I. Code, liv. I, tit. I, ch. viii
LA CHRETIENNE iSg
s^assemblèrent pour examiner ce qui les divisait et travailler loyalement à se mettre d'accord. C'est sans doute à l'instigation de Théodora que cette réunion fut convoquée ; et je suis d'autant plus porté à le croire qu'elle voyait depuis plusieurs années ses amis, les sévériens, persécutés, exilés, déportés, et qu'elle souhaitait passionnément l'amélioration de leur sort. Le colloque, du reste, trompa ses espérances. Les orthodoxes se montrèrent durs ; les hérétiques ne cédèrent qu'à moitié. La secte eutychienne fut de nouveau proscrite ; les lois portées autrefois contre elle turent confirmées en 533, en 536, et Théodora laissa faire, justement parce qu'elle ne voulait pas aggraver la discorde i. C'est pour la même raison qu'elle ne demanda seulement pas le rétablissement sur le siège d'Antioche de ce Sévère, qui était resté son ami et son conseiller. On doit ajouter que si elle continua ses rapports avec cet évêque, si elle fit parfois appel à son autorité, à son influence, ce fut non pour troubler, mais