‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 19 sur 105 · I. Histoire secrète, ch. xxii · texte numérisé non relu

I. Histoire secrète, ch. xxii

ma part, que la fille d'Acacius n'eut besoin pour attirer les regards du prince que de sa grâce et de son incomparable beauté. Procope dit que son visage était charmant, toute sa personne adorable; qu'elle était petite, un peu pâle, mais qu'on était frappé de l'éclat et de la vivacité de ses yeux ^ Si tel est son langage dans un pamphlet, on ne doit pas être surpris que dans une œuvre de flatterie, comme le traité des Édifices ^^ il élève jusqu'au cîel la beauté de sa souveraine, telle, affirme-t-il, que tout Part des hommes ne • saurait ni l'égaler ni l'imiter. Mais les avantages physiques n'auraient certainement pas suffi pour enchaîner un amant aussi sage, aussi mûr, aussi rassis que Justinien. Aussi voyons-nous que cette Vénus byzantine ne brillait pas moins par les dons de l'esprit que par les séductions corporelles. Théophile, dans sa Vie de Justinien ^, ne

1. Histoire secrète, ch. x. La fameuse mosaïque de Ravenne ne présente d'elle qu'un portrait hiératique et raîde, qui ne permet de juger ni de sa grâce ni de sa beauté.

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