Théophane, Chronogr., année
L'IMPÉRATRICE io3
ailleurs (et dans VHistoîre secrète) que ce personnage était plein de perversité '. Il n^ a donc pas lieu de blâmer bien vivement le procédé autoritaire de l'impératrice. J^en dirai autant de sa sévérité pour deux intrigants, Rhodon et Arsène, qui, voulant flatter les rancunes religieuses de l'empereur, avaient fait tuer sans raison un diacre nommé Psoès. Ils payèrent, grâce à elle, leur crime de leur vie et, franchement, ce fut bien fait 2. Que dire maintenant de la plus connue de ses victimes, de ce Jean de Cappadoce, préfet du prétoire, qu'elle finit par faire disgracier après une lutte de dix ans? C'était, de l'aveu de Procope 3, un homme perdu de vices; sa dépravation dépassait toutes limites. Il n'était pas de forfaits qu'il n'eût commis; point d^horreurs dont il ne fût souillé. Si Théodora, qu'il calomniait en secret, qu'il contrecarrait en tout et dont il méditait la ruine ou la mort, le fit tomber dans le