonner la victoire à v os ennemis!
PREMIER BLËt'. £t tu nous réponds d’elle , toi ?
JEAlt. Sur ma tête.
PREMIER KLBIJ. Si tu échoues?
JE.\M. Qu’elle tombe.
PREMIER BI.EU. Viens donc,
BASILICIN, à Jean. Prendsgarde.
JEAN. Ils me tueront, ou la prédiction s’accomplira.
Changement d vue.