‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 68 sur 105 · I. C'est la Novelle · texte numérisé non relu

I. C'est la Novelle

qu'ils désireront- avoir pouç présidents, et que ceux-ci seront nommés « gratuitement ». Ces prescriptions et d'autres analogues furent confirmées bien des fois, du vivant de Théodora. Les Novelles 85, 128, 134, 161,- pour n'en pas citer davantage, en sont la preuve. Et Ton ne peut douter qu'elles ne soient l'œuvre de l'impératrice au moins autant que de,. son époux. Car lors même que ce dernier n'aurait pas reconnu par écrit, comme on l'a vu, sa coopération, tous les historiens s'accordent à dire qu'à partir du milieu du règne, ou à peu près, elle prenait plus de part au gouvernement même que l'empereur'. La Novelle 134, par exemple, fut portée en 541 ; Jean de Cappadoce venait d'être chassé; rien ne faisait plus obstacle à la volonté de Théodora. J'ajoute que cette constitution paraît d'autant plus son œuvre propre qu'à côté de prescriptions administratives et judiciaires elle renferme des dispositions importantes sur les

i.Zonaras, en particulier, dit expressément que la femme de Justinien n'était pas moins puissante que lui, si elle ne Vêtait davantage.

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femmes et sur les mariages, sujet qui préoccupa toujours, on le sait, particulièrement Fimpératrice. Toutes ces lois prouvent en somme que cette femme remarquable, loin de favoriser le dés<irdre dans l'empire, s'appliquait à y faire régner, le repos, le bien-être et.Téquité. Je sais bien que leur fréquente répétition semble en démontrer l'inefficacité. Le mal était sans doute incurable. Il n'en faut pas ipoins louer Théodora, comme Justinien, d'avoir tant travaillé à le guérir. ^ . , ^

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