Cest vers la fin de novembre qu'Anastase place son
décidé à partir, il reparut à Byzance devant Pempereur. Ce dernier, malgré ses griefs, lui rendit de grands honneurs et Taccueillit comme un ancien ami. La scène fut touchante. « Ils s'embrassèrent, dit Anastase, et se mirent à pleurer i. » La réconciliation semblait complète. Vigile disait être venu pour hâter un envoi de secours à Bélisaire et pour concourir à la recouvrance de l'Italie^. » Quant aux questions religieuses il n'en parlait pas. Mais Justinien et Théodora y pensaient toujours. On lui rappela ce qu'il avait promis sur les Trois Chapitres. On lui présenta ses propres écrits. Tout fut inutile. Il évitait de répondre, il traînait l'affaire en longueur. Il éluda ainsi des mois entiers l'exécution
départ de Rome. D'autre part, Procope {Guerre des Goths, liv. III, chap. xv, xvi), après avoir raconté des événements accomplis à la fin de P hiver et de la onzième année de la guerre (c'est-à-dire vers le mois de mars 546), ajoute que le pape arriva à Constantinople, venant de Sicile, oU il avait longtemps séjourné. Il est donc probable que c'est en novembre 544 et non en novembre 545 que Vigile était sorti de Rome.