‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 102 sur 105 · Procope, Guerre des Goths, liv. III · texte numérisé non relu

Procope, Guerre des Goths, liv. III

reprochait tout haut bien des crimes, la déportation et la mort de Silvère, la confiance de l'empereur trahie, des exactions cruelles, des meurtres. Enfin, « à la demande du peuple », dit notre auteur', il fut arrêté. On Temmena par le Tibre, sur un bateau. La foule exaspérée le suivait le le long du fleuve, en l'accablant d'injures et de malédictions, a Le peuple se mit à lui jeter des pierres, des bâtons, des casseroles, et à crier : Vat-en avec la famine et la mortalité; tu as fait du mal aux Romains; où que tu ailles, malheur à toi ! » C'est ainsi que ce malhonnête homme sortit de Rome. Et ce qui me ferait croirie que les agents impériaux étaient, en cette circonstance, chargés plutôt de le défendre que de le violenter, c'est qu^on ne le conduisit point à Constantinople, qu'on ne le regarda point en accusé et qu'on le mena simplement en Sicile. Il resta dans cette île, libre et bien traité, fort longtemps; car il y débarqua probablement en décembre 544, et il y était encore au commencement de 5462. S' étant enfin

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