Hist, ecclés.f liv. IV, ch. xxxviii-xxxix
LA CHRETIENNE i55
tions et affections naturelles ou volontaires^ subi le moindre changement j la moindre altération^ pas même après la résurrection. Mais il est prouvé que cette loi fut portée seulement en 562, quatorze ans après la mort de Théodora'. Du vivant de l'impératrice, on ne voit qu'une seule fois Justinien favoriser les aphthartodocites. C'est en 535 ou 536, lorsqu'il confère à Gaïan, leur chef, le siège patriarcal d'Alexandrie ^. Mais justement dans cette occasion, Théodora incline si peu à servir cette secte qu'elle combat Gaïan de toutes ses forces; c'est elle qui le fait déposer, exiler et remplacer par le patriarche Théodose. Nous savons (grâce à Libératus et à Léonce le Scholastique^) que ce dernier était ennemi déclaré du gaïanisme. Il est vrai qu'il était un peu sévérien. Mais dès qu'on put voir en lui un sectaire et un fauteur de discordes, il fut, lui aussi,
1. Eustathe, cité par Alemanni (notes sur le ch. zyiii de V Histoire secrète),