Histoire secrète, ch. xvi
2. On ne voulait pas qu'elles fussent gardées par des hommes. La loi porte que, sMl est nécessaire de se saisir
L'auteur de VHistoire secrète déclare enfin qu'elle était implacable, qu'elle ne sut jamais pardonner'. Mais il se contredit lui-même, puisque, au chapitre premier de cet ouvrage, il reconnaît qu'après avoir poursuivi d'une haine violente la trop célèbre Antonine, femme de Bélisaire, elle l'aima d'une afiFection sans limites 2 . Voilà, je crois, assez d'exemples pour prouver au lecteur que la fille du gardien des ours n'était point indigne du haut rang où l'avait élevée le neveu de Justin. Quant à sa mollesse, à son faste, à la frivolité toute féminine que Procope^ lui reproche avec acrimonie, est-il possible de tenter sa justification? Je ne le sais. Est-ce nécessaire? Je ne le pense pas. Il importe peu, je crois, qu'elle aimât les bains prolongés, qu'elle dormît peu ou qu'elle dormît beaucoup, qu'elle fût avare
d'une femme, elle sera enfermée dans un couvent de religieuses.