Histoire secrète, ch. xxvii
3. Guerre des Perses, liv. I, chap. xxv; — Histoire secrète, ch. XVII.
piège qu'il lui préparait à elle-même, elle usa simplement du droit de légitime défense. Jean, destitué, réduit à la misère et tonsuré, fut relégué dans les solitudes lointaines de TÉgypte ^ Mais d'autres, moins coupables que lui, avaient été mis à mort. L'impératrice s'était vengée, mais elle avait aussi vengé l'État et les innombrables victimes de ce ministre. Si elle l'eût frappé avec plus de rigueur, le peuple ne l'en eût certes pas blâmée. Il ne la blâma pas non plus, sans doute, d'avoir fait renvoyer un autre préfet du prétoire, Théodote, qui avait succédé à Jean. Abus de pouvoir, caprice, semble dire Procope. Mais pourquoi Théodora aurait-elle maintenu ce fonctionnaire, puisque le même historien reconnaît dans V Histoire secrète 2, d'une part qu'il avait des mœurs scandaleuses, de l'autre ^ qu'il remplissait mal sa charge et n'avait pas su, durant une
1. Il y vécut plusieurs années (541-548) dans Tindigence et n'obtint de rentrer à Constantinople qu'après la mort de Théodora. C'est lui peut-être que Ton a confondu avec Bélisaire, qui ne subit jamais pareille disgrâce.