I. Voy. plus loin le chap
Théodora montra sa sollicitude. Elle voulait aussi ramener au bien et à un genre de vie honorable les misérables filles que des industriels offraient impunément, comme un bétail, à la lubricité publique. J'inclinerais à croire que la Novelle i5, intitulée des Proxénètes^ y fut inspirée par elle à l'empereur. Cette loi fut, en effet, portée en 535, c'est-à-dire à l'époque même où Justinien, nous l'avons vu plus haut, se félicitait publiquement de la collaboration législative de l'impératrice. On peut, d'autre part, la rapprocher de deux passages de Procope, d'où il appert que Théodora travaillait de tout son pouvoir à la conversion des courtisanes. Cet historien rapporte, en effet, dans ses Édifices (liv. I, chap. ix),non sans en faire un titre de gloire à sa souveraine, qu'elle avait élevé à ses frais un monastère, dit de la Repentance^ et qu'elle y entretenait jusqu'à cinq cents femmes rachetées de la prostitution et délivrées du proxénétisme. Le même auteur le lui reproche presque comme un