‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 64 sur 105 · I. Histoire secrète, ch. xvr · texte numérisé non relu

I. Histoire secrète, ch. xvr

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libres n'ont pas toujours répudiés. Menacée à toute heure du poison, du poignard, en butte aux complots des ambitieux, aux séditions des foules ignorantes et fanatisées, elle pourvoyait à sa sûreté et è celle de son époux. Si tous ne l'aimaient pas, tous du moins la craignaient. Mais Procope lui impute à Tégard de ses ennemis les procédés les plus barbares, les plus odieux. Suivant lui, leur attribuer des crimes qu'ils n'avaient pas commis, les faire traduire en justice, payer de faux témoins pour obtenir leur condamnation n'était pour elle

qu'un jeu.^Ua jeune homme de haute famille, nommé Basien, l'avait raillée; elle le fait accuser de vices infâmes; le malheureux subit publiquement le dernier supplice, précédé de honteuses mutilations: tousses biens sont confisqués. Un autre, hqnimé Diogène, est frappé de la même "manière; il n'avait d'autre tort que d'appartenir à la faction des yerf^'. Ces faits, que Procope rapporte seul, sont-ils vraisemblables? On peut se demander si l'impératrice

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avait besoin, pour satisfaire ses haines, de traduire ses victimes devant les tribunaux et de donner à ses crimes une si révoltante publicité, a Quand elle voulait frapper sans qu^on le sût, lisons-nous dans VHistoire secrète^ j s'il s'agissait d'un noble, d'un patrice, elle le faisait venir sans témoins et le livrait à un satellite chargé de le conduire à quelque extrémité du territoire romain; au milieu d'une nuit bien noire le malheureux était emmené, couvert de chaînes et la tête voilée; le soldat rembarquait, le conduisait au lieu de son exil ; là se trouvait un autre agent, exécuteur habituel de ces rigueurs, qui l'enfermait, sous bonne et sûre gardô, loin de tous les regards ; et le prisonnier y restait jusqu'à ce qu'elle fût touchée de ses maux ou qu'après de longues souffrances la mort mît fin à sa pénible agonie. » Ailleurs, Procope signale les cachots souterrains où cette furie aurait fait bien souvent séquestrer ses ennemis, retranchés ainsi du nombre des vivants 2. Mais si

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