‹ L'impératrice Théodora: étude critiqueChapitre 96 sur 105 · Anastase, Vie de Silvère. — Libératus, ch. xxii · texte numérisé non relu

Anastase, Vie de Silvère. — Libératus, ch. xxii

4. Procope l'affirme; — Libératus aussi (ch. xxii). 11 faut remarquer que ce dernier (comme Victor de Tunes et Facundus d'Hermia ) haïssait particulièrement Vigile, parce que ce pape finit par confirmer la condamnation des Trois Chapitres, prononcée au concile de Constan-

parlé du pape Silvère, mis à mort pour faire place à Vigile. Voici au juste ce qui se passa : Théodat, roi des Goths, encore maître de Rome, mais déjà serré de près par les armées byzantines, n'eut pas plus tôt appris la mort d'Agapet, qu'il s'occupa de lui donner un successeur — tout à sa dévotion, bien entendu, par suite hostile à la cause impériale. Il trouva ce Silvère, le fit élire ou le nomma lui-même et se hâta de le reconnaître comme souverain pontife. Cet homme de parti, créature de Théodat, semblait si dévoué aux Goths, qu'après le meurtre de son protecteur il engagea sa foi à Vitigès et que ce dernier, forcé de quitter Rome, lui en confia la défense '. Là-dessus arriva Bélisaire et, sans hésiter, Silvère lui fit ouvrir les portes de la ville 2. Le lieutenant de Justinien, bien reçu par ce traître, ne crut donc devoir ni

tinople. — Cet auteur paraît, en outre, avoir commis un anachronisme. Vigile, dit-il, alla trouver Bélisaire qui résidait à Ravenne (Ravennae sedentem), et il place ce fait en. 536 ou bZ'j. Mais à cette époque Bélisaire était à Rome. Il n*entra à Ravenne qu'en 540.

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