MATE
(1898), Altman (1894), Barnétche (1889), Piou (1897), Piechaud (1900), Pichevin (1901), Deschamps (1964), Gomby (1904), Kirmisson (1906), Kendirdjy (1907).
Ajoutons cependant, que Le Gendre et Broca, dans un ouvrage (out récent (1908), insistent un peu plus, sur l'accumulation de mucus derrière l'obstacle, formé par l’'hymen imperforé, et, sur la formation de tumeurs, pouvant par compression du rectum et du canal de l’urèthre, déterminer des accidents.
Donc, l'impression qui paraît se dégager de toutes les opinions que nous venons de relater, est bien nette; nous pouvons la résumer dans la proposition suivant : |
« L’Imperforation de l'hymen n'offre aucun inconvénient avant la puberté. »
Mais il n’en est peut-être pas toujours ainsi, et, c'est cette démonstration que nous allons essayer d'entreprendre, et qui va faire l'objet de cette étude.
Séduit par le côté nouveau de cette question, nous avons multiplié nos recherches bibliographiques, quelquefois pénibles, car nous ne possédons pas le don d’être polyglotte, pour réunir le plus de documents possible; avec ceux que nous avons pu nous procurer, et, nous ne pensons point en avoir oublié, nous espérons montrer la question de l’imperforation de lhymen sous un autre jour, et attirer l'attention de tous ceux, qui, dans le monde médical, sont plus particulièrement intéressés, par les maux de la première enfance.
Et, puis enfin, le dirons-nous, n’est-il pas possible
uno
d'éviter à la jeune fille, qui, plus tard comme jeune femme et comme jeune mère, doit être exposée à une foule de dangers pathologiques, une source de souffrances ?
Est-il bien difficile aussi, de reprendre, d’une facon plus systématique encore, cette recommandation, d’un gynécologue danois, Hirschsprung (1877), dont nous allons reproduire plus loin deux observations, qui insistait tout spécialement auprès des accoucheurs -et des sages-femmes, pour que l'examen des organes génitaux des nouvelles-nées füt fait de la facon la plus minutieuse?