IV. — PREMIÈRE OBSERVATION D'HIRSCHSPRUNG
(Gynœkologiscke og obstetricische Meddeleher, pages 42 à 49). (Traduit du danois)
Anne-Marie L.., 16 mois, entrée à la Policlinique des enfants le 4° août 1876; sa mère s'était aperçue, après sa naissance, d'une petite tumeur faisant saillie à l'entrée du vagin. Elle apparaissait seulement quand l'enfant criait, et comme cette dernière semblait ne pas en souffrir, un médecin n'avait pas été consulté.
A l'examen, on constalait une petite tumeur ronde et molle, de la grosseur d’une noiselte et d'aspect blanchâtre; sa tunique élait sillonnée de petits vaisseaux minuscules, ramifiés avec ceux des parties voisines. Sur le bord antérieur de la tumeur, on apercevait parfaitement l'extrémité de l'urèthre. Au repos, la tumeur ne s’apercevait plus, mais revenait distincte quand l'enfant criait; elle avait l’aspect d'une ampoule aux parois très minces. On fit une
incision et on recueillit à la suite 4 à 5 grammes d'un
liquide blanchâtre.
Les bords de la plaie semblant s'être rapprochés, dès le lendemain on fut obligé d'introduire une sonde, et chaque jour on renouvela l'opération avec une sonde d’un numéro plus élevé que celui de la veille; plus tard, ce fut à des intervalles plus espacés. A la suile de celte manœuvre, la plaie resla facilement ouverte et, le 10 octobre, on put constater que l'ouverture se maintenait sans difficulté, bien qu'on renouvelàt seulement les sondages tous les quinze
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ours. Le dernier fut pratiqué, après une longue interruption, le 13 décembre.
L'entrée du vagin demeura libre et l’état général de l'enfant fut tout le temps satisfaisant.